• Pendant que le président continue sa tournée publicitaire destinée à regagner les faveurs de l’opinion dans le cadre du "grand débat", la casse qu’il a entreprise des piliers de nos fondations sociales se poursuit sans vergogne. Je le disais lors du précédent article :

    « Durant ce temps, ce que j’appelais la « macronite » ou la « Casse à Macron » poursuit ses ravages l’assemblée nationale : après la loi sur la sécurité, les lois qui sont actuellement discutées ne vont pas dans le sens d’un changement de politique. C’est le moins qu’on puisse dire : loi pour une école de la « confiance », projet de loi relatif à "l'organisation et à la transformation du système de santé" sur lesquelles je reviendrai car elles sont des dangers pour deux systèmes piliers de la nation. »

    LA COURSE AUX RÉFORMES ou LES DANGERS DE LA MACRONITE... 1sur2

     

    Aujourd’hui, j’amorcerai donc la description de la sape bien orchestrée par Jean-Michel BLANQUER, ministre de l’Éducation, pour fragiliser l’École publique , renforcer l’école privée et ses financements mais aussi aller vers la destruction du baccalauréat, la destruction de l’entité "école primaire", tout cela, malgré des apparences trompeuses, sur fond de gadgetisation rétrograde et d’économie sur la prise en charge des élèves.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Il est donc question, comme je le disais dans le précédent article, d’un éventuel référendum. L’entretien récent, à l’Élysée, du président avec des journalistes a en effet permis de laisser « filtrer » qu’un référendum était possible mais pas décidé, après la clôture du grand débat.

    On apprend ensuite que cela pourrait être en même temps que les européennes. Mais rien n’est moins sûr. Depuis, les médias télés nous abreuvent d’hypothèses...

    Le "suspense" est à son comble, bien entretenu ...

    Une nouvelle opération de communication ?

    Je disais en effet que «  tout cela est dans un flou bien orchestré et une sorte de suspense voulu pour faire croire que l’on va répondre à cette demande de « référendum » faite par les Gilets Jaunes sauf à dire que ce qu’ils ont demandé c’est qu’on étudie le système du RIC (Référendum d'Initiative Citoyenne) ce qui est tout à fait autre chose. »

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Pour faire suite à mes articles précédents sur le « grand débat » organisé par le président de la République sous la houlette du gouvernement, je reviens sur la neutralité de cet exercice coordonné par deux ministres après l’évincement de la Commission Nationale des Débats Publics qui aurait dû être l’organisatrice et la garante de la bonne tenue d’un véritable débat ainsi que de la synthèse finale. Les informations révélées par Médiapart et argumentées avec sérieux notamment par des échanges de courriers et de mails entre le cabinet du premier ministre et Chantal Jouanneau, la présidente de la CNDP montrent à l’évidence la volonté du gouvernement d’Emmanuel Macron de ne pas vouloir que le débat en soit un vraiment.

    Ajouté à ce qu'Emmanuel Macron déclare et fait ainsi que ses ministres, plus le temps passe depuis le lancement le 15 janvier de ce "grand débat" que j'ai souvent encadré de guillemets et pour cause, plus je suis convaincu que c'est une mascarade et une opération de communication. L'enjeu pour le président: reprendre la main vis à vis de l'opinion. Les sondages montrent que ça commence à fonctionner. Il y a encore du chemin mais où ce chemin mènera-t-il la France car c'est bien de cela qu'il s'agit?... et c'est très préoccupant.

    LE "GRAND DÉBAT" : MASCARADE ET OPÉRATION DE COMMUNICATION

     (auteur pixel2013, CC0 domaine public)

     

    Lire la suite...


    1 commentaire
  • Le « Grand Débat » a été voulu par Emmanuel Macron comme moyen de calmer la colère après l’annonce du 10 décembre des 10 milliards de soi-disant efforts sans précédents qui ne sont en réalité que des aumônes qui n’ont répondu que très partiellement à la réalité des préoccupations.

    En jouant de cet exercice, le Président a-t-il mesuré que si les citoyens jouent le jeu, ils en attendront autre chose que des miettes mais bien un changement profond de la politique menée jusqu’ici qui seul peut permettre que la crise profonde qui s’est exprimée soit résolue ?

    Il ne doit pas croire qu’il pourra atténuer les revendications légitimes des Gilets Jaunes et à travers eux nombre de françaises et de français qui se reconnaissent dans leurs demandes.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • J’en viens donc aux questions posées par le président dans sa lettre, questions que l’on retrouve dans les documents d’aide au débat qui sont susceptibles d'être distribués aux participants et qui peuvent, selon le gouvernement, aider à l’animation.

    Et il me semble que c’est là qu’est confirmé que le grand débat est non seulement encadré  mais orienté puisque nombre de sujets ou de questions qui seraient à poser sont exclues.

    Ce qui me fait douter des intentions du chef de l'État de remettre tout à plat pour un nouveau contrat.

    GRANDE CONSULTATION CITOYENNE: L'ESPRIT, LA LETTRE ET LES ACTES  - 4 sur 4

    (extrait des documents officiels pour le débat)

     

    Lire la suite...


    votre commentaire