• Oui, le ministre passe, le maître reste... C'est la force de ce dernier et nul doute qu’il faut tout au long de sa carrière résister à ce que l’on n’estime pas utile ou bon pour les élèves même s’il faut reconnaître humblement que bien sûr on peut se tromper et qu’on a pas fait toujours les choses comme on l’aurait voulu parfois par manque de temps, de possibilités de traiter individuellement les problèmes d’apprentissages faute de formation ou/et de moyens humains ou opérationnels pour le faire et peut-être aussi par moments de lassitude ou de découragement...

    C’est en tout cas une attitude que j’estime bien meilleure que d’appliquer aveuglement une méthode qu’un ministre estime être la seule et unique valable et qu’il veut imposer ou multiplier des évaluations dont on ne saisit pas bien comment elles peuvent aider les élèves de la manière dont elles sont faites et imposées.

     

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  • Le livre que Jean-Michel Blanquer, a écrit en 2016 , intitulé « L’école de demain » a servi, d'après nombre d'observateurs, de base pour écrire le programme présidentiel d'Emmanuel Macron sur l’’Éducation.

    Dans la loi qui a été proposée au parlement et qu’on ose nommer loi de « l’école de la confiance », il suffit d’analyser les rappels à l’ordre en direction des enseignants contenus notamment dans l‘article un de la dite loi et qui ouvrent la voie à des restrictions de la liberté d'expression des enseignantes et enseignants pour se convaincre qu’il s’agit ici plutôt d'une loi pour la défiance, celle que le ministre a pour les enseignants qu'il ne consulte pas mais à qui il se permet de donner des leçons de pédagogie. Il faut en effet y ajouter les attaques à la liberté pédagogique qu’on veut brider par des injonctions sous forme de « recommandations » que le ministre va demander de faire appliquer par une hiérarchisation renforcée. Troisième remarque et pas des moindres, la loi va casser l’école primaire, en la fondant dans un « machin administratif » destiné d’une part à faire des économies par la suppression de postes et d’autre–part à contrôler administrativement le personnel pour le rassembler sous l’égide des chefs d’établissement de collège. Bref casser tout ce qui fait l'école primaire, son fonctionnement... Merci aux technocrates et à leurs inepties!

    ÉDUCATION NATIONALE: LA CASSE À MACRON via BLANQUER - chapitre cinq

    (Image Tama66, CCO domaine public)

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  • En terminant le chapitre 3, je disais qu’il fallait résister aux dogmatismes des ministres pour avancer. Résister ne veut pas dire rejeter. Résister veut dire réfléchir, apprécier, comprendre pour avoir un avis qui permette ensuite d’évoluer. Je parle ici de l'enseignant et de sa liberté d’adapter son apprentissage aux élèves dont il a la charge ceci bien sûr dans la stricte application des programmes nationaux. Ce n'est pas suivre un guide de recettes même s'il a été pondu par un ministre et qu'il fait 130 pages.

    C’est bien l’attitude qu’il faut avoir face à des dogmes qui rejettent le doute ou la critique. Jean-Michel Blanquer a par exemple comme dogme, comme d’ailleurs d’autres politiciens (Marine LE PEN entre autres) que la lecture syllabique est la seule susceptible de permettre d’apprendre à lire aux enfants. Le moins qu’un enseignant puisse faire est bien d’analyser la « recommandation » de manière critique d’autant que les programmes et instructions officielles ne contiennent en rien la mention qu’il faut appliquer telle ou telle méthode pour apprendre à lire aux élèves. Ce n'est qu' exemple bien sûr.

    EDUCATION NATIONALE:  LA CASSE A MACRON via BLANQUER - Chapitre 4

     

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  • Le président de la République, en choisissant Jean-Michel BLANQUER comme ministre de l’Éducation nationale, ne semble pas gêné que ce dernier ait eu des félicitations de la part de la présidente de l’ex Front national, Marine LE PEN, le 8 décembre 2017, à la suite des mesures prise à la rentrée scolaire et aux annonces faites : « Jean-Michel Blanquer reprend à son compte nos idées sur l'école. Je ne peux que m'en féliciter. C'est une victoire idéologique pour nous, et une défaite des pédagogistes, qui ont fait tant de mal au pays ! »

    On sait bien que la patronne de l’ex-Front national qui se nomme maintenant « Rassemblement National », est toujours habile pour revendiquer ce qui lui apparait jouer en faveur des idées de son mouvement. Cela fait partie du jeu politique.

    Qu’en est-il donc ?

    EDUCATION NATIONALE:  LA CASSE A MACRON  VIA BLANQUER - Chapitre 3

    (extrait de la bibliothèque des affiches de mai 68 en ligne de Jean-Paul Achahrd à voir sur

    http://jeanpaulachard.com/mai/#

     

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  • Dans le premier chapitre je faisais brièvement le tour de ce que je pourrais appeler l’action d’un ministre au service d’un dogme : celui d’une École aux principes éculés qui ne refondera rien, régressera et dont on fait un Buzz permanent pour faire croire à une action ministérielle qui n’est en réalité et à mon sens que de "la poudre aux yeux".*

    Mais attention, la poudre ça pique et derrière peuvent se cacher nombre d’intentions peu conformes à ce qu’on pourrait attendre d’une amélioration de notre service public de l’Éducation nationale.

    EDUCATION NATIONALE : LA CASSE A MACRON via BLANQUER- Chapitre deux

    ( Couverture de "La Poudre aux yeux" (René Boylesve, 1909), CC0 domaine public)

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