• SANTÉ : LA CASSE DU SERVICE PUBLIC, "ÇA N'EST PAS BIEN"... - 2 sur 4

    Je terminai mon dernier article en disant que les réponses faites par le pouvoir face à la crise des hôpitaux et notamment des urgences étaient hors sol car elles ne répondent pas à la résolution immédiate de problèmes qui ne peuvent plus attendre.   C’est ce qu’on appelle aussi LES URGENCES…qui ne sont pas à solutionner à moyen terme mais en prenant des MOYENS EXCEPTIONNELS.

    Et ça URGE…mardi dernier  près du quart des services d’urgence étaient  en grève, une ampleur sans précédent… Une délégation des représentants des  personnels de santé reçue au ministère de la Santé estime n’avoir pas été entendue. Rien d'immédiatement concret n’est avancé. Elle a appelé à poursuivre le mouvement et demande à être reçue par la ministre Agnès Buzyn. Dans le même temps, cette dernière défend son projet de loi « Ma santé 2022 » devant le sénat et attend le rapport de Thomas Mesnier, député LREM chargé d’une « mission de refondation » pour faire des propositions concrètes qui seront remises… à l’automne.

     

    Et vous, la santé ça va?

     

    Oui les réponses sont hors sol : Faut-il attendre alors que la maison « hôpital » est sur le point d’exploser ? C’est en tout cas ce qui apparait clairement des réactions rapportées.  Drôle de conception du traitement des urgences gouvernementales à l’image de celui du grand débat …

    POURQUOI DES RÉPONSES HORS SOL ?

    Alors que dans l' interview télévisée solennelle du 15 avril 2018,  menée par Jean Jacques  Bourdin et Edwy Plenel, le président  Macron annonçait qu’il n’y aurait pas d’économies sur l’hôpital lors de son quinquennat, sa ministre de la Santé préparait 1 milliard de coupes budgétaires à l'hôpital et donc de multiples emplois en moins. Pour 2019, l’hôpital est prié de réduire ses dépenses de 650 millions d’euros…

    N’est-ce pas contradictoire ?

    Annoncer aux français qu’on augmente le budget des hôpitaux de deux milliards tout en ne disant pas ce qu’il y a derrière les chiffres dans un flou artistique bien orchestré entre  les déficits, le budget de la sécurité sociale et autres éléments comptables ça ne permet à personne de s’y retrouver et de comprendre que deux milliards ne sont que des annonces qui cachent la réalité des problèmes à régler en urgence que ce que gouvernement est incapable de faire. Il vient de le montrer lors de la crise des Gilets Jaunes. 

    La belle annonce masque la réalité des faits. La réalité est niée et la fuite en avant continue.

    Pourtant,  la crise  nécessite des mesures à effet immédiat. Pour cela  il faut dégager des crédits TOUT DE SUITE car « les urgences »doivent être traitées à court terme... comme leur nom l'indique.

    Même si effectivement il faut réorganiser et revoir le fonctionnement du système de santé, on voit bien que c’est la logique comptable qui prime. L’hôpital est traité comme une entreprise et les malades et les soignants comme des pions. Il est clair que l’on ne pourra faire face aux manques en personnel soignant et à l’hôpital et dans les EHPAD par exemple.... 

    SANTÉ : LA CASSE DU SERVICE PUBLIC, "ÇA N'EST PAS BIEN"... - 2 sur 4

    (auteur terimakasih0, CC0 domaine public)

    Comme le disait un médecin de ma connaissance : « En fermant les urgences et les maternité de proximité on met en danger une partie de la population. Certes les plateaux techniques ne sont pas aussi développés que dans un grand hôpital mais cela permet de prendre en charge un grand nombre d'accouchements physiologiques et d'urgences relatives le temps de faire venir un SMUR au besoin (...).Tout cela participe à une prise en charge non humaine dans les gros hôpitaux dans laquelle les patients deviennent des numéros et le personnel s'épuise par un accroissement de la charge de travail et le manque de temps pour l'humain qui les conduisent à devenir maltraitants et faire des burn out! ». Du simple bon sens sans doute pas à la portée de madame la ministre de la santé et de ses experts technocrates.

    Mais pour rendre à César ce qui est à César, la situation actuelle n’est  pas l’apanage du seul Emmanuel Macron via Agnès BUZIN. Ce serait trop facile voire injuste. Elle est aussi  le résultat de nombreuses années de régression des moyens que ce soit sous Hollande (durant le  mandant duquel Emmanuel Macron fut quand même ministre des l’Economie), Chirac ou Sarkozy, mais  il est aussi  flagrant que la CASSE s’accentue n’arrangeant rien pour régler les problèmes vitaux immédiats. Et ça n’est pas étonnant.

    En réalité,  Emmanuel Macron n’a pas agi jusqu’ici, dans son action politique, comme un chef d’état qui a bien analysé ce que sont les véritables priorités de son pays et ne met pas les moyens de notre nation au service de ce qui doit l’être à savoir les services publics.  

    L’aveuglement idéologique d’Emmanuel Macron et de son gouvernement en est la cause comme pour d’ailleurs nombre de problèmes urgents qui ne se règlent pas en France et par exemple la pauvreté…mais pas que.

    (voir par exemple http://quaiducitoyen.eklablog.fr/mesures-macron-des-miettes-pour-les-gueux-2-sur-2-a155864134 )

    Emmanuel Macron ne sait pas, hélas,  gérer les priorités de la nation. Ses théories économiques ne tiennent pas la route et c’est un piètre défenseur de l’intérêt général des français. Je vais bien sûr y revenir bien qu’ayant déjà démontré à plusieurs reprises que sa politique sur le plan financier et fiscal n'est pas la bonne. 

    LA CASSE A MACRON : LES AIDES SOCIALES

    En avril 2018, un membre du personnel de santé qui interpellait le président à propos du manque de moyens financiers pour assurer les missions de l’hôpital ( CHU de Rouen),  il  répondait en quelque sorte qu’ il n’y avait pas d’argent magique et que "La dette, c'est nos enfants qui la paieront. Aujourd'hui, nous vivons à crédit, ça fait des décennies que ça dure. Et donc, si nous ne faisons rien, ce seront nos enfants, et eux n'auront pas de choix. »

    Cette réponse résume bien l’idéologie et le cap du président qui ne veut pas dévier d’un seul pouce de sa stratégie économique qui nous emmène droit dans le mur.
    Cette stratégie ne prend pas en compte les réalités vécus par les citoyens. Il s’est mis dans l’incapacité de pouvoir réagir face aux urgences (…bien connues depuis longtemps) par manque de choix des vraies priorités pour notre pays.

    Il essaie de convaincre les français par des arguments économiques que je juge fallacieux en agitant les spectres de la dette et des économies qu'il faut, d'après lui faire sur les deniers publics. Le problème est qu’il les  a jusqu'ici mal gérés.

    Son idéologie économique est celle de la théorie du ruissellement et de l’aide qu’il faut apporter aux entreprises pour qu’elles créent de l’emploi, ceci sans aucune garantie. Il fait du Hollande échelle ++…

    (http://quaiducitoyen.eklablog.fr/comme-hollande-macron-joue-au-poker-avec-l-argent-public-1-sur-2-a144741706   et http://quaiducitoyen.eklablog.fr/comme-hollande-macron-joue-au-poker-avec-l-argent-public-2-sur-2-a144793976  )

    Avec les problèmes des hôpitaux, il y a une incapacité de prendre les vraies mesures adaptées par l’URGENCE de la situation puisque selon lui on ne peut mettre les crédits appropriés que cela réclame. Il a déjà tout dépensé ou est en train de le faire. Pour preuve il cherche partout des crédits: niches fiscales, services publics... caisse de retraite d'où le recul de l'âge de départ qui s'annonce.

     

    MESURES MACRON : DES MIETTES POUR LES « GUEUX » - 1 sur 2

     

    LA FAILLITE D’UNE GESTION DUE À DE MAUVAIS CHOIX ÉCONOMIQUES ET SOCIAUX

    Emmanuel Macron a en effet voulu mettre en place des réformes selon lui indispensables pour moderniser notre pays avant même que d’avoir mis la maison France en ordre de marche c'est-à-dire prendre en main les véritables priorités comme par exemple la PAUVRETÉ…grandissante. Son plan pauvreté n’est lui non plus pas à la hauteur. J’y reviendrai car c’est là que le bât blesse bien plus que le manque d’argent et le poids de la dette dont il se sert pour justifier sa politique.

    S’il manque d’argent c’est parce qu’il le met ou l'a mis là où il ne le doit pas.

    Je l’ai écrit le 15 octobre 2018 : « Le tout se fait dans le cadre d’un immense jeu de bonneteau où seuls quelques uns gagnent (les plus aisés) tout en mettant en scène une réorganisation fumeuse de la fiscalité qui est en train de ruiner la France tant sur le plan de ses comptes publics que sur le plan de la solidarité dont on détruit les ressources en supprimant les cotisations qui jusque là faisaient sa force.

    Le flou règne dans l'équilibre des comptes futurs de la nation au niveau des dépenses et des rentrées... Mais peut-être ne nous a-t-on pas encore donné toutes les explications... »

    (voir mes propos sur http://quaiducitoyen.eklablog.fr/la-casse-a-macron-sur-fond-de-jeu-de-bonneteau-1-sur-a148752920 et http://quaiducitoyen.eklablog.fr/la-casse-a-macron-sur-fond-de-jeu-de-bonneteau-2-sur-a148888860   )

    De fait, Emmanuel Macron et sa majorité  se sont eux-mêmes mis en difficulté    car ils ne peuvent faire face aux réels problèmes du pays du fait de leur sectarisme idéologique.  A ne pas vouloir changer de cap  faute de voilure nécessaire, cela va au mieux, faire échouer le bateau France sur les écueils, au pire le faire couler.

    Toutes les réponses que le président  ou ses ministres peuvent faire ne peuvent donc qu’être « hors sol », incohérentes et incapables de résoudre les crises profondes.

     

    Et pour les hôpitaux ,son personnel et les patients, le cycle infernal va continuer.

     

    J’y reviens….

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