• LE « PROCUREUR » S’ADRESSE AU PROCUREUR EN CHEF - 2 sur 2

    La précision étant faite quant au terme de procureur que je ne suis pas, je me permets donc de continuer avec le droit à l'erreur dont parle Emmanuel Macron dans son intervention du jeudi de la semaine dernière.
    Des erreurs, il en a faites et tout comme chacun il a le droit à l'erreur. Néanmoins, il est président de la République et quand il fait une erreur, celle-ci peut se répercuter sur la vie quotidienne des français.

    LE « PROCUREUR » S’ADRESSE AU PROCUREUR EN CHEF - 2 sur 2

    Image par saulhm de Pixabay

    LES ERREURS...

     Quand Emmanuel Macron dit : « celui qui ne fait pas d'erreur, c'est celui qui ne cherche pas, qui ne fait rien ou qui mécaniquement fait la même chose que la veille ». Il parle d’or mais il devrait en toucher un mot,  par exemple, à son ministre de l’éducation nationale qui correspond totalement par son attitude à cette définition notamment quand il a « géré » la mise en place des protocoles scolaires.   Le problème c’est que pour lui, le ministre de l’éducation nationale,  les erreurs pendant la crise sanitaire s’entassent (http://quaiducitoyen.eklablog.fr/covid-19-ecole-et-protocole-sanitaire-le-mepris-technocratique-a204069700 et autres suivants)  et complètent les mauvais coups portés à l’éducation depuis le début du quinquennat… je les ai dénoncées, arguments à l’appui … (http://quaiducitoyen.eklablog.fr/le-quinquennat-commence-mal-pour-l-ecole-a131557396 et  http://quaiducitoyen.eklablog.fr/education-nationale-la-casse-a-macron-via-blanquer-chapitre-un-a159819964 et suivants).

    Alors oui, je critique…

    Gouverner c’est agir y compris sans se laisser abuser par les sondages ou avoir peur  des répercutions que cela peut avoir pour l’élection suivante : on a malheureusement trop vu dans cette crise  des hésitations qui ont fait perdre du temps  .  Et ça c’est aussi une erreur.

    Dans l’affaire de la pénurie de masques (et des autres équipements), l’erreur n’est pas  seulement de ne pouvoir faire face à la pénurie ce qui peut s’expliquer par nombre de facteurs dont certains sont de la responsabilité du gouvernement d’alors qui a pris à la légère les avertissements de décembre en ne reconstituant pas les stocks préventifs d’équipements et même en faisant détruire des masques,    mais bien aussi  le mensonge quant à l’utilité du masque pour cacher une vérité qui ne l’honore pas. Cela a induit en autre la méfiance envers la parole publique.

    Concernant les tests de dépistage que l’OMS déclarait indispensables, l’erreur a été d’être négligent sur l’action que l’on a été incapable de mener et qui ensuite   a été entamée en déclarant « open bar » la détection notamment à la veille et durant l’été au profit du « chiffre » qui n’a servi qu’à glorifier une opération mal menée en annulant en grande partie l’utilité des tests dont le rendu tardif ne servait plus à rien.

    Et puis on peut citer aussi l’erreur du démarrage de la campagne de vaccination, du manque d’information véritable sur les vaccins (http://quaiducitoyen.eklablog.fr/vaccination-covid-une-strategie-inepte-pour-une-urgence-vitale-1-sur-2-a205048658 ).  Cela a été rectifié tout au moins pour le rythme (http://quaiducitoyen.eklablog.fr/vaccination-covid-une-autre-strategie-pour-une-urgence-vitale-2-sur-2-a205069282 ) mais il était plus que temps pour essayer de rattraper notre retard. Le problème est que les doses vont manquer pour aller plus vite alors que nous avons les moyens opérationnels de vacciner en masse. Les centres existent. ll manque, hélas, pour de multiples raisons sur lesquelles on pourra revenir, les doses de vaccin .

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     Image par Christelle Olivier de Pixabay

    Les erreurs que je viens de citer, je n’ai pas eu du mal à les détecter. Elles étaient bien plus qu’apparentes.Je n'ai pas investigué pour les trouver .  Rien d’autres à faire qu’à les considérer et à se poser des questions qui  exigeaient des réponses qu’il a fallu aller chercher... Un simple travail non pas de procureur mais de citoyen qui essaye de s’informer pour comprendre.

    Alors oui, chacun a le droit à l’erreur y compris le président de la République mais l’accumulation des nombreuses erreurs sur une aussi courte période c’est beaucoup trop.

    Bien sûr, il y a eu des rectifications sans doute au nom de ce qu’Emmanuel Macron affirme :

      « Nous avons besoin d'avoir des femmes et des hommes qui cherchent, qui ont la capacité à inventer ce qui n'est pas encore perceptible et à se tromper pour pouvoir corriger le plus vite possible et s'améliorer. »

     Là encore j’approuve mais  ça fait quand même beaucoup d’erreurs  à corriger. Oui je veux bien qu’on s’améliore mais il y a des situations où la compétence immédiate est nécessaire au niveau de l’État pour  éviter le maximum ces erreurs qui peuvent avoir de graves impacts sur la population.  Jusqu’ici elles ont été  si nombreuses qu’on peut se poser la question des compétences que n’ont pas celles  et ceux qui entourent et conseillent le président. C’est quand même lui qui les a choisis.

    Mais ce ne sont pas seulement les erreurs que je critique depuis le début de ce quinquennat  mais aussi les politiques menées sciemment dans nombre de domaines : justice sociale, éducation, santé, économie… et là est tout la différence dans la critique à mener qui n'est pas du même niveau et pas celui non plus d'un "procureur"...     

    LE « PROCUREUR » S’ADRESSE AU PROCUREUR EN CHEF - 2 sur 2

    image geralt, pixabay

       

    POUR CONCLURE PROVISOIREMENT :

    Sans  a priori, j’attends la suite, en cette fin de semaine, car nous sommes justement dans une situation sanitaire où l’on doit faire le moins d’erreurs possibles mais prendre les décisions adaptées  pour tenter de contenir ou  limiter l’épidémie afin que nos services hospitaliers, (affaiblis  par les politiques de santé  de ce quinquennat et des précédents) puissent continuer de soigner tous les malades (Covid ou pas) pour éviter le plus possible de décès ou de handicaps physiques et psychologiques à long terme...en attendant la vaccination. Une vie n’a pas de prix, chaque français devrait s’en souvenir et continuer les efforts nécessaires pour les épargner, celles des autres et la leur. Nous en sommes tous co-responsables.  Tout le monde en a « marre » mais certains ne jouent pas le jeu et sont à mes yeux méprisables. Conservons la liberté de faire encore malgré tout les choses encore possibles en acceptant des contraintes si elles sont nécessaires  au vu des enjeux pour la santé de tous et chacun et notamment les plus fragiles mais aussi ceux  plus jeunes qui ont le droit de vivre , eux aussi ,  à égalité avec tous.

    Là est la vraie liberté.

    http://quaiducitoyen.eklablog.fr/deconfinement-accelerer-pour-reculer-ensuite-a190274308

    Je n'entrerai pas dans le jeu des hypothèses de certains médias, les débats,  les  déclarations, les ballons d'essais divers  qui ne font qu'ajouter au climat anxiogène actuel. Attendons donc car, certes , les décisions ne sont pas faciles à prendre et je ne ferai pas de commentaires sur les solutions qui pourraient ou non être annoncées. Je n'ai pas toutes les informations ni toutes les compétences nécessaires pour dire ce qu'il faut faire. J'ai tout simplement quelques idées que j'affinerai quand ce sera nécessaire.

    Je laisse  à César ou plutôt "Jupiter" ce qui lui appartient et dont il a la responsabilité. 

    Je suis conscient que la tâche n'est pas aisée.

    J’ose espérer que les décisions qui vont être prises ce week-end par le président de la République ne le seront pas dans sa lignée du « en même temps »   et que divers sondages ou même des attitudes minoritaires irresponsables (du type menées par  les anti vaccins minoritaires dont le gouvernement  avait fait sa préoccupation première pour rater le lancement de  la campagne de vaccinations) ne seront pas pris en compte ( ni d'ailleurs  divers lobbies ou chapelles ou le chacun pour soi), pour saper des décisions qui concernent  toute  la population quel que soit l’âge de celles et ceux qui sont concernés et qui souffrent tous, sans exception,  de la situation de différentes manières et à des degrés divers et ceci sans  opposer les générations  comme d'aucuns essayent de le faire mais au contraire en faisant appel à la solidarité et au sérieux de chacune et chacun.

    LE « PROCUREUR » S’ADRESSE AU PROCUREUR EN CHEF - 2 sur 2

    Image par Venita Oberholster de Pixabay

    Le président  doit, à mon sens,  baser ses décisions sur des faits, des chiffres et des situations indiscutables, les expliquer avec transparence et donner des précisions sur  l’utilité des mesures qui seront prises  tant sur le plan de l’anticipation face au développement de la contagion que sur les perspectives que ces mesures que nous devrons appliquer en sachant pourquoi on les accepte et qui donc devraient permettre d' aller vers plus de sérénité dans les mois qui viennent car on saurait où on va.Il doit prendre de la hauteur, la vraie, celle qui permet de trancher et d'agir, pas celle de Jupiter sur son Olympe.

    Ce que les gens attendent c’est que les efforts qu’ils feront servent à quelque chose de positif et qu’ils puissent au moins entrevoir le bout du tunnel avec un cap clair, des échéances et des étapes  crédibles qui auront été déterminés et clairement explicitées . Il faudra être inventif et transparent sur les objectifs à atteindre et éviter le brouillard habituel qui empêche la confiance.

    En l'attente des décisions ... 

    Le citoyen vous salue bien.

     

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