• VACCINATION COVID : UNE STRATÉGIE INEPTE POUR UNE URGENCE VITALE - 1 sur 2

    Quand on fait le bilan des propos d'Olivier Véran, ministre de la santé, Jean Castex, premier ministtre et d’Emmanuel Macron et surtout le bilan des actes de la mise en place de la campagne de vaccination avec l’incompréhensible lenteur du démarrage  qui n’a  pu être justifiée  car injustifiable et ce qui en a suivi du fait de la grogne et des scientifiques et de certains politiques mais aussi des citoyens, à l’évidence le gouvernement qui dit n’avoir pas changé de stratégie a montré son manque d’anticipation dans la préparation d’une vaccination qui est une urgence nationale et vitale pour sortir de la crise.

    Je ne ferai pas la comparaison avec la pénurie des masques et les mensonges qui vont avec et l’incroyable incapacité à mettre en place et maîtriser les tests  pour isoler et traiter mais le moins qu’on puisse dire est que la succession de ces épisodes lamentables  a pesé sur les résultats de la contamination qui ont pu être limités dans sa nuisance grâce non pas à l’État mais bien parce que les soignants se sont mobilisés d’une manière extraordinaire pour pallier à  failles anormales dans la gestion de la crise sanitaire. Car c’est bien de cela qu’il s’agit.

    COVID 19:MESURES ET VACCINATION : UN COMBAT QUI SEMBLE IMPROVISE

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    UNE STRATÉGIE QUI A CHANGÉ SOUS LA PRESSION

    Je ne m'associerai pourtant pas à l’opposition politique notamment LR ou PS qui « tapent » actuellement sur l’action du gouvernement à propos de la vaccination car nombre de ceux qui appartiennent à ces partis ou faisant parti de  mouvances proches   ont été au pouvoir bien avant la mandature  Macron et ont contribué à l’état dans lequel nous sommes, d’un système de santé exsangue de moyens, tué par une administration dont l’outil principal est la calculette et la tracasserie administrative centralisatrice voulue par un pouvoir qui veut tout contrôler et étouffe les initiatives.  On le paye dans la crise actuelle avec le manque de personnels pour accompagner les lits de réanimation dans les phases critiques de l'épidémie.  Cela n’exonère en rien Emmanuel Macron et ses gouvernements qui ont continué dans la même direction.

    La dernière péripétie est bien celle de la campagne de vaccination menée d’une manière tout à fait indigente et qu’ Emmanuel Macron essaye de rattraper car il vient de s’apercevoir qu’à  vouloir flatter les tenants de la frilosité vaccinale, il perd une partie de son électorat qui s’insurge des lenteurs actuelles. Il a fait savoir qu’il était en colère…pour nous faire croire qu’il n’était pas au fait de la stratégie vaccinale décidée. Je ne suis pas dupe. La politique est passée avant la sécurité sanitaire des français.

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    Et puis maintenant, dans un triste désordre,  les maires et les présidents de département ou de régions s’en mêlent surtout ceux de la mouvance que j’ai citée plus haut.  Tout le monde veut un « vaccinodrome » ce qui peut se concevoir pour aider au développement de la vaccination. Mais ce qui me gêne c’est de constater que pour certains c’est à celui qui va aller le plus haut dans la surenchère et donc qu’une région ou une collectivité puisse  vouloir commander elle-même les vaccins. Cela relève d’une démarche opportuniste qu’il ne faut pas autoriser sauf à placer les citoyens dans une inégalité selon qu’on vive  dans telle ou telle région.  De plus ce ne sont que des fantasmes car la fabrication des vaccins est sous tension  et il a été montré (hier dans les médias) que les laboratoires qui les font fabriquer ne traitent qu’avec les  états ce qui d’ailleurs est inscrit noir sur blanc dans les accords passés. Les vaccins doivent faire l’objet d’une coordination de commande nationale et de mise à disposition des territoires en fonction de critères qui je l’espère sont prévus pour la distribution.  Il ne faut pas y ajouter de vaines  considérations électoralistes ce qui ne ferait que créer des conflits supplémentaires alors que l’heure est à ce que chacun œuvre non pour sa chapelle mais bien pour l’intérêt général de tous les citoyens. Par contre que les collectivités proposent les moyens d’installer des lieux de vaccinations nommés par certains des « vaccinodromes » est une bonne chose que le gouvernement ne peut qu’encourager pour finir de construire son maillage logistique de vaccination de masse qui pour l’instant, quand on suit ses annonces , me semble encore loin d’être au point.  RESTONS DONC SÉRIEUX !   

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    UNE STRATÉGIE INADAPTÉE EN VOIE DE MODIFICATION

     Les collectivités locales doivent être mise à contribution pour les vaccinodromes et la liste de celles-ci, bien réparties sur le territoire aurait déjà dû être faite en fonction de critères précis qui n’ont pas été encore mis en musique puisque les « vaccinodromes » n’entraient pas dans la stratégie du gouvernement .  Les contacts avec les dites collectivités choisies ont-ils été faits ? Je ne le crois pas au vu de l’improvisation qui règne au niveau de la « task force »de l’Exécutif.

    La seule question qui compte : pourquoi avec 500 000 doses de vaccins n’a-t-on pas vacciné plus de résidents des Ehpad et lancé déjà en parallèle la vaccination des soignants, les premiers exposés au front  et commencé à mettre en place la logistique des vaccinodromes indispensables pour une vaccination de masse rapide ?  

    Au 1er juin 2020, on estimait à au moins 50 000 professionnels de la santé, dont plus de 30 000 soignants en milieu hospitalier et 6000 médecins libéraux qui avaient  contracté le Covid-19 ( enquête de la caisse de retraite des médecins de France)   soit environ 5% de la profession.  46 d'entre eux sont morts du virus.  Il est difficile d'avoir des chiffres précis. Néanmoins on peut aussi consulter le site de Santé Public France pour plus d'informations: https://www.santepubliquefrance.fr/etudes-et-enquetes/recensement-national-des-cas-de-covid-19-chez-les-professionnels-en-etablissements-de-sante

      Ceci pour montrer que leur protection est importante et qu'il serait bon qu'ils soient tous vaccinés.

    La course contre la montre doit se faire non pas pour se comparer au rythme des autres pays ( mais cette comparaison a été utile pour qu’au vu des réactions le gouvernement modifie sa stratégie) mais bien pour permettre au notre de surmonter la crise. Chaque jour perdu c’est des malades en plus, des hospitalisations qui augmentent, des lits de réanimations qui s’occupent et des morts qui nous quittent.

    Le ministre de la santé annonce que l’on va réduire les délais quant au consentement dans les Ehpad ce qui voudra dire l’abandon d’une notice de plus de 40 pages à destination des soignants et que la vaccination pourra se faire dès que le consentement éclairé sera donné…  Le revirement est au moins à 180° et je ne crois pas le ministre qui s’étonne des « polémiques ». Il n’est pas polémique de dire que la stratégie a   bien changé. Les faits le prouvent et devront prouver l'accélération.

    Si on ne peut contester qu'il faut vacciner en priorité les personnes âgées des Ehpad qui ont été durement touchés par la Covid ainsi  que les personnels soignants de plus de 50 ans de ces établissements, on peut s’étonner  , vu l’urgence sanitaire et avec à disposition des centaines de milliers de doses, que la vaccination n’ait pas été tout de suite étendue , dès le deuxième jour au plus tard à des centaines de résidents des Ehpad et à leurs soignants dans toute la France et qu'on n'ait pas déjà entamé la vaccination des personnes âgées qui sont à domicile.

    Ça urge !

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    Le ministre de la santé ne reconnait pourtant pas la lenteur qu’il a tenté de justifier sans arguments solides et si mini accélération il y a, il l’annonce comme si des efforts considérables vont être faits  alors qu’apparemment  rien n’avait été prévu : ni les centres de vaccination, ni la priorité aux pompiers, ni la priorité aux personnels soignants de plus de 50 ans hors Ehpad, ni les personnes âgées de plus de 75 ans hors Ehpad... On se rend compte que l’on met en place dans l’urgence des dispositifs qui auraient dû être déjà pensés dans le moindre détail ce qui n’a pas été fait et qui de fait attendent donc d'être mis en place pour démarrer. On a pris quinze jours de retard.

    Que l’on fasse appel à des cabinets privés comme le cabinet McKinsey pour aider à la mise en place d’une stratégie, pourquoi pas, si on s’aperçoit qu’on n’est pas capable  de le faire malgré  la multitude de structures existantes de l’état qui devraient aider les politiques à définir une vraie stratégie. Mais à l'évidence la stratégie"pondue" a été inepte et ce cabinet n' pas servi à grand chose.

    J’y reviens. Avec toutes les questions que je suis obligé de me poser.

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