• LE QUINQUENNAT COMMENCE MAL POUR L'ÉCOLE...

    Comme je le disais dans mon précédent article, il faut en ce mois de septembre, recommencer à en découdre avec face au train de mesures qui sont en préparation ou en cours si on ne s’en tient qu’à celles qui visent l’Ecole de manière bien souvent inepte, n’en déplaise à monsieur Jean-Michel Blanquer, nouveau ministre de l’éducation nationale. Il ne s’agit pas ici d’être CONTRE de manière systématique mais bien « de mettre de la clarté face aux bobards qu’on nous assène ou qu’on nous prépare et à la sape progressive des piliers de notre système social. »

    Et il y a de la matière en cette rentrée qui se fait en "Marche arrière".

     LE QUINQUENNAT COMMENCE MAL POUR L'ÉCOLE...

    (auteur Clker-Free-Vector-Images, CC0 domaine public)

    Mais de cela je ne suis pas étonné puisque j’avais déjà relevé nombre de ces incohérences lors de la campagne des présidentielles, ici même, sur ce blog. Tout cela c’est le résultat apparent de la théorie du « mais en même temps » d’Emmanuel Macron qui veut faire croire qu’il est de droite et de gauche, théorie soi-dit en passant, elle aussi complétement inepte voire dépassée puisque du journaliste au politique on utilise sans qu’ils n’aient plus aucun sens ces termes de gauche et de droite.(http://quaiducitoyen.eklablog.fr/faire-croire-qu-on-est-de-droite-et-de-gauche-est-une-mystification-a130263140

    Ainsi dans le domaine de l'École , le nouveau ministre applique la théorie inepte de son "Chef":

    -  "en même temps" des élèves auront des semaines à quatre jours et demi et des élèves auront des semaines à quatre jours de classe.  Tout cela bien fait pour arranger les communes mais en ne voulant surtout pas prendre position quant à la solution la meilleure pour l'intérêt de l'élève. Vous avez dit Éducation...nationale?

    - "en même temps" on aura des CP à douze élève et des CP avec le système " plus de maîtres que de classe" tout en en leur "pompant" leurs moyens voire pour certaines classes qui en bénéficiaient en les supprimant.

    ... 

     Avec la doctrine du "en même temps", appliqué à l'Éducation, on se demande bien où va une fois encore dériver une École qui demande une vraie refondation qui prenne en compte tous les moyens nécessaires pour une école de la réussite.

     LE QUINQUENNAT COMMENCE MAL POUR L'ÉCOLE...

      LE QUINQUENNAT COMMENCE MAL POUR L'ÉCOLE...

     

     

        

     

     

     

    J’aborderai donc en cette rentrée scolaire les premières mesures « BLANQUER » pour l’École.

    TOUR D’HORIZON:

             Les stages de vacances pour les CM2 suivi de

    • La rentrée en musique
    • La lecture
    • Les CP à 12 élèves
    • Le retour de la semaine de 4 jours
    • Le redoublement
    • La suppression de postes d’emplois aidés par la ministre du travail

    qui ne sont que les parties immergées de l’iceberg des incohérences et des insuffisances que je pressens pour l’École.

    J’en ai déjà fait une critique le 13 mai 2017 après les annonces du nouveau ministre pour la rentrée : http://quaiducitoyen.eklablog.fr/les-eleves-et-les-enseignants-ne-sont-pas-des-pions-a130154650

    Je constate le manque de sérieux du président et de son gouvernement qui demandent au ministre de l’éducation nationale, comme le veut « la tactique politique d’ Emmanuel Macron » pour faire croire qu’il agit rapidement, de lancer tout ce qu’il peut, à la va vite, dès cette rentrée ceci sans en mesurer les conséquences pratiques pour celles et ceux qui sont concernés : les élèves, les parents, les enseignants et les collectivités locales.

    Cela c’est pour la forme qui montre déjà un vrai mépris des acteurs de terrain mais aussi une attitude immature de ceux qui sont au pouvoir et en premier chef – Oui Chef !- le nouveau président.

     LE QUINQUENNAT COMMENCE MAL POUR L'ÉCOLE...

     

    (Expression du mépris  - Inconnu - Popular Science Monthly Volume 36, Domaine public)

    Même si on veut le faire croire , ce n’est plus l’intérêt de l’enfant qui prime mais bien la pure tactique politicienne de paraître efficace dès le début du mandat auprès de la population.

    Pour l’efficacité, au vu des problèmes créés cela semble raté quand on ne prend que la seule durée de la semaine scolaire.

    La réforme des « rythmes » improprement nommés « scolaires » de Peillon et tout ce qui en a découlé et la semaine de 4 jours de Darcos qui revient en force en sont des exemples magnifiques de cette perversité idéologique mêlée d’électoralisme de nos gouvernants. Cet électoralisme fait parfois capoter de bonnes intentions comme ce fut le cas pour l’excellente idée de la refondation de l’École qui n’a pas eu lieu.

    Tout cela, le gouvernement et son ministre le lancent sous des airs de la mythique chanson de « Chagrin d’amour » : Chacun fait (c'qui lui plaît), ceci dit sans établir le moindre lien avec cette belle œuvre chanté en 1982 par le joli duo Grégory Ken / Valli Kligerman et pour la goutte de bonne humeur. (https://www.youtube.com/watch?v=rYP5Cd_hf7c)

    Il s’agit de faire croire aux parents à une liberté qui en réalité n’existe pas tout en mettant d’ailleurs de nouveau les communes dans l’embarras. J’y reviendrai.

    Tout cela bien sûr s’est fait sans aucune concertation des acteurs de terrain et notamment les enseignants et les collectivités locales, pas même une pseudo consultation...

    C’est dire le mépris dans lequel on tient et les parents et ceux qui œuvrent dans les services publics liés à l’Éducation.
    Cela ne m’étonne pas non plus. C’est dans la droite ligne de ce que pense Emmanuel Macron et que j’ai décrit dans mon article précédent. (http://quaiducitoyen.eklablog.fr/rentree-politique-a131426804)


    LES PREMIERS PAS DU MINISTRE JEAN-MICHEL BLANQUER

    Monsieur Jean-Michel BLANQUER a inspiré sans aucun doute le programme présidentiel d’Emmanuel Macron sur l’École. Son curriculum vitae m’invite à la prudence quant à sa capacité de vraiment pouvoir relever les défis qui sont ceux indispensables pour donner à tous les élèves les meilleures conditions possibles pour qu’ils puissent réussir au mieux. Non pas qu’il ne soit pas un homme compétent dans certains domaines mais je crains qu’il ne soit pas tout à fait celui qui puisse permettre une vraie refondation en profondeur de l’École pour atteindre les objectifs que je viens brièvement d’énoncer.

    Quand on dit, par exemple,  que le plus important n'est pas la semaine scolaire et que l'on parle de se poser plutôt la question des vacances scolaires, ce sont des propos qui montrent que monsieur Blanquer ou n'y connaît pas grand chose en ce qui concerne les rythmes des enfants et des jeunes ( et pas uniquement scolaires) ou alors il ne veut pas approfondir le sujet pour véritablement refonder l'École qui mérite mieux que l'examen des petits bouts qui l'arrangent pour faire de l'électoralisme et prendre les élèves et les enseignants pour des pions (semaine de 4 jours, disparition masquée du système plus de maitres que de classes, CP à 12 élèves sans moyens,...).. Jean-Michel Blanquer se dit être un ministre de l'Education nationale qui fonde sa politique sur « la science » et le « pragmatisme ». A voir, c'est le moins qu'on puisse dire...

    Pour ''la science'', il fait fi par exemple de ce qu'a préconisé le rapport de l'Académie de Médecine sur l’ « Aménagement du temps scolaire et santé de l'enfant » : « organiser la semaine scolaire sur une journée moins longue : cinq heures par exemple et sur une semaine de quatre jours et demi ou cinq jours, comme dans la plupart des pays européens ». Pragmatisme ? J’ai quelques doutes. Il devrait peut être considérer que la France est le pays européen qui fait subir  par an le plus grand nombre annuel d’heures d’enseignement aux élèves pour un résultat peu satisfaisant. De même est-ce au nom de ce même pragmatisme qu’il pense que des stages de CM2 d’une semaine changeront quoi que ce soit pour rattraper les retards scolaires ? Un peu léger, non ? Même s’il connaît bien les rouages de l'Éducation nationale, sa manière de lancer ces « réformes » à la va vite dénote pour le moins d’une mauvaise connaissance du fonctionnement au quotidien des écoles. Cela me fait douter du sérieux de ce qu’il juge efficace.

     LE QUINQUENNAT COMMENCE MAL POUR L'ÉCOLE...

      LE QUINQUENNAT COMMENCE MAL POUR L'ÉCOLE...   LE QUINQUENNAT COMMENCE MAL POUR L'ÉCOLE...

      Le fait que monsieur Blanquer était le directeur général de l'enseignement scolaire (DGESCO) de Luc Chatel au ministère de l'Éducation nationale ne me rassure pas, non plus que la nomination d’ autres membres du cabinet de Luc Chatel. Jean_Michel Blanquer a inspiré par exemple le projet de repérage des élèves présentant des risques pour les apprentissages dès la maternelle... C’est aussi un fidèle du think tank Institut Montaigne qui a toujours défendu un courant libéral de l’enseignement. Je crains donc que la privatisation du service public de l’Éducation Nationale ne soit « en marche » ou tout au moins en route vers un renforcement de l’école privée.

    Enfin, je me demande bien pourquoi un ministre de l’Éducation nationale comme Jean-Michel Blanquer accepte de se laisser interviewer par Jean-Paul Mougin, délégué général de SOS Education, organisme pour le moins sujet à caution quand on examine diverses informations relayées à son sujet : https://benjaltf4.me/jean-michel-blanquer-sens-commun-sos-education/ ou http://www.20minutes.fr/politique/2071767-20170519-interview-ministre-education-nationale-disparait-mysterieusement ou http://www.valeursactuelles.com/societe/jean-michel-blanquer-un-hussard-noir-rue-de-grenelle-83988 , entre autres. Pas rassurant non plus même si cela ne fait pas de monsieur Blanquer un fan qui adhère aux idées de cette association, cela m’amène légitimement à me poser des questions sur le pourquoi d’une telle démarche et la tentative de cacher les liens qui ont eu lieu avec le ministre.

     LE PROGRAMME D’EMMANUEL MACRON ET L’ÉCOLE

    J’ai fait les critiques du programme d’Emmanuel MACRON lors de la campagne présidentielle tout au moins face à ce qui était annoncé. Il me sera aisé de les reprendre pour les ajuster et sans doute corroborer certaines de mes craintes pour l’avenir de l’École car certaines sont déjà confirmées en cette rentrée.

    A la lumière de ce que je constate déjà  et que je reprendrai point par point, je confirme ce que je concluais quant à son programme pour l’École :

    "Ce programme pour l’école n’est pas le reflet d’un vrai projet cohérent pour l’école pour laquelle aucun moyen supplémentaire véritable n’est attribué si ce n’est à la marge. Il me fait l’effet d’une accumulation de mesurettes qui ne pourront pas améliorer sensiblement la prise en charge des élèves pour une meilleure réussite de chacun."

    Je vais y revenir dans le détail ...

     LE QUINQUENNAT COMMENCE MAL POUR L'ÉCOLE...

    (montage P. PATTE à partir d'une image de coyot, CC0 domaine public)

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