• PRIMAIRE DU PS: HAMON VS VALLS.

    Il faut croire que les français sont encore intéressés par la politique et le PS puisque 5,5 millions de téléspectateurs auraient regardé comme moi le débat opposant Benoit HAMON et Manuel VALLS avant le deuxième tour des primaires de la « Belle alliance populaire » de ce prochain dimanche.
    il est sûr que c’est moins que celui qui opposait FILLON et JUPPÉ ( 8,5 millions) mais quand même ce n’est pas mal d’autant que l’on nous fait savoir chaque jour que finalement Valls et Hamon concourent pour la cinquième place du premier tour de l’élection présidentielle selon les sondages ce qui n’est pas forcément faux si toutes les « forces » actuelles restent en présence mais peut être pas vrai si d’aventure d’ici là des évènements, ralliements , regroupements et autres venaient à apparaître.
    Va savoir.

    PARENTHÈSE...

    Un événement d’importance vient en effet d’avoir lieu : la révélation par le « Canard Enchaîné », toujours bien informé, de la rémunération comme attaché parlementaire de madame Pénélope Fillon sans réel travail auprès de son mari . J’ai lu le dit »Canard » et il faut bien dire que la gymnastique rémunératrice faite pour que madame Fillon compense les pertes de salaire de son mari lors de ses mouvements de carrière entre député, ministre puis député a de quoi interpeller. Tout cela est légal et je n’en disconviens pas. D’ailleurs ça permet d’apprendre que de députés de tous bords emploient soit leur femme, leur fils ou fille ou un membre de leur famille comme attaché parlementaire en les salariant à l’aide de l’indemnité parlementaire. Ils ne peuvent utiliser plus de la moitié de cette indemnité pour ce faire.

    Soit, c’est loi ; si on ne veut pas que ça prête à confusion et à interprétation ou suspicion il n’y a qu’à la changer. C’est une autre histoire qui est entre les mains du parlement s’il en décide ainsi...

    La vraie question posée est de savoir si madame Fillon avait un réel emploi ou si cela était fictif. La justice étant saisie, nous en saurons plus dans un prochain épisode.
    François Fillon s’est fait interviewer sur TF1 ce jeudi et a donné quelques explications. Il a même avoué dans la foulée avoir rémunéré un temps ses fils, avocats,  sur son indemnité parlementaire quand il était sénateur... A suivre.

    Cela pourrait mettre à mal la position de François Fillon comme candidat de la droite à la présidentielle dans la mesure où celui-ci faisait de la probité un argument de campagne. Le soupçon est une mauvaise chose en politique même s’il n’est pas justifié. Il laissera des traces. Et puis, une fois de plus, cela montre qu’il y a des castes qui s’organisent pour s’assurer des revenus quand ils changent de situation afin de ne pas trop perdre. Le problème est le montant de ces revenus. Alors quand quelqu’un est au smic, ça laisse sans doute un goût amer que de savoir qu’on s’arrange pour gagner plusieurs milliers d’euros payés sur le budget de l’état surtout venant de la part de politiques voulant mettre en place l’austérité et en voulant diminuer les protections chômage voire les retraites.... L’austérité n’est donc pas pour tout le monde.

    Je crains de plus que les recherches sur les relations entre François Fillon et l’argent continuent de plus belles. J’ai vu sur le net d’autres affirmations sur ses dépenses publiques quand il occupait la fonction de premier ministre de Sarkozy. Mais tout cela reste à vérifier ce que je n’ai pas fait encore.

    PRIMAIRE DU PS: HAMON VS VALLS.

    (auteur geralt, pixabay, CC0 domaine public)

    LE DÉBAT HAMON/VALLS : CE QUE J’EN AI TIRÉ 

    Ce débat- car cette fois il y avait bien confrontation des « programmes »- a eu une bonne tenue et peut à l’évidence permettre de choisir pour ceux qui irons voter dimanche, la ligne VALLS ou HAMON avec une certaine clarté, les directions et visions n’étant pas les mêmes sur nombre de sujet. Il est dommage que n’est pas été abordée l’ÉDUCATION.

    Il est clair que le projet économique n’est pas le même et la conception que chacun a de l’avenir du travail est différente. Hamon éclaire le débat sur sa proposition de revenu universel qui n’est d’ailleurs pas bien nommé. Ses arguments pour réduire le temps de travail à terme sont recevables dans la mesure où il est vrai que le travail va diminuer dans l’avenir et qu’il va falloir trouver des solutions pour que tout le monde puisse vivre avec un revenu décent.

    Valls continue dans ses solutions dans la droite ligne du CICE et du pacte de responsabilité qui n’ont pas fonctionné et pour faire croire que la croissance revient et le travail avec. Cela me paraît illusoire que de vouloir continuer avec ces solutions inadaptées pour relancer une compétitivité en insufflant des milliards aux entreprises sans contre partie réelle et sans cibler entre celles qui en ont besoin et les autres qui se sont contentés de refaire leurs marges et ont contribué à distribuer des dividendes trop importants à leurs actionnaires. Dans le précédent débat, il a défendu la loi El Khomri. Ce sont les deux piliers de la politique qu’il veut poursuivre comme réformateur. Il continue donc de vouloir avancer dans une impasse. Je renvoie à mes propos sur le sujet sur ce blog et entre autres : http://quaiducitoyen.eklablog.fr/il-faut-retirer-le-projet-de-loi-el-khomri-3-sur-3-a125378146

    La laïcité a fait aussi l’objet d’un échange qui ne m’a pas semblé utile. Les deux hommes sont des défenseurs de la loi de 1905. Ils sont contre les accommodements. Certains observateurs ont cherché à en faire un point de divergence qui n’est pas réel à quelques nuances près. Le problème n’est pas d’affirmer qu’on défend la laïcité mais bien une fois qu’on est élu qu’on mette en conformité les actes avec les paroles. Comme je le citais dans mes observations sur ce point à propos de la deuxième rencontre où chacun des « sept » avait pu déjà s’exprimer sur le sujet, les journalistes ont raté une fois encore l’occasion de poser la bonne question qui aurait pu peut-être montrer des différences essentielles : Quid du concordat qui sévit dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle ? Vous l’abrogez ou vous le maintenez et pourquoi ? (Pour info : http://quaiducitoyen.eklablog.fr/la-laicite-n-est-pas-negociable-a115041474)

    PRIMAIRE DU PS: HAMON VS VALLS.

    Pour le reste, il y a divergence sur le maintien de l'état d'urgence, Hamon étant contre, Valls pour. Pareil pour l'aéroport de Notre dame des Landes.

    Benoît Hamon a surtout mis en valeur son désir de “changer de modèle social”, Valls l'a qualifié de "réveur", lui opposant sa ligne selon lui responsable et réaliste. 

    A celles et ceux qui iront voter de trancher...

     

    QUI SERA LE CANDIDAT DU PS A L’ELECTION PRESIDENTIELLE ?

    Hamon ou Valls ? Les observateurs sont tentés de dire que c’est Hamon qui sortira vainqueur de l’échange d’autant que les électeurs de Montebourg iront sans doute voter en masse pour lui. Il est vrai aussi que Valls porte et défend le bilan du quinquennat ce qui ne plaide pas à son avantage. Mais rien n’est jamais joué. Tout dépend de la mobilisation des électeurs de l’un ou l’autre.

    Valls l’a clairement annoncé, s’il est vainqueur, il discutera pour rassembler avec Hamon ou Macron mais pas avec Mélenchon qu’il ne considère donc pas dans « sa gauche ».

    Quant à Hamon, il peut en effet essayer de discuter avec Mélenchon mais le veut –il vraiment ? N’a-t-il pas en vue l’après 2017 pour reconstruire un autre parti socialiste avec les échéances de 2022 ?

    Que feront les élus « socialistes » nombreux soutenant Valls qui, s’il chute, auront pour certains à cœur d’essayer de retrouver un mandat. Des parlementaires n’ont pas hésité et rejoignent déjà Macron avant même les résultats, certains sans doute par conviction et d’autres parce qu’ils ne croient plus qu’un candidat PS puisse être au deuxième tour. Et les autres, que feront-ils ? Il est à craindre pour le PS qu’ils essayent de se »placer » auprès de Macron pour tenter de gagner les législatives. Certains ministres ne se prononcent pas ou soutiennent Valls, d’autres comme Ségolène Royal, préparent le terrain pour rejoindre Macron. Le président Hollande montre son désintérêt pour la primaire... Peut-être est-ce réel s’étant désisté ou cela fait-il partie d’une tactique tordue...

    Tout cela est à observer dans les semaines qui viennent qui seront riches en bouleversements, ralliements et autres évènements politiciens qu’il faudra suivre pour essayer de voir quel sera notre avenir qui pour l’instant est bien mal embouché.

    Il est en tout cas clair pour moi que la responsabilité de la cassure de la gauche est celle de François Hollande et ceux qui l’ont soutenu dans ses politiques hasardeuses : Les députés socialistes dans leur grande majorité, ses ministres et premiers ministres et Emmanuel MACRON qui ne l’oublions pas est à l’origine comme conseiller et secrétaire général adjoint de l’Elysée puis ministre de l’économie de ce qui a incité François Hollande à mettre en place notamment le CICE, le pacte de responsabilité ruineux et sans effets notables sur l’emploi et la loi Travail dont les incidences sur la protection des travailleurs sont inadmissibles.

    Pour mémoire un ou deux extraits du discours du Bourget où il a lancé sa candidature :

    « ...Présider la République, c’est refuser que tout procède d’un seul homme, d’un seul raisonnement, d’un seul parti, qui risque d’ailleurs de devenir un clan. Présider la République, c’est élargir les droits du Parlement.... »... « Présider la République, c’est choisir les femmes, les hommes qui gouverneront la France en respectant leurs compétences, et d’abord celles du Premier ministre. »

    Ce qu’il n’a pas fait tout au contraire. Au lieu de rassembler, il a méprisé Bayrou, Mélenchon, les communistes sans le soutien desquels il n'aurait pas été élu au deuxième tour. Il a choisi celles et ceux qui ont gouverné avec lui pour mettre en place sa politique soi-disant réformatrice mais en réalité indigente, celle d’un clan qu’il a formé autour de lui et a failli à « réenchanter le rêve français » comme il l’annonçait le dimanche 16 octobre 2011 à 21 h 30 en tant que vainqueur de la primaire socialiste : « C’est le rêve français que je veux réenchanter ». « Je mesure la tâche qui m’attend, elle est lourde, elle est grave. »

    C’est à la fin de ce quinquennat que la situation est grave car on est très loin des lendemains qui chantent pour les français qui risquent de se retrouver avec un dirigeant de la république qui sera celui de la droite archaïque austère et réactionnaire ou de l’extrême droite ségrégative, destructrice des libertés et de notre économie.

    L'enjeu est de taille et comme il y a peu à attendre de celui qui sera désigné dimanche par le deuxième tour des primaires socialistes, il est temps de faire le nécessaire pour se mobiliser mais pas pour n'importe qui et en dehors du parti socialiste... J'y reviendrai car cela demande des explications.

    PRIMAIRE DU PS: HAMON VS VALLS.

    (auteur PublicDomainPicture, CC0 domaine public)

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