• Vacances scolaires : le début de la réflexion repoussée en 2015…pour changer en 2017?

     Vacances scolaires : le début de la réflexion repoussée en 2015…Alors que la « nouvelle  semaine »  se met en place avec nombre de couacs dans un  certain nombre de communes, on reparle du serpent de mer des vacances scolaires.

    Quand je dis « couacs » ce sont les incidents, les situations ou les dysfonctionnements constatés sans doute dus à la précipitation avec laquelle certaines communes ont mis en place des activités sans véritable concertation avec les enseignants et les parents et sans projet global éducatif étudié avec tout le sérieux et le temps nécessaire.  

    (A sea serpent from Olaus Magnus' book Historia de Gentibus Septentrionalibus, domaine public)

    On pourra utilement lire un article qui en donne quelques exemples significatif sur le blog « Chroniques d’une école ordinaire » : http://chroniquesduneecoleordinaire.wordpress.com/2013/09/18/reforme-des-rythmes-scolaires-revue-de-presse-sept-2013/

    ou les réactions du collectif de Paris "« Prenons le temps pour nos enfants ! »http://fr.scribd.com/doc/169313410/Rentree-calamiteuse-tract-rentree2013-docx

    Et bien d’autres exemples encore pourraient être cités.

    Pour certaines communes, la mise en place n’a rien à voir avec  une amélioration ni des rythmes scolaires ni des rythmes tout court et cela se résume, comme je le disais dans mon article précédent, à une réduction de temps scolaire journalier d’environ ¾ d’heure reportée le mercredi je jour le plus mauvais choisi pour les rythmes veille sommeil. Ces trois- quarts d’heure sont remplacés par des activités qui sont diverses et variées et parmi lesquelles on retrouve même dans certains endroits l’aide aux devoirs ou l’étude. Mais il paraît que les devoirs  sont interdits !  

    La modification des rythmes hebdomadaires  est,en bref, bien plus un fiasco qu’une réussite dont on peut se féliciter comme le ministre le fait. 

    Ce n’est pas comme cela que l’on va améliorer l’équilibre de vie des enfants.

     

    Pour en revenir aux vacances scolaires...                                                               

    Vacances scolaires : le début de la réflexion repoussée en 2015…pour changer en 2017?on vient d’apprendre que le calendrier est fixé jusqu’en 2017 et qu’on étudiera les rythmes des vacances scolaires à partir de 2015.

    Les lobbies sont-ils passés par là ?

    Après le fiasco des rythmes hebdomadaires, va-t-on vers le fiasco des rythmes annuels ?

    C’est à craindre.   

    Le changement c’est…pour plus tard…peut-être.

    C’est tout de suite qu’il faut commencer à étudier le sujet en lien avec de  nouveaux programmes qui permettront alors de déterminer le nombre d’heures annuels de cours nécessaires pour les enseigner.

    Je ne puis que redire mon sentiment exprimé ici même  en octobre 2012 alors que l’espoir d’une vraie refondation était encore possible.  Je réajuste mes propos à la lumière des nouvelles données d’une refondation qu’on a lancé à la va vite comme je le disais récemment dans mon article précédent.

             

           

    (auteur ChrisDHDR,licence Creative Commons paternité – partage à l’identique 3.0 (non transposée) )

     

    Si les préoccupations  des vacances doivent venir en concordance avec  l’essentiel à savoir les contenus de l’instruction, la pédagogie, les rythmes journaliers, ceux de la semaine et de l’année, c’est dès maintenant qu’il faut réfléchir à la remise en question de l’existant pour faire une vraie refondation des rythmes et ne pas en rester aux schémas obsolètes habituels.

    Je l’ai déjà écrit. On doit  partir pour cela de l’optique que ce n’est pas la quantité et donc notre nombre d’heures de travail annuel qui est le plus important. C’est prouvé quand on voit les meilleurs résultats obtenus dans d’autres pays comme par exemple  la Finlande (608 heures annuelles pour les 7 à 8 ans, 640  pour les 9 à 11 ans), le Japon (709 heures et 770,  l’Allemagne  (635 et 790).    En France c’est  840  pour les 7 à 8 ans et 902 pour les 9 à 11 ans.  « Dans le primaire entre 2001 et 2006, la France est passée du 18e au 27e rang, avec 32% des écoliers français jugés faibles ou très faibles pour une moyenne européenne de 25%. »(OCDE 2010) »

    Il faut donc avant toute chose considérer la qualité de ce qui sera fait durant ces heures, avec la cohérence et le contenu nécessaire des programmes.

    Il faudrait entre aussi entre  autres examiner ou revoir 

     -      la journée scolaire qui doit avoir une durée progressive et qui augmente en fonction de l’âge des élèves »  (ce qu’on ne trouve pas dans la loi)

    -       les rythmes de la semaine non pas en tenant compte de la préoccupation « étroite » des adultes des 4 jours et demi, du samedi ou mercredi matin libéré mais en en fonction du nombre d’heures annuel d’enseignement qui aura été décidé et en cassant le cadre rigide actuel institué par le décret qui dessert l’autonomie des équipes pédagogiques.

    Mais il ne faut pas oublier que la refondation sera d’abord pédagogique.

    Et là, pour le moment le train n’a même pas démarré concrètement pour y aller sauf en ce qui concerne les grandes déclarations. Où est la programmation des moyens sur le court, moyen et long terme pour y parvenir ?  

    Nombre de points font question quant à la détermination du gouvernement pour mettre en place une refondation véritable. En voici quelques uns mais j’en passe…

    Vacances scolaires : le début de la réflexion repoussée en 2015…Il reste à mettre en place une formation initiale et continue des enseignants de haute qualité en y mettant les moyens. Pour le moment je ne suis pas convaincu de la direction prise par ce qui est en train de se mettre en action (voir entre autres mon sentiment dans un de mes articles de juin 2013 http://quaiducitoyen.eklablog.fr/refondation-de-l-ecole-quel-avenir-2-a91985793  )

     Il semble bien qu'une fois de plus il est visé le court terme au détriment d'une vraie réforme de la formation. Il ne sert à revient  de faire des ESPE qui feront la même chose ou peu s’en faut que les IUFM. On  continue de s’enliser dans les « masters », les savoirs académiques  au détriment d’un véritable apprentissage d’un métier. Le recrutement à Bac 4 voire 5 est une hérésie qui ne permet en rien d’avoir en fin de compte des vrais professionnels destinés à apprendre aux élèves. Il ne suffit pas d’avoir des connaissances, Il faut encore savoir les transmettre. Il faut un recrutement à Bac+1 ou 2 pour entrer dans une vraie école de formation au métier d’enseignant.  

     

    J’y reviendrai. 

    Vacances scolaires : le début de la réflexion repoussée en 2015…La grande difficulté scolaire est laissée à l’abandon. Elle  doit pourtant être traitée dès qu’elle apparaît, grâce à l’intervention d’enseignants spécialisés : La situation des RASED n’a pas évolué positivement depuis « l’ère Darcos ». Si on observe ce qui se passe actuellement dans certains départements (et par exemple dans le Nord que je connais bien) cela a plutôt l’air de se diriger vers un assèchement des structures. Il y aurait paraît-il trop d’élèves pris en charge ! A se demander si on ne veut pas supprimer insidieusement les RASED alors que rien n’est mis en place pour traiter autrement « la grande difficulté ».   Pour ce qui concerne le recours à des dispositifs de soutien scolaire pendant la classe : où est le changement ?

     

    Il faut donc bien sûr revoir les programmes, les matières obligatoires des programmes, les objectifs que l’on se fixe et la cohérence de ces programmes, des acquis de la maternelle à la terminale. C’est en cours mais de quelle manière ?  Je redis que j’ai des doutes quand je vois la composition obsolète du conseil supérieur des programmes que j’avais qualifié cela de mépris des acteurs du terrain … Si on estime que le conseil doit être « Supérieur », tel qu’il semble qu’il sera  composé,  il n’en a que le nom. Cette composition augure mal, en effet, de la suite et du résultat.  Il eut fallu commencer tout de suite la refonte de ces programmes. Car c’est à partir de cette refonte qu’on pourra choisir le nombre d’heures annuelles de travail des élèves en fonction de leur âge et des acquis nécessaires. (Voir aussi sur http://quaiducitoyen.eklablog.fr/refondation-de-l-ecole-quel-avenir-2-a91985793 )

     Où va-t-on?

    Vacances scolaires : le début de la réflexion repoussée en 2015…pour changer en 2017?Quand on voit ce qui se passe sur le terrain véritable des écoles, je crois que la refondation est donc plus que mal partie si le ministre et le gouvernement continuent de ne pas être en phase avec la réalité.

    Le projet de refondation actuel n’est pas mené comme il le faudrait à savoir avec détermination, réflexion véritable et réalisme. 
    (voir mes articles précédents notamment en juin 2013)

     

     

    L’erreur a été  d’en rester sur les seuls aspects réducteurs 

    -      du rythme hebdomadaire 4 jours et demi avec mercredi matin travaillé (le samedi étant une dérogation!)

    -      des vacances d’été, les zonages

    comme cela se  fait depuis le début des travaux sur la refondation et qui ne sont que des préoccupations d’adultes ou de lobbies divers et variés qui masquent les véritables changements à faire.

    Il n’y a aucune analyse et réflexion fine des situations vécues des enfants et des parents. Et quand cette analyse existe, on la balaie d’un revers de décret comme pour les rythmes de la semaine.

    On oublie donc  tout simplement les élèves, les difficultés quotidiennes  des parents  et celles des enseignants au profit d’organisation théoriques dépassées qui ne permettront en rien que la refondation se fasse, bien au contraire. 

    Le courage pour révolutionner vraiment en y mettant les vrais moyens est absent.

    Sans doute préfère - t-on faire des sondages pour savoir qui préfère le mercredi ou le samedi pour cautionner l’aberrante nouvelle semaine de 4 jours et demi plutôt que d’étudier avec les acteurs de terrain notamment ce qu’il faudrait faire pour véritablement agir afin  que nos enfants aient un meilleur équilibre de vie au quotidien.  

    On est en train dans ce domaine de reculer plutôt que d’avancer car on prend en aucune manière en considération l’ensemble des problèmes quotidiens et familiaux. On se contente de superposer des « mesurettes », dispositifs et « machins divers » désuets  sans entrer vraiment dans le vif du sujet comme celui de commencer à examiner  les  aberrations  de notre société pour un changement en profondeur. Pour le moment,  on favorise les intérêts supérieurs de l’économie, des marchés et de la consommation au lieu de réfléchir et à agir pour changer vraiment la vie des citoyens de manière positive  pour "un mieux vivre.

     

    Bref, il manque un vrai projet global  de société qui met l'humain au centre des préoccupations  et dans lequel s’inclut le projet d’une Ecole pour l’avenir.  

     

    Patrick PATTE

     

     

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