• LE PÊLE-MÊLE DES INFOS D'OCTOBRE 2019 - 3

    Suite de mes réactions à propos de certaines infos de ce mois d’octobre.  Nous resterons en France où se prépare la vente de certains de nos biens nationaux c'est-à-dire des biens de tous les françaises et français.

    L’équipe des finances d’Emmanuel Macron, Bruno LE MAIRE et  Gerald DARMANIN   veulent-ils faire comme  Dominique de Villepin, sous la législation Chirac?  Ce premier ministre  a vendu les autoroutes au privé avec toutes les conséquences que nous subissons et allons subir encore pendant longtemps au niveau des péages aux tarifs que j'estime abusifs  et en enrichissant anormalement les actionnaires de ces compagnies d’autoroutes qui, de plus, sont souvent liées aux entreprises qui font les travaux sur les dites autoroutes?

    La question se pose.

    LE PÊLE-MÊLE DES INFOS D'OCTOBRE 2019 - 3

    (Image partomwieden de Pixabay)

     Privatisées pour faire rentrer, en son temps,  de l’argent frais dans les caisses du pays en éludant les incidences financières futures,  les autoroutes ne sont plus guère contrôlées par l’état, ni les travaux, ni les prix du péage. 

    Avec la vue à court terme de nos dirigeants de cette époque,  notre pays a en réalité perdu des milliards de revenus.  Ce n’est pas moi qui le dit mais les observateurs et des économistes et  la Cour des Comptes qui fait nombre de remarques sur le sujet encore aujourd’hui.

    Avec  la vente des aéroports de Paris,  la Française des Jeux et ENGIE de l’ » argent frais » va certes aussi rentrer dans les caisses  mais nous allons devoir renoncer à des revenus  substantiels générés dans les années à venir. De plus, avons –nous le droit d’abandonner  des points stratégiques de contrôle de notre pays comme celle des transports par avion ou même de l'énergie ou des jeux de hasard?

    Qu’en est –il ? Ces opérations seront-elles du même tonneau que la privatisation des autoroutes ?

    Emmanuel Macron essaie de trouver de l’argent pour réparer ses erreurs de gestion.  «  Il est coincé par ses choix politiques... et son sectarisme idéologique notamment économique et social. » En effet, le problème me semble  être l’incapacité d’Emmanuel Macron de revenir sur nombre de ses décisions budgétaires et fiscales dans lesquelles il s’est enferré pour se retrouver lui-même pris au piège de ne  pas avoir anticipé qu’il pourrait y avoir des résistances à sa politique comme l’a été le mouvement des « Gilets jaunes », comme l’est celui des « urgences en grève » et sans doute bientôt celles qui se mettront en action comme pour la réforme des retraites… ».  Emmanuel  Macron doit arrêter sa politique économique, fiscale et sociale inepte en cessant de gaspiller l’argent public dans des jeux  de poker et de bonneteau  irresponsables et considérer les vraies priorités du pays et de ses habitants : santé, pauvreté, logement, développement durable, éducation, recherche… De l’‘argent il y en a… magique ou pas , il suffit de bien l’utiliser. Ce n’est pas ce qu’il a fait jusqu’à présent. Les privatisations sont une nouvelle erreur et une mauvaise nouvelle pour nos finances.  Mais tout cela je l’ai déjà dit (Voir entre autres http://quaiducitoyen.eklablog.fr/comme-hollande-macron-joue-au-poker-avec-l-argent-public-1-sur-2-a144741706)

    LA CASSE A MACRON : LES AIDES SOCIALES

    LA PRIVATISATION DES AUTOROUTES, LE RETOUR

    Si on ne revient à la privatisation des autoroutes, constat a été fait que la gestion profite surtout aux actionnaires.

    Remontons un peu le temps. Cela me prendrait des pages et des pages pour retracer l’historique de l’opération perdante  pour l’état  et gagnante pour les actionnaires des concessionnaires. 

    Un excellent résumé très précis de l’« histoire » de cette privatisation a été fait par France Culture que l'on trouvera sur le lien suivant :  https://www.franceculture.fr/economie/autoroutes-dans-les-coulisses-dune-privatisation-tres-controversee  .

    On y trouvera aussi des acteurs qu’ont été sous la mandature Hollande,  Emmanuel  Macron, Ségolène Royal ou même Elisabeth Borne, actuelle ministre des transports et de l’environnement. De la continuité... A lire et apprécier.

    Initiée en 2002 par le gouvernement Chirac-Jospin, terminée  en 2005-2006 par Chirac-Villepin cette privatisation  est une manne financière   pour les actionnaires des sociétés  qui les ont obtenues. Il faut savoir que jamais nous ne récupérerons nos biens autoroutiers, les politiques de tout bord ayant laissé faire ou parfois même facilité une situation dont pâtissent les usagers de ces autoroutes du fait des prix pratiqués en constante augmentation.  L’état ne contrôle plus rien.  

    Déjà, dans   un rapport publié le 28 juillet 2013 , la Cour des comptes jugeait, que l’État n’a  jamais fait le poids pour contrôler les opérations : « La négociation des avenants aux contrats de concession et le suivi par le concédant (le ministère des Transports) se caractérisent par un déséquilibre au bénéfice des sociétés autoroutières.  « Le décret de 1995 garantit aux sociétés concessionnaires une hausse annuelle minimale des tarifs de 70 % de l’inflation […] Mais les hausses observées sont nettement supérieures à ce seuil, notamment chez SAPN, ASF et Escota. » Et de noter que pour Escopa par exemple, l’augmentation progressive des tarifs  de dix centimes en dix centimes  a été en moyenne de 2,2 %, à savoir toujours au-dessus de l’inflation, sauf de 2007 et 2010.

    En 2009, la Cour des Comptes avait estimé que l’Etat avait vendu ces autoroutes à   60% de leur   valeur : 10 milliards d’euros étaient donc abandonnés au profit des quelques sociétés concessionnaires et de leurs actionnaires.
    De quoi se poser des questions sur les privatisations des biens nationaux. 

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    (Charles de Gaulle Airport, Remi Jouan - CC BY 3.0)

    LA VENTE d’ADP, DE LA FRANÇAIS  DES JEUX et  d’ENGIE.

    Pas facile d’avoir des informations fiables mais en cherchant bien on trouve et les questions se posent effectivement tant au niveau des motivations du gouvernement qu’au niveau financiers.  Petit tour d’horizon…

    La loi PACTE " fourre tout" proposée par Bruno Le Maire va nous réserver encore des surprises ne serait-ce que pour la facilitation des privatisations pour l'état.

    Dans ce cadre, quand les décret seront publiés, seront donc  privatisés Aéroport de Paris (ADP), la Française des Jeux (FDJ) et Engie (ex GDF), l’État se séparant de nombre d’actions dans ce dernier cas.

    Bruno Le Maire a déclaré en 2018 : « l’État n’a pas vocation à diriger des entreprises concurrentielles ».  Un peu court comme argument  et de nature tout à fait doctrinaire à la mode libérale alors que dans le même temps l’état contrôle déjà d’une manière ou d’une autre 57% de l’économie ce qui permet quand même de pouvoir un peu peser sur la marche des choses à défaut d’agir.

    Une phrase toute faite qui n’explique rien des motivations réelles de ces privatisations puisque nombre de questions n’ont pas de réponses.

    D’après la doctrine, le Privé gère mieux que l’Etat certaines structures qui ont été privatisées.

    Il est amusant de constater une similitude des arguments émis aujourd’hui et en 2005 par le ministre des finances de l’époque, un certain Thierry Breton et le premier ministre Dominique De Villepin  pour justifier la privatisation : au nom de la "modernisation des infrastructures" et du "désendettement de la France."

    Des arguments tout aussi peu convaincants que ceux d’aujourd’hui.

    Pour ce qui est de la modernisation, on ne voit pas bien ce qu’apportera la privatisation à ADP, à la Française des Jeux et à ENGIE sauf à ce que l’état ne contrôlera  plus rien et laissera faire les sociétés concessionnaires .

    LE PÊLE-MÊLE DES INFOS D'OCTOBRE 2019 - 3

    (Image par Лечение наркомании de Pixabay)  

    Pour ce qui est de la française des Jeux, le ministre déclare : « Je souhaite que la Française des jeux redevienne l'entreprise des Français ».  Ha bon ? Cette française des Jeux appartient bien à l’état et donc déjà  à tous les français avec les revenus qui vont avec. Ce n’est que de la poudre aux yeux et n’est pas un argument si ce n'est pour privilégier certains français qui auront les moyens d'acheter les actions. Pour les autres...ça ne leur appartiendra plus.

    Les privatisations rapporteraient 15 milliards d’euros.

    Pour ce qui est du désendettement, 5 de ces milliards seraient consacrés au remboursement de la dette :  Pour mémoire celle-ci est de 2 300 milliards d’euros ! En quoi ces 5 milliards feront la différence? Ça n’est pas sérieux. Un coup de pipeau de plus...

    Les autres 10 milliards seraient utilisés pour créer un fonds d’investissement dit « de rupture » qui  rapporterait chaque année à l’Etat ... 250 millions d’euros.

    Actuellement les 3 entreprises que l’on veut vendre rapportent 800 millions par an et sans doute plus dans l'avenir. N’y aurait-il pas là comme une incohérence ?

    Il faut donc entrer dans le détail de ces privatisations pour se rendre compte de la réalité.
    J’y ajouterai le processus d’abandon à la concurrence de nos barrages hydro-électriques ce qui pose le problème de notre stratégie de la diversification de nos sources de  production électrique et notre politique pour une  transition énergétique contrôlée.

    Ce sera l’objet de mes prochains billets.

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    (Image par Magnascan de Pixabay)


     

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