• Humeurs du début de semaine

    Humeurs du début de semaine Quelques mots pour exprimer l’humeur que j'ai au fil des jours en suivant l’actualité apparente, très apparente de nos médias: rythmes à l'Ecole, la démission du pape,le scandale des requins de la malbouffe, l'aide alimentaire européenne, ...

    J’aurai aimé avoir matière à me réjouir.  Mais à part le vote positif du mariage pour tous...on reste sur sa faim.

    Mais restons optimiste !

     

     

    (image auteur SPUI, domaine public) 

     RYTHMES SCOLAIRES .

    Oui, encore, je sais j'abuse !

    Mardi, grève des enseignants notamment ceux du premier degré pour refuser une réforme des rythmes non adaptée et qui demandent le report à 2014  du début de la mise en place. Ils ne veulent pas, selon leur expression,   d’un « bricolage » à la va vite.  Ils ont raison. Le problème est qu’il faudrait que tout  le monde soit sur la même longueur d’onde, enseignants, parents, collectivités locales qui réagissent pour certaines d’entre elles et, à mon sens, elles aussi avec raison pour dire qu’il faut prendre le temps et trouver les moyens pour en faire la mise en place en 2014.

    Les argumentations divergent. Un seul point commun dans tout cela : la rentrée 2013, c’est trop tôt, il faut attendre la rentrée 2014. Ne pas entendre cela c'est être sourd.

    Humeurs du début de semaine Je propose donc au ministre Vincent Peillon de saisir l’occasion de reconnaître qu’il est allé trop vite et que son décret est mal ficelé (j’en ai exposé les raisons dans  mes précédents écrits). C’est l’’occasion de  lancer une grande campagne d’information sur le sujet en mettant en avant les vraies mesures qui pourraient être bénéfiques pour les enfants : semaine de cinq jours, travail le samedi, … au lieu de s’arque bouter sans convaincre personne  sur des vérités plutôt confuses et contradictoires. Il n’est pas indigne d’accepter ce que beaucoup veulent : du temps.

     L’information faite, les débats pourront s’ouvrir sur le terrain. Actuellement, ils sont inexistants dans nombre de communes. Tout ce qu’on entend ce sont des enseignants et des parents qui disent avec raison qu’ils ne sont pas consultés, des collectivités locales qui hésitent car ils cherchent des moyens ou qui prennent des décisions autoritaires d’organisation. Tout cela met à mal la construction de véritables projets d’organisation du temps hebdomadaires. On ne parle pas de contenus de l’organisation mais seulement de moyens de mettre en place des  coquilles vides de l’essentiel :   l’intérêt véritable de l’enfant.
    Monsieur PEILLON, il n’est pas trop tard pour remettre de l’huile dans la machine de la refondation sinon elle va continuer de se gripper et s’arrêter en chemin ce qui serait dommage pour nos enfants.

    LE RENONCEMENT DU PAPE BENOIT XVI.

    (fumée noire de la chapelle Sixtine, 2005, auteur Vdp, domainepublic)

    Humeurs du début de semaine L’athée que je suis n’a pu passer à côté de l’annonce de cette démission tant elle a pu parasiter nos écrans, nos radios, nos journaux. 

    Je  reconnais que, de la part du « souverain pontife »,  c’est un geste intelligent que d’avoir admis qu’il ne pouvait plus assumer sa charge qui effectivement doit être pesante. Il a agi en conséquence. C’est bien. De là à en faire un évènement  extraordinaire même si cela ne s’est pas produit depuis dix siècles, me semble exagéré tout comme certains commentaires qui voient en cette démission la modernité de ce pape. N’oublions pas quand même que, comme ses prédécesseurs, Benoit XVI a été celui qui a  retiré l’excommunication des religieux  intégristes ce qui est un comble pour un pape dit « moderne ».Il  a rejeté la contraception sous toutes ses formes, n’a en rien fait avancer  le célibat des prêtres ou la prêtrise pour les femmes. Les homosexuels restent toujours des parias pour l ‘Eglise. Moderne …vous avez dit moderne ? Attendons le prochain Pape pour apprécier si l’Eglise se débloquera un peu de son intemporalité.

    LE CHEVAL, LES PLATS CUISINES ET TOUTI QUANTI

    Là,  on a une «  info » qui concerne la vie de tous et chacun. Un nouveau scandale de la bouffe industrielle qui met en évidence les  jeux européens voire mondiaux de la finance avec notre  alimentation. Le problème n’est pas seulement que l’on ait remplacé le bœuf par du cheval mais que l’on ait trompé les consommateurs sur le contenu de ce qu’ils mangent. C’est l’exemple même d’un manque de législation volontaire de l’Europe sur le contrôle de l’agro-alimentaire pour ne pas gêner tous ces « traders de la malbouffe » qui veulent nous faire déguster de la « merde » dont on ne connaît ni la qualité ni la provenance. Tout cela pour en faire des profits.  A quoi servent les services de la communauté européenne ? Cela ressemble étrangement à la carence de cette même Europe lors de l’affaire des OGM. A quoi servent les commissions européennes comme l’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) censées évaluer et  nous protéger de la toxicité des aliments que l’on met sur le marché européen ?

    Cette tromperie de grande envergure est très bien organisée à tel point que même le ministre de l’agriculture, Stéphane LEFOLL dit, avec honnêteté d’ailleurs,  en découvrir les méandres tentaculaires.  Lui, il ne savait peut-être pas mais il devrait questionner les technocrates conseillers ou spécialistes de son ministère qui sont là depuis des lustres  et qui auraient peut-être dû l’informer.  S’il eux non plus ne  connaissent pas la complexité du fonctionnement des diverses filières, on est en droit de s’inquiéter. Je lui souhaite, au ministre et à ses deux autres collègues, courage et grande détermination pour le combat européen qui l’attend s’il veut vraiment faire changer les choses.

    Qu’il ne se laisse pas abuser  par les  promesses   « molles »du type de celles faites  face à la puissance des lobbies des OGM américains mais exigent de vraies mesures de sécurité, d’encadrement et de contrôles et l‘interdiction de spéculer sur tout ce qui se mange.

    Humeurs du début de semaine

    (Eugène DElacroix, oeuvre dansle domaine public; photo The Yorck Project: 10.000 Meisterwerke der Malerei, GNU Free Documentation License.)

    Je sais bien, on pourrait dire : qu’a-t- on besoin d’acheter des plats tout préparés (surgelés ou non) ! C’est vrai. Pas si facile cependant. La vie fait que, parfois, on est content, dans l’urgence, d’avoir un plat congelé tout prêt à sortir parce qu’on n’a pas pu faire les courses et concocté « un petit plat maison » fait avec des produits frais. Pour cela, il faut pouvoir faire confiance aux contrôles que devraient avoir nos institutions censés nous protéger. On se pose la question de savoir qui est protégé : les consommateurs ou les requins de la finance ?
    Ne soyons pas extrémistes: il y a des producteurs de produits surgelés qui contrôlent.  Le problème est de   savoir ce qu’ils peuvent vraiment contrôler. On s’aperçoit bien que la chaîne est trop complexe pour que les contrôles  soient efficaces quoi qu’ils disent.  

    Pourquoi aller chercher du cheval en Roumanie ? Pourquoi un tel circuit pour une malheureuse barquette congelée dont il faudrait trouver les produits sur place, en France par exemple ? Le choix, depuis des années, d’un politique de casse de nos productions agricoles - qui peut d’ailleurs se comparer à la désindustrialisation - en est en grande partie la cause.  

    Pour lors, il est sûr qu’il faut continuer de cuisiner à la maison au maximum. Pour le surgelé, un peu de distance et de lecture d’étiquettes s’imposent. Mais il faudra très vite que le gouvernement prenne des mesures pour que le consommateur s’y retrouve et sur les étiquettes et sur les contenus des barquettes qui sont souvent d’ailleurs, quel que soit le prix payé, pauvres en viande, riches en graisses, en eau et autres ingrédients qui pèsent mais n’apportent pas grand-chose au niveau nutritionnel.

    Allez, bon appétit quand même !

    LE MARIAGE POUR TOUS

    C’est voté ! Il était temps, après tout ce « cirque parlementaire » indigne. Que la vie continue et que celles et ceux qui veulent se marier...

    N’en parlons plus.

    L’AIDE ALIMENTAIRE DES PLUS DEMUNIS : LE PROCHAIN SCANDALE EUROPEEN

    Curieusement, on n’ entend pas beaucoup parler des incidences de la diminution du budget global européen sur l’aide alimentaire.

    Les 27  pays sont parvenus à un accord  qui  implique une baisse   du budget pour l'ensemble de la période 2014-2020 soit 908,4 milliards de dépenses réelles .C'est   le budget de la Politique agricole commune (PAC) qui est en baisse, ainsi que  celui de la solidarité envers les territoires défavorisés de l'Union !

    La France a su limiter la casse dans ces deux domaines  mais cet accord marque le frein à  la compétitivité de l'économie européenne et l’affaiblira.  Il y a urgence à changer le fonctionnement de l'Europe qui entraîne ses peuples à la dérive.

    Humeurs du début de semaine L’aide alimentaire a été réinscrite grâce en partie à l’intervention de la France. Néanmoins, les associations caritatives ont du souci à se faire pour l’avenir et surtout les personnes qui bénéficiaient de cette aide indispensable, vitale. En effet, si la baisse du budget de l’Europe est  de 3%  par rapport à la période 2006-2013, la baisse du budget pour l’aide alimentaire est de 40% ! En effet  le soutien à l'aide alimentaire aux plus démunis chuterait donc  à 300 millions d'euros par an, contre 500 millions dans le précédent budget de l'UE.
    Cette aide de 3,5 milliards d’euros sur 7 ans, si elle était maintenue ne représenterait que 0,37%  du budget européen pour les années 2014 à 2020 !  Autant dire que les 2,1 milliards d’euros « octroyés » sont une misère dont devraient avoir honte les dirigeants des pays qui composent l’ « Union ». L’Union de quoi d’abord ?

    Le budget doit être soumis au parlement européen en juillet 2013. 

    Aux députés européens de montrer qu’ils sont solidaires des 18 millions des plus fragiles de nos euro concitoyens !  

    (Sligo famine,14/06/2006,Original uploader was Maelor at en.wikipedia,, domaine public)

                                                                                                                                     Ce n’est pas gagné !

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