• 4 JUILLET 2017 : EDOUARD PHILIPPE A L’ASSEMBLÉE NATIONALE - 1 sur 4

    J’aurai pu intituler ce billet 67 comme le nombre de députés qui ont voté CONTRE la CONFIANCE au gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe.
    67 qui se font le relais de l’avis de millions de  français sur le programme sur lequel a été élu par défaut Emmanuel Macron.
    67 pour des millions d'électeurs qui ne sont pas représentés comme ils le devraient à l'assemblée nationale.  Sauf évènement extraordinaire cela durera encore 5 années...au moins.

    4 JUILLET 2017 : EDOUARD PHILIPPE A L’ASSEMBLÉE NATIONALE - 1 sur 3

     

    (Logo assemblée nationale française domaine public)

    LES RÉSULTATS ET LES POSITIONNEMENTS

    Nombre de votants : 566     Exprimés : 437  

    370 ont adopté.

    67 est le nombre de ceux qui ont voté contre.

    219 c’est le vote de ceux qui se sont abstenus.

    La majorité des POUR a été annoncée comme acquise grâce aux députés « godillots » du pouvoir. Pas de surprise.

    Il y a eu beaucoup d’abstentions. S’ABSTENIR a une signification.

    On peut s’abstenir pour laisser passer ce avec quoi on est d’accord tout en ne voulant pas apparaître de l’être.

    Ce fut le cas par exemple sur la loi qui a modifié les règles de l’élection présidentielle où les hypocrites ne sont pas venus voter un texte indigne. 20 députés sur 577 ont participé au vote! (http://quaiducitoyen.eklablog.fr/comment-est-votee-une-loi-par-20-deputes-a-l-assemble-nationale-a125534872)

    Il se peut que le député hésite, ne trouvant pas à son goût nombre de mesures qu’il juge inefficaces...

    Ou alors on laisse « une chance » au gouvernement.

    Ou alors on est pour mais on ne peut le montrer puisqu’on s‘est annoncé dans l’opposition...

    Il paraît que tout cela s’appelle la démocratie sauf que cette chambre ne représente plus grand-chose aux yeux des français qui verront bientôt se profiler la facture à payer pour l’ordonnance du docteur Philippe.

    Pour infos donc les votes des députés (Source site de l’Assemblée nationale)

    http://www2.assemblee-nationale.fr/static/15/scrutin2017_07_04.pdf

    Cela permet d’éclaircir un peu la position de certains groupes et députés vis à vis du pouvoir et voir dans quel état d’esprit sont les « troupes » des groupes traditionnels comme le PS et les Républicains.

    Je note :

    Les 67 « contre » se répartissent en 17 sur 17 pour la France Insoumise, Groupe de la Gauche démocrate et républicaine (dont les Communistes) 12 sur 16, Non inscrits (dont le Front national)  10 sur 17, Groupe Nouvelle Gauche (Ex PS) 5 sur 31, Groupe les républicains : 2 sur 100.

    Un seul groupe a donc voté unanimement contre, celui de la France Insoumise. Il est étonnant que le groupe de la Gauche démocrate et républicaine n’ait pas eu cette unanimité (cela serait dû aux Ultramarins sauf 1).

    Les 370 « pour » se répartissent en LREM 305 sur 314 (certains ne pouvant voter étant ministres), Les républicains 1, Groupe du Mouvement Démocrate et apparentés (MODEM et autres) 46 sur 47, Groupe Les Constructifs (républicains, UDI, indépendants) 12 sur 35, Groupe Nouvelle Gauche : 3 sur 31 (Guillaume Garot, David Habib et Hélène Vainqueur-Christophe), 3 non inscrits issus du PRG (Jeanine Dubié, Olivier Falorni et Sylvia Pinel).

    Je remarque donc que pour le groupe PS, il y a beaucoup d’abstentions (23 sur 31). Cela signifie donc que ce groupe qui se dit de la "Nouvelle  gauche" n’est pas capable d’avoir une position claire vis à vis de la politique d’Emmanuel Macron. 3 ont aussi voté « pour ».

    Cela confirme que le parti socialiste est dans une dérive idéologique majeure. Benoit Hamon qui n’a pas été élu n’aurait d’ailleurs pas relevé le niveau compte tenu de son action actuelle de mise en place d’un nouveau mouvement et ses attaques répétées et gratuites vis à vis de la France Insoumise qui ne lui laisse guère d’espace. Il continue de jouer le jeu de la division à gauche. Pas sûr qu’il en sorte gagnant. Il sera à mon sens vite oublié car très seul.

    La division règne dans les rangs des Républicains avec néanmoins une forte abstention (75 sur 100) ce qui pourrait vouloir dire que l’on est dans une position d’attente par rapport aux mesures annoncées qui sont pourtant pour l'essentiel clairement de droite. C’est d’ailleurs toute la tactique d’Emmanuel Macron qui se reflète dans son choix de Premier ministre et ceux qui sont aux commandes des finances ( Lemaire et Darmanin ex Républicains).

    23 ont quand même voté contre.

    4 JUILLET 2017 : EDOUARD PHILIPPE A L’ASSEMBLÉE NATIONALE

    (Le pupitre de vote des députés à l'Assemblée nationale auteur, Benoit-caen Travail personnel , CC BY-SA 3.0)

    LA DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE DU PREMIER MINISTRE

    Ma première observation a trait à l’affirmation faite par Edouard Philippe d’avoir lu tous les discours de politique générale de ses prédécesseurs depuis 1959 sauf, paraît-il, celui d’Edith Cresson seule femme premier ministre de la Cinquième république. S’il l’a fait c’est sans doute qu’il avait besoin peut-être de se rassurer avant que de se lancer dans l’écriture. Mais c’est aussi qu’il a du temps à perdre. Cela me semble beaucoup de travail pour pouvoir citer comme référence Jacques Chaban Delmas et Michel Rocard. Ne sommes nous pas dans une autre époque, une nouvelle ère comme le dit si bien le président Macron qui estime que c’est avec lui que tout commence .

    Ce qui était attendu c’était sa déclaration pour une politique générale adaptée à la réalité de notre temps.

    Pour ma part je ne m’y suis pas retrouvé. J'y reviendrai.

    Après le discours du Président de la république, Le Premier ministre  se devait bien entendu de traduire dans les intentions de faits les orientations philosophiques de ce dernier. Ce qu'il a fait avec plus ou moins de précisions selon les sujets.

    Comme je le disais quand j’examinai les programmes des candidats aux élections présidentielles, je retrouve dans les mesures économiques distillées par le premier ministre, un manque d’audace et d’ambition dans l‘investissement qui ne peut être à même de relancer sérieusement la création d’emplois par une politique économique basée sur des incertitudes de relance de la compétitivité par des mesures qui n’ont pas fait la preuve de leur efficacité. Les mesures ne me semblent ni moderniser l’économie ni révolutionner celle-ci.

    Il y a un manque de recherche de financement autre que des économies sur les services publics.

    Je note qu’apparemment nombre de mesures vont être reportée pour cause de 3% européen. Il faut faire des économies... Pas sûr que ça plaise à certains e ceux qui ont voté MACRON pour son programme.

    Haro donc sur les retraités avec l’augmentation sans contrepartie de la CSG.

    Haro sur les dépenses publiques et donc les services publics, les fonctionnaires...

    Curieusement je ne note pas de  mesures de restrictions quant aux dividendes des actionnaires ni un grand plan de lutte contre la fraude fiscale. Un oubli?

    Pas très révolutionnaire tout cela, n'est-ce pas? 

    4 JUILLET 2017 : EDOUARD PHILIPPE A L’ASSEMBLÉE NATIONALE

    (Auteur geralt, Pixabay, domaine public)

    QUELLES QUESTIONS, QUELLES RÉPONSES?

    Les questions à aborder sont multiples. Pas sûr que le premier ministre y ait vraiment répondu dans l’intérêt des français mais peut être plutôt dans l’intérêt de certains français dans le cadre d’une doctrine libérale traditionnelle.

    Je vais donc rechercher dans ce qu’a dit le premier ministre ce qui me semble véritablement répondre de manière détaillée et concrète à ce que j’estime le plus juste pour tous les français.

    Car, en bref pour ce que sont les difficultés à vaincre dans notre pays, il faut répondre à un certain nombre de questions qui me semblent essentielles plutôt que de servir des recettes qui pourraient être des cataplasmes sur des jambes de bois comme je l'ai ressenti  pour l'économie ou dans le domaine de la fiscalité ou de l’éducation.

    La pauvreté, le travail, le chômage : de quelle manière les inégalités sociales seront-elles être prises en charge pour aller vers un mieux vivre pour chaque citoyen ? Où se situera pour chacun d’entre eux la justice sociale par exemple ? Le projet économique est –il rigoureux et juste ? Les mesures fiscales annoncées sont elles justes ? Mis à part les discours, quelles actions concrètes en tant que France en Europe va-t-on effectivement faire pour sortir de la situation actuelle de la technocratie Bruxelloise qui fait tout et parfois n’importe quoi au nom de règles obsolètes comme celle des 3%.

    Quel vrai projet pour l’école ? la culture ? Comment assurer la sécurité des citoyens sans entrer dans le sécuritaire permanent que l’on semble déceler dans le futur projet de loi sur la sécurité? Les solutions de renouveau pour notre système démocratique sont –elles bien adaptées à la réalité de notre pays ?

    La révolution annoncée par le Président est-elle effective ? J’ai quelques doutes qu’il faut lever...ou pas. Pour la révolution, cela me semble raté...

    Sur tout cela je reviens donc bientôt...

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