• LÉGISLATIVES : LA GAUCHE EN DÉSORDRE DE BATAILLE

    Première précision: Je mets en dehors du qualificatif  "GAUCHE" toutes celles et ceux du parti socialiste, François Hollande compris, qui, ministres, secrétaires d'Etat, députés ou sénateurs ont soutenu la candidature d'Emmanuel Macron ou se sont ralliés à lui au premier , au second tour ou après qu'il soit élu. Je m'en suis déjà expliqué par ailleurs.

    (http://quaiducitoyen.eklablog.fr/edouard-philippe-premier-ministre-a-droite-droite-a130172020

    On y est donc : vendredi le dépôt des candidats à l’élection législative sera clos.
    Dans les circonscriptions, on voit, tout sourire, celles et ceux qui vont,à gauche,  dossier à la main déposer leurs papiers pour être sur la liste des candidats.
    Et pourtant il n’y a pas lieu de sourire...
     

    LÉGISLATIVES : LA GAUCHE EN DÉSORDRE DE BATAILLE

    (auteur 95C, CC0 domaine public)

    A gauche, la machine à perdre s’est remise en route et de manière pire que pour les présidentielles.

    Car, à deux jours du dépôt des candidatures, force est de constater que les responsables nationaux de La France Insoumise, EELV, Le Parti communiste, Le parti de Gauche et autres ...n’ont pas été fichus de se mettre d’accord pour se rassembler sous une bannière commune, proposer un accord de gouvernement et présenter des candidats communs au premier tour des législatives.

    C’EST LA FAUTE À L’AUTRE...

    Quand on regarde les diverses péripéties, déclarations, réunions, reculades, exigences des uns et des autres...les électeurs de gauche apparaissent comme le dernier soucis de ces dirigeants de partis et mouvements qui devraient donner l’exemple d’une union pour gagner. Ils ne le font pas.

    Qu’on ne nous parle pas de divergences programmatiques...Tout cela est du pipeau. Les convergences peuvent permettre de faire un pacte de gouvernement.

    Non, on veut conserver son étiquette et surtout ses financements pour l’avenir.

    LÉGISLATIVES : LA GAUCHE EN DÉSORDRE DE BATAILLE

    (auteur FelixMittermeier, CC0 domaine public)

    La machine à sous électorale doit marcher à plein : La loi stipule que tous les partis qui ont obtenu au moins 1% des voix dans plus de 50 circonscriptions obtiennent 1,68 euros par voix et par an, durant cinq ans.

    Pourtant tout cela pourrait être résolu par une caisse commune. Mais non chacun veut son dû y compris au prix de l’échec de tous et en premier chef des électeurs de gauche.

    Qu’on ne me dise pas le contraire ou alors qu’on me le prouve.

    Quitte à programmer la désillusion complète et l’écœurement des électeurs de gauche vis à vis de ces pratiques d’appareils, c’est la division qui a été choisie.

    Dans ces conditions, il est inutile de clamer que la gauche aura la majorité à l’assemblée nationale. C’est faux illusoire et trompeur...

    Face à un candidat d’« En marche ! », un candidat LR, et un du Front National, les électeurs de gauche auront un vaste choix entre trois, quatre voire cinq ou six candidats : EELV, le PS, La France Insoumise, le PC, le parti de Gauche, ensemble, sans compter dans certains coins des candidatures « citoyenne » et des candidatures sauvages.... Irresponsable!

    Déboussolés, voire découragés les électeurs de gauche qui savent prendre, eux, leurs responsabilités voteront donc pour le candidat de leur chapelle qui aura peut-être quelques députés.

    LA DIVISION DE LA GAUCHE C’EST RESTREINDRE SA PRÉSENCE AU DEUXIÈME TOUR

    Un rappel d’importance : pour être au second tour un candidat doit recueillir au oins 12,5% des électeurs inscrits. Plus il y a de candidats de gauche dans une circonscriptions plus les suffrages se fractionnent et moins on a de chance de pouvoir obtenir ce pourcentage.

    Dans un précédent article j’avais dit : Le grand bazar s’organise...

    « Entre Jean-Luc Mélenchon et le Parti Communiste, il semble que les accords ne sont pas à l’ordre du jour. Le leader de la France Insoumise a déclaré hier son mouvement comme le premier opposant au projet politique d'Emmanuel Macron. Marine le Pen fait de même. »

    J’avais relayé un certain nombre de chiffres : Le 23 avril, Marine le Pen est en tête dans 216 circonscriptions sur 577, Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête dans 67 circonscriptions. Emmanuel Macron est arrivé en tête dans 240, François Fillon dans 54.

    D’où la nécessité qu'il y avait d’une gauche unie pour assurer d’être nombreux à concourir au deuxième tour.

    Avec la division des partis et mouvements de gauche cités plus haut la donne change.

    Pour être qualifié pour le second tour, il faut 12,5% des électeurs inscrits.

    LÉGISLATIVES : LA GAUCHE EN DÉSORDRE DE BATAILLE

    ( boulier écolier auteur Mcannac — Travail personnel, GFDL)

    Dans combien des 577 circonscriptions la gauche serait-elle éliminée dès le premier tour si elle demeure divisée ? Où pourrait-elle se maintenir si, au contraire, elle se présente unie ?

    Pour avoir la majorité à l’assemblée il faut 289 députés.

    Des calculs ont été faits avec précision dans chaque circonscription, qui montrent qu’avec une hypothèse d’abstention équivalente à celle de 2012 soit environ 40% :

    « La gauche serait présente au second tour dans 240 circonscriptions et serait éliminée dès le premier tour dans 337 circonscriptions. »

    Dans ce cas, même dans l’hypothèse très optimiste que les 240 soit élus, il n’y a pas de majorité de gauche.

    «  Un accord France insoumise, PCF, écologistes et aile gauche du PS permettrait à ses candidat·es de se qualifier dans 240 circonscriptions supplémentaires, laissant 97 éliminé·es (hypothèse d’un report des voix Mélenchon-Hamon au prorata du premier tour de la présidentielle). »

    Cette hypothèse par le jeu des quadrangulaires, triangulaires ou autre permet d’avoir plus de chance de faire élire une majorité de gauche même si le combat serait rude.


    EN CONCLUSION

    Inutile d’aller plus loin ce n’est pas le combat qui a été choisi sauf prise de conscience de dernière minute ou révolution de terrain qui ferait que les candidats seraient assez censés pour faire l’union de la gauche dans les circonscriptions en passant outre les considérations nationales.

    A la lumière de ce que je remarque dans les circonscriptions de la zone géographique où je réside ça n’est pas gagné...

    Les « chapelles » ont donc préféré compter les points. Qu’elles se rassurent, elles auront de quoi subsister pendant cinq ans...on se demande pour quoi faire car ils ne pourront gouverner.

    Elles auront pris leurs responsabilités. Les enjeux nationaux ont pris le pas sur le grand rassemblement à gauche.

    Je prendrai les miennes aussi en votant comme au premier tour des présidentielles.

    MACRON et la droite ont déjà gagné les élections et auront leur majorité à l’assemblée nationale. Le nouveau Président va apparaître aux yeux des français comme celui qui met en place le renouvellement alors qu’en réalité il va poursuivre la politique de régression des acquis sociaux et la libéralisation de nombre de secteurs de notre pays comme l’éducation, l’université et la santé.

    Lamentable !

    Dernière minute : Le nouveau gouvernement vient d’être nommé: 18 ministres, 4 secrétaires d'État pour mettre la France "En Marche!"...

    J’y reviendrai.

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