• BREXIT... 1 sur 2

    BRITAIN EXIT… ce doit être la signification de ce qu'on a entendu à l'infini sur toutes les chaînes de télé, radio et lu dans nos quotidiens durant des jours avant le vote de nos voisins d'outre manche.
    Le verdict du peuple britannique est tombé. Ce sera en effet EXIT

    Depuis, chaque jour on mange du « BREXIT » à toutes les sauces et pas forcément les meilleures.

    Les conséquences pour les Britanniques eux-mêmes sont amplement commentées...

    Vite on s'empresse de savoir si cela nous sera bénéfique sur le plan économique

    Et pour l'Europe, quels impacts?

    BREXIT...

    (image Stuxn, Pixabay, CC0 domaine public)



     

     

     

    Tout cela s'emmêle tandis qu'on nous distille que la séparation de la Grande-Bretagne d'avec l'Europe prendra du temps...selon les sources 2 ou 10 ans… Pour certains de nos politiques dont les français il faut aller vite, pour d'autres, dont l'Allemagne il faut prendre le temps… politiques nationales obligent qui montre bien la fragilité de l'Europe qui a été jusqu'ici incapable d'avoir une politique commune basée sur la mise en commun d'objectifs acceptés par les peuples et pour les peuples.

    LE PEUPLE ANGLAIS...

    Nos amis Anglais eux -mêmes ont bien l'intention de le prendre ce temps et en premier chef celui qui a lançé l'idée du référendum, le travailliste David Cameron, puisqu'il laissera le soin à son successeur, en septembre, de régler les «formalités» de départ après avoir demandé à l'Europe d'appliquer l'article 50...

     

    BREXIT...

    Triste coup de poker ou comment jouer avec le feu par mauvaise connaissance du terrain.
    En grande -Bretagne comme en France, la technocratie politique est à côté de ses pompes.

    Qui lui succédera? L'ancien Maire de Londres, Boris Johnson, après une campagne pour le Brexit vient de déclarer forfait sans doute parce qu'il n'a, en réalité, pas  de propositions pour sortir de l'Europe. La course a donc commencé au sein du parti conservateur.

    Ce référendum ne fait pas, comme en France, force de loi. Il n'est que consultatif et  la décision appartient maintenant au parlement anglais qui fera envoyer, quand il le voudra, la lettre d'intention de sortie de la communauté européenne. Car ce n'est que quand la Grande-Bretagne l'aura demandé, qu'on lui appliquera l'article 50 de la constitution qui permet de sortir de la CEE.

    Il faut dire qu'il y a de quoi réfléchir avant que de se lancer quand on voit déjà quelques incidences concrètes et lourdes pour le royaume uni :

    - la baisse du cours de la livre sterling de plus de 10 %

    - l'affolement habituel des marchés dont les répercutions se font sentir sur toutes les places boursières et qui fait se poser question sur Londres , place emblématique de la finance internationale qui voit ses bases peut-être s'ébranler.

    - les réactions venant d' Ecosse et d'Irlande qui ont voté POUR le maintien et qui posent la question de la séparation d'avec l'Angleterre et le Pays de Galle, mettant en danger justement le Royaume Uni qui pourrait ne plus l'être...uni.

    C'est peut-être pour les Anglais, la plus mauvaise incidence que de se fragiliser comme nation au sein d'un monde où justement on a besoin de se rassembler.

    Le parlement anglais doit- il se précipiter pour ne pas laisser l'incertitude planer sur l'avenir face aux marchés financiers toujours impatients et une Europe qui montre son vrai visage celui des intérêts particuliers des nations dans une Europe à la direction libérale au service des intérêts des lobbies financiers. Un grand bazar qui montre bien que l'Europe n' a pas su se construire pour les peuples mais bien pour le dieu argent avec les soi-disant équilibres à respecter qui ont installé l'austérité et la casse des acquis sociaux comme cela est en train de se faire en France sous les directives de la commission européenne que veulent appliquer les dirigeants des pays dont le nôtre.

    BREXIT...

    (image Clker-Free-Vector-Images , CC0 domaine public)

    Les deux derniers présidents de la république , Sarkozy et Hollande ont montré leur faiblesse face à une Allemagne qui en réalité gouverne. Ils ont contourné le NON au projet de constitution européenne du peuple français du 29 mai 2005, rejeté à 54,67% .

    Faisons un peu d'histoire pour remettre les pendules à l'heure et réactiver la mémoire face à un François Hollande et à un Nicolas Sarkozy qui sont tous deux - sans le dire -en campagne présidentielle pour 2017.

    Aucun des deux n'a su donner le poids qu'il fallait à la France pour influer sur le cours d'une autre construction de l'Europe, celle qui permet la solidarité sociale et politique entre les nations pour un avenir commun face la mondialisation et à la sauvegarde de notre environnement :

    En signant,en 2009, le traité de Lisbonne qui régit actuellement le fonctionnement de l'Union européenne, Sarkozy par conviction libérale , Hollande par une incapacité à négocier pour le faire changer ont été ceux qui contribuent à l'échec de la construction de l'Europe soumise au dictat de la finance et de la technocratie.

    Le PS et l'UMP d'alors ont disqualifié le projet européen au sein de l'opinion. Le texte qui avait été rejeté a quand même été adopté "modifiée" au congrès à Versailles. Et la main dans la main! Car sans les voix du PS de l'époque, Nicolas Sarkozy était obligé de retourner à un référendum. Certains diront, le PS n' a pas voté majoritairement POUR. Mais il n'a surtout pas voté majoritairement CONTRE. Il aurait pourtant pu à lui seul avec 360 voix faire échouer la révision de la constitution puisqu'il fallait pour cela qu'il y ait au moins 358 suffrages exprimés CONTRE. (Car 893 – 358 = 535). (la Constitution française ne peut être modifiée que si elle obtient une majorité des trois cinquièmes des SUFFRAGES EXPRIMÉS par les députés et sénateurs.)
    Regardons les chiffres:

    Sur les 204 députés socialistes et apparentés :

    17 ont voté POUR, 91 ont voté CONTRE, 93 se sont ABSTENUS et 3 N’ONT PAS VOTÉ

    Sur les 96 sénateurs socialistes et apparentés :

    15 ont voté POUR, 30 ont voté CONTRE mais 49 se sont ABSTENUS et 2 N’ONT PAS VOTÉ

    Sur les 300 parlementaires socialistes et apparentés (204 députés + 96 sénateurs), il y a donc eu : 32 voix POUR, 121 voix CONTRE, 142 ABSTENTIONS et 5 NON PARTICIPATION.

    Pour aider à faire que la constitution soit modifiée, il suffisait donc de manière hypocrite qu'il y ait des abstentions en nombre... Ce qui a été fait.

    Le refus par les français de  l’orientation libérale de la construction  de l’Union européenne au profit d' une Europe sociale est totalement ignorée par le gouvernement d'alors, Sarkozy et les députés socialistes dont François Hollande, député et secrétaire du parti socialiste. Tout est dans le détail...

    Et ça dure : On en reparle en 2016, à l'heure du Brexit car les français n'ont pas oublié... pour une fois. Personne n'est dupe des déclarations de Sarkozy et Hollande pour changer cette Europe qu'ils ont contribué croient-ils à fortifier avec la Chancelière Allemande en imposant des règles technocratiques d'austérité pour les peuples au service d'une idéologie libérale de mauvais aloi. J'y reviendrai dans le détail...

    La loi EL KHOMRI, en est un des exemples de l' application de cette idéologie nuisible aux peuples... et la manière dont François, Hollande et le premier ministre Manuel Valls ont défendu une loi imposée sans vraie concertation préalable et permis sans majorité politique son adoption en force au parlement, est significatif de leur attachement aux orientations technocratiques européennes qu'ils ne combattent pas.

    Tout cela montre bien que les institutions européennes sont malades et incapables de faire une Grande Europe sociale et politique au service des ses habitants. Elle n'a su faire que des « accords » fondés sur une économie à dominante libérale au lieu de de donner les moyens de rassembler les atouts des pays pour faire face au mondialisme qui existe et qu'on ne peut ignorer. Le résultat est que nous avons au sein de l'Europe le dumping social, des populations exploitées contre les autres, aucune défense cohérente et coordonnée à la remorque de l'OTAN que Nicolas Sarkozy a réintégré et que François Hollande n' a pas eu le courage de quitter pour proposer autre chose qui permette l'autonomie européenne.

    BREXIT...

    La bataille commence non entre les Anglais et l'Europe mais bien entre les pays européens eux-mêmes. La peur s'insinue chez les technocrates de Bruxelles. L'exemple du Royaume dés- Uni ne va-t-il pas faire boule de neige vers d'autres pays?

    Pourtant l'Europe est nécessairement à reconstruire politiquement autrement et c'est incontournable face aux géants comme les USA, la Chine, la Russie ou même l'Inde. L'Europe politique doit aboutir pour prendre des décisions communes : monnaie, défense, salaires, aéronautique, espace, éducation, solidarité sociale…

    Le référendum sur le BREXIT a été une ineptie dont on voit bien l'utilisation limite quand on veut faire d'une consultation sur un sujet d'une telle importance un enjeu pour l'avenir d'un pays alors que l'information habituelle des politiciens est tronquée laissant les électeurs à la merci du populisme qui au "Royaume uni" a gagné .

    Le référendum n'est qu'une façade démocratique quand son utilisation est faite à mauvais escient par des politiciens dont le soucis réel n'est pas pour améliorer le sort des populations mais bien leur ré élection ou leur "aura" personnelle. Le premier ministre britannique s'est permis de jouer au poker. Il a perdu pour lui et le Royaume Uni et ses habitants.

    Le référendum n'est pas fait pour que les bookmakers organisent des paris.

    J'y reviens....

     

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