• 23 NOVEMBRE 2020: LE COVID NE DOIT PAS FAIRE OUBLIER LE RESTE

    Au fil du temps, en relisant quelques uns de mes billets, je me suis aperçu que le COVID 19 ne se contentait pas d’essayer de contaminer nos corps, il occupe trop nos esprits à tel point que je me m’aperçois que j’en oublie de penser à d’autres évènements qui se passent autour de nous dans le monde et en France.

    J’ai laissé passer par exemple la détérioration des relations  entre la France et la Turquie et je n’ai même pas dit un mot sur les élections présidentielles américaines , le terrorisme qui a frappé le sol français, le professeur d’histoire assassiné, la pauvreté qui monte, les tentatives  menées au parlement pour saper le droit à la presse de faire son métier, les sénateurs qui « travaillent »pour faire passer l’âge de la retraite à 63 ans, la diminution des APL pour nombre d’allocataires, la fraude au chômage partiel, la candidature déclarée de Jean-Luc Mélenchon à la prochaine présidentielle…  J’en oublie sans doute mais je vais régénérer ma vigilance.  Pendant  qu’on nous « bassine » à longueur de journée avec les chiffres, mises en scène politiciennes, problèmes et autres péripéties autour de la COVID 19, certains  pendant ce temps là œuvrent aussi à d’autres choses qui  nous tomberont un jour sur le « paletot » alors qu’il sera trop tard pour réagir.

     

    HUMEURS DE DÉBUT NOVEMBRE 2015

    LES ÉLECTIONS AMÉRICAINES

    J’ai suivi ce qui a amené Joe BIDEN à la victoire et Donald TRUMP à nier sa défaite, ce dernier donnant au monde entier l’image d’un homme imbu de son pouvoir et ne voulant pas le quitter, mauvais perdant qui cherche tous les moyens juridiques pour contester l’élection qui à l’évidence a été emporté largement par son adversaire . Les recours juridiques tombent  un à un. Donald TRUMP affirme que l’autre a triché, mettant même en cause le système électoral américain, tout ceci sans pouvoir apporter de preuves et comme si le système électoral américain était pourri et avec lui celles et ceux qui l’organisent.
    Je ne sais ce que sera la  mandature de BIDEN.  J’ai quand même le sentiment que ce sera différent que de supporter, y compris sur la scène internationale, un TRUMP complètement imprévisible, grossier, insultant, sans aucun respect pour celles et ceux qui ne pensent pas comme lui et le critiquent, affirmant des stupidités ou des énormités . Il n’est qu’à   citer son comportement et ses propos ahurissants sur la COVID 19 pour s’en convaincre. 

     Il est heureux que les électeurs américains soient venus voter en grand nombre pour apporter une large majorité au candidat démocrate. Malgré cela, Donald Trump continue d’affirmer qu’on lui a volé la victoire. Mais ses derniers espoirs de rester à la Maison Blanche jusqu’en 2024 viennent de tomber : la perte définitive de la Géorgie et celle annoncée du Michigan porte un coup  fatal à ses recours juridiques. Sans ces deux États, il lui impossible de gagner assez de grands électeurs pour renverser le résultat.

    Avec une participation historiquement haute, le nombre de voix recueillies par les deux candidats n’a jamais été aussi élevé. Le président élu, le démocrate Joe Biden, a rassemblé 79,5 millions de voix contre 73,6 millions pour le républicain Donald Trump. Il faut bien dire que ce dernier a dépassé en 2020 le record détenu en 2008 par Barack Obama, qui avait recueilli 69,5 millions des suffrages. On peut dire qu’il y a eu un sursaut de nombre d’électeurs qui sont venus voter dans un camp et dans l’autre.

    23 NOVEMBRE 2020:  LE COVID NE DOIT PAS FAIRE OUBLIER LE RESTE

    Image par Jackie Ramirez de Pixabay

    Le constat est quand même que les américains sont très divisés avec des conceptions de deux Amériques très différentes et donc un fossé important qui les sépare.  Le nouveau président aura du boulot s’il veut  ramener à plus de raison les américains opportunistes, guerriers et racistes, supporters de TRUMP.
    L’accord sur le climat sera-t-il sauvé ? Il faut l’espérer. Ce serait une première bonne nouvelle pour le monde. Les américains auront gagné sans doute une politique de lutte contre le COVID 19 mais le nouveau président ne pourra agir qu’à partir de janvier ce qui est tard. Dans le domaine de la santé  Joe BIDEN a annoncé qu’il poursuivrait l’œuvre de BARAK OBAMA pour assurer une meilleure égalité de soins aux américains. Quant au reste, attendons de voir à l’œuvre la nouvelle équipe qui devra faire face aux lobbies importants qui ne s’intéressent qu’aux profits à court terme et que l’avenir de la planète n’intéresse pas.

    Même si Trump ralentit le processus de passation du pouvoir, il  ne peut rien faire pour empêcher Biden de présider mais, qu’on ne s’y trompe pas,  il  peut encore faire parler de lui aujourd’hui et dans l’avenir pour continuer de diviser en profondeur les américains. Près de 74 millions d’américains ont voté pour lui ce qui n’est pas rien.
    Cet homme au comportement  difficilement qualifiable a montré une triste image de ce qu’est aussi l’Amérique. Sa manière de contester le résultat de l’élection a porté un coup à la crédibilité de la démocratie américaine et à son système électif.

    Le nouveau Président et à la Vice-Présidente Kamala Harris qui jouera sans doute un rôle important à ses côtés, ont du pain sur la planche.
    A suivre...

    ALERTE..ALERTE..ALERTE

    (D'après Sirène d'alerte incendie à Saucats-33 - Als33120 — Travail personnel - CC BY-SA 4.0)

    SUR LE SOL FRANÇAIS…

    L’ électoralisme bat son plein et les « coups en douce » se multiplient. Sur ces derniers je reviendrai par ailleurs.

    Electoralisme de la part de celles et ceux dont le président du sénat qui défendent, de manière inconséquente, l’ouverture des églises et le retour à la messe. J’en ai parlé dans un précédent billet.

    Electoralisme de la part des élus qui défendent le fait qu’il faut rouvrir les restaurants et les bars.

    Et ce week-end les fêtes privées battaient elles aussi leur plein de nouveau dans le même bâtiment que la semaine dernière et ailleurs à Paris. Simplement, quand je vois que nombre de citoyens doivent vivre chaque jour  socialement dans des conditions difficiles avec un logement où la promiscuité règne et qu’ils ont du mal à se protéger de fait du virus, on comprendra que l’attitude de ces fêtards qui s’exposent inutilement me dégoute. 

    Le président doit parler mardi pour annoncer ce qu’on sait déjà. Il a pris soin de faire une interview ce week-end auprès du JDD pour annoncer ce que nous ne savons donc pas encore… LOL.  Il prépare le terrain. 

    Le nombre de pauvres augmente chaque jour et les associations se débrouillent avec ce qu’elles ont encore dans leurs réserves qui sont celles du prochain hiver. On en parle à la télé. Les « restos du cœur » toutes associations confondues  sont ouverts à plein et ne désemplissent pas eux.

    Ce sont des étudiants, des chômeurs mais aussi des intérimaires ou des  auto entrepreneurs et artisans qui sont dans les files pour « manger ». Selon les associations caritatives, la crise sanitaire a fait basculer dans la pauvreté un million de Français, qui s’ajoutent ainsi aux 9,3 millions de personnes vivant déjà au-dessous du seuil de pauvreté.  

    Le nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire a bondi d’environ 30 % dans les grandes métropoles et de 25% sur tout le territoire.

     Faut le savoir pour s’en rendre compte. Je ne dis pas que les autorités ne font rien. Est-ce suffisant ? Seules les associations sur le terrain peuvent le dire. Pour l’instant ça va. On verra à l’usage et quand l’hiver sera bien là avec son lot de misères supplémentaires notamment quand il s’agira de mettre à l’abri, avec les précautions nécessaires pour que la contagion ne s’étendent pas,  ceux qui sont sans logement. A espérer qu’on ne s’en préoccupera pas en dernière minute et que pour une fois on aura anticipé un plan qui je l’espère est déjà à l’étude. Il n’y a pas que le plan vaccinal à prévoir. Et dans ce cadre d’ailleurs, il serait bon que toutes les personnes précaires, mal logés, sans toit fassent partie des prioritaires pour la vaccination.

    La crainte est que l’urgence sociale dure même après la disparition de l’épidémie car beaucoup n’auront pas la facilité de se remettre en selle…
    Que faudra-t-il faire ?  Telle est la question qu’il faut déjà se poser, gouvernement en tête au lieu, comme par exemple certains sénateurs le font, voir de quelle manière on va mettre la retraite à 63 ans ou comme sous l’impulsion du ministre de l’intérieur auprès des  députés profiter de la situation actuelle pour faire avancer une loi dite de « sécurité globale » … qui n’a aucune urgence.

    J’y reviendrai.

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     Image par AD_Images de Pixabay

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