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POLE EMPLOI ET LE RESTE...
L’organisation des structures de l’Etat est-elle suffisamment efficace pour rapprocher l’emploi de ceux qui le cherchent ou des entreprises qui cherchent des travailleurs qualifiés... ? Le gouvernement s’est-il posée la question de voir de quelle manière pôle emploi est opérationnel pour suivre les chômeurs et les rapprocher efficacement des entreprises demandeuses?
Pas sûr...
Un point réel est qu’il manque du personnel qualifié pour certains postes. Ce n’est pas nouveau. Alors pourquoi François Hollande n’a-t-il pas lancé un grand chantier formation dès le débit de son mandat au lieu de le faire en ce mois de janvier 2016 ? Aujourd’hui, nous aurions des résultats avec des professionnels formés pour les postes à pourvoir. Cependant ces postes ne sont pas si nombreux qu’on le dit faute de pouvoir être créé notamment dans les petites entreprises qui, elles, auraient eu besoin d’être mieux aidées.
LE PACTE DE RESPONSABILITÉ
Je suggère de remettre en cause le pacte de responsabilité et d’arrêter les frais. Je le disais dans un de mes articles sur le sujet le 22 février 2014 (http://quaiducitoyen.eklablog.fr/pacte-de-responsabilite-suite-a106621548 ) :
"Coïncidences, tests ou préparation du terrain ?
LES PRISES DE POSITION DU MEDEF
Elles sont dans la droite ligne du grand espoir de la manne des 50 milliards sans contreparties qui propulse donc certains dirigeants patronaux du MEDEF à en vouloir encore plus.
"Pour eux, l’annonce du pacte de responsabilité et les 50 milliards semble être la perspective du « Grand Soir » de la victoire pour flexibiliser le marché du travail sans contreparties, affaiblir les protections du salarié ou du chômeur, laisser le statut des stagiaires en l’état sous prétexte qu’on doit « déstresser les patrons » soumis à des règles difficiles qui font perdre du temps mais quitte à stresser plus les salariés ou les chômeurs.
Mieux, 50 milliards ne suffisent pas. Il est souhaité 60 milliard d’ici 2017 soit 35 milliards en abaissement du coût du travail et 25 milliards en abaissement des impôts. La réalité est que le Medef annonce la création d’un million d'emplois sur cinq ans contre 100 milliards d'euros de baisse de cotisations et d'impôts mais ne veut pas s'engager par écrit sur des objectifs chiffrés. Il s'engage par contre à "diffuser l'esprit d'entreprendre au sein de la sphère publique "! Super, quelle belle promesse ! A croire que cet esprit ne règne donc pas chez les chefs d’entreprises. Le Medef s'engage à "contribuer à la simplification de l'environnement législatif et réglementaire", " à "élaborer une vision argumentée d'une France qui gagne en 2020" et à "lancer dans les branches une dynamique commune d'objectifs concrets spécifiques".
Beaucoup de « baratin » là aussi et peu de propositions concrètes si ce n’est alléger les charges. Mais à quoi serviront effectivement les allégements? Flou, mystère, ambiguïté sur les résultats."
Et bien, on y est quelques deux ans plus tard.

(auteur U.S. Air Force photo, Un Lockheed MC-130 éjectant des leurres, domaine public)
Il y a là encore quelques milliards qu’on peut sauver pour agir dans le cadre d’un nouveau ciblage de la lutte pour créer de l’emploi. Car non seulement les milliards de l'irresponsable pacte de responsabilité n'ont créé aucun emploi mais le chômage perdure. Où est le contrôle de l’utilisation de l’argent distribué sans aucune contrepartie ?
Dire comme d’aucuns « que le travail coûte cher » parce que les charges de ceux qui travaillent doivent payer ceux qui ne travaillent pas est une ineptie. Quid de la solidarité nationale pour ceux qui n’ont plus de travail ? Il vient d’être prouvé aussi que le coût du travail en France est égal voire même inférieur à celui de l’Allemagne.
Le vrai problème est plutôt que le territoire français soit attractif et qu’il y ait de bonnes infrastructures de transports par exemple. Et ça c’est de la responsabilité des élus nationaux et régionaux et de ceux qui nous gouvernent que de prendre les moyens d’impulser une telle politique. Bien sûr, il faut que le marché soit ouvert et peut-être que certaines de nos entreprises, les plus grandes souvent, ne se sont pas assez remuées ou n'ont pas su faire évoluer leurs stratégies face à la mondialisation pour investir des marché extérieurs.
Que l’on cesse donc de dire que le travailleur français coûte cher ! C’est un peu facile.

Le problème du chômage est aussi dû à certaines entreprises qui emploient des travailleurs « détachés » non déclarés ce qui représente quand même près de 300 000 travailleurs (Rapport très bien fait du Sénat que l’on peut trouver ici page 18 : http://www.senat.fr/rap/r12-527/r12-5271.pdf). Ce n’est pas rien. Que fait-on réellement pour y pallier en l’absence d’un nombre suffisant d’inspecteurs du travail?
Et si on parlait de dividendes dégressifs, histoire d’utiliser l’adjectif à la mode ? Le coût de certains dividendes excessifs versés aux actionnaires de certaines grandes entreprises freine l’investissement pour le développement et l’embauche.
Où en sont les mesures contre les inégalités fiscales honteuses de certaines grandes entreprises qui échappent légalement au véritable impôt qu’ils devraient payer alors que les PME et PMI payent « plein pot » et galèrent.
Cette injustice fiscale est bien celle voulue par les parlementaires et les gouvernements successifs, non ?
LE CICE DOIT AUSSI ÊTRE REVU ET CORRIGÉ.
En effet, on peut citer des chiffres édifiants d’un grand groupe pharmaceutique (SANOFI) qui aurait fait en 2014, 34 milliards de chiffres d’affaires soit une augmentation de 5%, augmenterait ses bénéfices de 7 milliards net, et aurait rémunéré ses actionnaires à hauteur de 3%. Comment expliquer donc qu’en touchant 29 millions d’euros en 2014 dans le cadre du CICE, il trouve encore le moyen de licencier en 2014 au moins 1500 personnes en CDI ? Il continue pour 2016.

(Geralt, Pixabay, CC0 domaine public)
Au second trimestre 2014, selon le mensuel « Alternatives Économiques » (numéro d’octobre 2014), on peut constater que les entreprises françaises ont distribué 40,7 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires (30% de plus que l’exercice précédent !). Il parait que selon l'INSEE, le taux d'inflation est quasi nul d'où le blocage des retraites, des salaires des fonctionnaires, une baisse du taux du livret A... Cherchez l'erreur...
Cela peut donc amener à une nouvelle piste : celle du coût du capital pour l’entreprise et pas seulement celui du travail qui est le seul pris en compte par le CICE puisque l’objectif est d’en abaisser le coût. Et si on abaissait donc ce coût ?
Et si on aidait plutôt de manières plus ciblées les entreprises qui jouent le jeu de la création d’emploi et notamment celles qui démarrent ou qui veulent investir.
C'EST CADEAU...
Voila donc des pistes, non exhaustives, pour cesser de gaspiller les finances publiques et les réorienter avec plus d’efficacité et de contrôle là où c’est nécessaire et préserver l’assurance des chômeurs qui ne sont pas responsables de la pénurie de l’emploi. Si l’état n’applique pas la solidarité dont il devrait être le garant, à quoi sert-il ?
Halte au gaspi !
Oui, va falloir réagir... car les grandes manoeuvres électorales sont en cours tant de la part du président Hollande que des autres "Les Républicains", le Front national... En ligne de mire : les présidentielles d'où tout ces débats qui font le Buzz mais qui n'apportent rien de concret à la situation de la France et des français mais participent de la conquête du pouvoir en 2017.
J'y reviens bientôt.