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LE GOUVERNEMENT BAYROU…

Il est donc constitué.

François Bayrou a comme Michel BARNER fait ce qu’il ne fallait pas faire à savoir s’occuper d’un casting qui certes est un peu différent mais n’aboutit qu’à un gouvernement sans avoir un programme à mettre en œuvre, programme qui aurait dû être élaboré et discuté avec l’ensemble des députés des divers groupes, tout au moins ceux du front républicain.
En conclusion on se dirige de nouveau vers une nouvelle impasse et sans doute vers une nouvelle censure et la chute du gouvernement.

 

DES MINISTRES NE FONT PAS UN PROGRAMME 
 

Une fois donc encore, c’est le casting qui est privilégié. Dans cette équipe on trouve des LR, des personnalités du bloc central et aucun membre issu des autres partis à savoir ceux qui composent le NFP.
Bayrou n’a pas su rassembler autour d’un projet commun minimum et s’est contenté de faire comme Barnier pour avoir des ministres de LR dont certains reconduits et des ministres issus du bloc central. Les « poids lourds » n’y changent rien.

 

LE RN A CONTINUE DE FAIRE DU CHANTAGE A LA CENSURE

Et ça marche toujours...

Sans argumentation valable aucune par rapport à certaines personnalités qui pouvaient nommés être ministre, le RN a fait des fixations par exemple sur Xavier BERTRAND. Ainsi du côté de Marine Le Pen on met en garde contre la nomination du Président de la Région Haut de France  au poste de garde des Sceaux en affirmant que "la pression pour une censure sera difficile à contenir"… et Bayrou , tout comme Barnier, cède aux exigences du RN.

UN GOUVERNEMENT BARNIER BIS

Le gouvernement Bayrou n’est ni plus ni moins qu’un gouvernement BARNIER bis  consolidé par quelques « poids lourds » comme les qualifient les médias. Cela ne changera pas grand-chose dans le déséquilibre de la balance de l’ assemblée qui penche toujours vers une inaction des députés à travailler sur un projet politique minima consensuel qui puisse permettre à la France d’avoir un budget cohérent basé sur des recettes et des dépenses réalistes qui ne précipitent pas notre pays vers un accroissement de sa dette et une mauvaise image vis à vis des prêteurs dont nous avons besoin pour financer notre économie.
La solution est simple mais nos élus ne sont pas capables de la mettre en œuvre : plus de recettes en allant chercher par l’impôts les fonds là où ils se trouvent en appliquant la justice fiscale nécessaire. Dans le même temps restructurer notre fonctionnement étatique en préservant notre système social protecteur et en améliorant nos services publics en matière de santé et d’éducation. Ça n’est pas impossible. Là est le programme à mettre en place. Encore faut il en avoir le courage politique et ne pas se contenter de croire qu’on peut faire illusion en continuant comme avant sans rupture. Il suffit que François Bayrou propose à la gauche les concessions nécessaires pour que celle-ci accepte de ne pas censurer et que des partis comme LR abandonnent leurs « lignes rouges » ineptes d’un autre temps alors qu’ils sont ultra minoritaire dans l’opinion qui veut plus de justice sociale et fiscale.

François Bayrou doit choisir. Son choix actuel est exactement celui de son prédécesseur et donc il constitue un gouvernement qui est composé de nombre de ministres du gouvernement Barnier auquel il ajoute des soi-disant poids lourds comme d’anciens premier ministre et notamment, Elisabeth Borne, celle qui a fait voter la retraite à 64 ans avec un 49.3. Un comble ! Un vilain pied de nez aux français qui ont rejeté cette réforme !

Bref, Bayrou constitue une équipe dite « resserrée »de 35 ministres en conservant 19 ministres du gouvernement Barnier (entre autres Bruno Retailleau toujours ministre de l’Intérieur, Catherine Vautrin, Sébastien Lecornu, Rachida Dati , Jean-Noël Barrot, Agnès Pannier-Runacher, Annie Genevard ). Il y ajoute nombre de personnalités des précédents gouvernements Macron comme Gérald Darmanin et fait appel au « revenant » Manuel Valls comme caution de gauche à laquelle il n'appartient pas avec François Rebsamen ex ministre hollandais qui a quitté le parti socialiste depuis des lustres.

De qui se moque - t-on ? Il s’agit ni plus ni moins qu’une provocation vis à vis des électeurs qui ont pourtant montré qu’ils ne voulaient plus de la politique d’Emmanuel Macron que nombre de ces ministres ont mis en place depuis plusieurs année et qui donc vont continuer de sévir.

POUR CONCLURE PROVISOIREMENT

François Bayrou a échoué à ouvrir la porte aux véritables compromis pour une politique du changement en rapport avec les votes des français.

S’il croit pouvoir nous leurrer avec son nom et sa soi disant aptitude à s’ouvrir au dialogue, on peut dire qu’il n’a rien fait pour le montrer.

A ce jour il est clair qu’il va vers l’échec et la censure. Le chute du gouvernement Barnier ne lui a même pas servi de leçon.

Bayrou va-t-il découvrir sa feuille de route lors de sa déclaration de politique générale ?

D’ici là saura-t-il la bâtir avec des propositions qui sont agréées par la gauche, la droite et le centre ?
J’en doute car il n‘en a pour l’instant pas pris le chemin.

Devra-t-on en parlant de ce gouvernement dire comme dans la chanson : « au suivant »… jusqu’à une prochaine dissolution de l’assemblée nationale en 2025 ?
Cela semble bien parti pour malheureusement pour les français.

A suivre.

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