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Le nom du nouveau premier ministre a enfin été annoncé après moult péripéties dixit les médias. Ce sera donc François BAYROU.
Pour redémarrer le travail de l’assemblée, tout reste à faire car depuis bientôt à une semaine de sa nomination, on peut guère dire que cela avance pour relancer la machine.
La loi spéciale pour que l"état puisse continuer de fonctionner a été votée pour que le budget 2024 soit appliqué en attendant mieux.
Il reste maintenant à élaborer donc un budget 2025 ce qui n’est toujours pas une mince affaire.
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LES DÉPUTÉS SONT AU PIED DU MUR:SERONT-ILS DE BONS MAÇONS ?
Il leur appartient de faire le nécessaire pour que le pays avance avec un budget qui ne craint pas les foudres des marchés et donc avec des recettes adaptées pour faire face à la dette et programmer des objectifs concrets permettant de faire avancer le pays. En core faut-il donc trouver les moyens nécessaires du point de vue des recettes ce qui n’est pas impossible si les députés font ce que demandent les électeurs à savoir installer notamment une véritable justice fiscale et réformer un certain nombre de pratiques de l’état tout en préservant et en améliorant le fonctionnement des services publics notamment au niveau de la santé, de l’école et de l’aide à la recherche du travail.
Il est clair que si chacun reste sur ses positions sans vraiment vouloir débattre, trouver des compromis et construire, le gouvernement est voué à échouer.
Faire des compromis ce n’est pas faire des compromissions comme a pu le faire Barnier avec le RN.
L’attitude de LFI est à l’évidence celle de ne faire aucun compromis. Son attitude récente et les déclarations de Jean-Luc Mélenchon sont à l’évidence axées sur une fixation qui est celle que le Président de la République démissionne. C’est une erreur car ce n’est pas le bon moment pour plusieurs raisons. La gauche n'est pas en position de l'emporter car on sent qu'elle est désunie et ne choisira pas Mélenchon comme candidat unique. Même si cela était, ce dernier n'a aucune chance de l'emporter face à Marine Le Pen au second tour. C'est la porte ouverte à la victoire de cette dernière en cas d'élection anticipée. Ce n'est pas souhaitable.
Macron a-t-il fait une erreur en dissolvant l’assemblée nationale ? A l'évidence il a installé la France dans une situation où elle s’est retrouvée avec des factions qui n’ont aucune la majorité. D’un autre côté, sa majorité précédente n’était pas suffisante pour éviter non plus la censure mais il y avait moins de risques.
Les résultats sont le choix des électeurs dans le cadre d’un scrutin qui reste celui majoritaire. Cela a donné trois groupes dont aucun n’a la majorité pour pouvoir gouverner seul. Dont acte. Faut faire avec.
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Les députés n’ont pas accepté ce choix qui leur a imposé de s’organiser pour permettre que l’assemble fonctionne et qu’il y ait donc un projet et un budget avec un gouvernement qui travaille. Le président de la république n’ a pas non plus accepté ce choix puisqu’il s’est placé d’emblée en partisan, nommant un premier ministre, Michel BARNIER qui ne pouvait qu’échouer puisqu’il n’a pas su faire construire un projet de budget fédérateur en mettant tous les partis autour de la table, privilégiant même la formation politique dont il est issu, en acceptant ses exigences et celle du RN, deux formations qui n’appartenaient pas au front républicain. Un comble qui ne pouvait permettre de réussir.
Cette dernière semaine, Manuel Macron, en réunissant les partis à la même table a enfin fait ce qu’il aurait dû être fait dès le mois de juin au lieu de perdre du temps à essayer de vouloir poursuivre sa politique en faisant traîner les choses et nommer à Matignon Michel Barnier qu’il a envoyé au casse pipe. Il aurait pu procéder autrement en nommant un premier ministre du groupe arrivé en tête aux élections à savoir le NFP qui aurait moins pu essayer de présenter des axes de discussions pour avancer.
Cette solution n’ayant pas été adoptée, la présidente de l’assemblée nationale aurait pu réunir autour de la même table ce qui était son rôle et pas celui du chef de l’État se plaçant au dessus des partis ce qu’il n’a pas fait. Elle s'est effacée.
Maintenant qu’il y a, bon gré mal gré, un premier ministre c’est ce dernier qui doit permettre de construire un programme de Législature. Y arrivera- t-il pour qu’un budget soit voté ? Toute la question est là.
Une semaine après, il ne semble pas que la « méthode Bayrou » fonctionne mieux pour qu’il y ait un travail de construction budgétaire qui se mette en route. On en reste aux « lignes rouges » que personne ne veut dépasser dans aucun des camps.
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LES OBSTACLES
Ils sont sciemment mis en place par une partie des politiciens qui mettent leurs intérêts personnels en priorité par rapport à la situation actuelle de France, sans gouvernement, sans budget et notamment les candidats déclarés pour la prochaine présidentielle.
Le premier obstacle à ce qu’un gouvernement puisse agir est donc celui de ces enjeux personnels de certains « leaders » qui ont une attitude électoraliste visant à se positionner pour 2027 ou qui imposent une stratégie pour qu’Emmanuel Macron démissionne afin qu’il y ait des présidentielles anticipées : Jean -Luc Mélenchon et le LFI, Marine Le Pen et le RN en tête de gondole mais pas que…
Ils ont prêts à continuer de déstabiliser le fonctionnement de l’assemblée et à faire censurer le gouvernement.
Les groupes de députés de l’assemblée nationale ont entre leurs mains la stabilité du pays. Ils doivent donc faire le nécessaire pour qu’un budget soit voté et qu’un certain nombre de sujets soient mis en débat . Ils n’ont pas besoin du Président de la République pour ce faire. Ils doivent prouver qu’ils n’ont pas été élus pour rien. S’ils ne le font pas ils sont collectivement responsable du désordre occasionné parce qu’ils seraient incapables de travailler ensemble. Ce n’est pas admissible.
BAYROU PREMIER MINISTRE PEUT-IL CHANGER LA DONNE ?
Je n’en suis pas du tout sûr mais il faut le laisser agir. C'est lui qui a la main et nous n'y pouvons rien.Tout dépend de la manière dont il va permettre aux groupes de l’assemblée nationale de s’exprimer et de l’attitude de ces groupes. Si François BAYROU ne prend pas de distance avec le président Macron il n’a aucune chance d’aboutir. Si les groupes de l’assemblée conservent leurs « lignes rouges » et que des avancées possibles ne soient pas examinées par tous, ce sera de nouveau la débâcle budgétaire.
Comme je le disais précédemment, Bayrou n’a pas l’air d’avoir trouvé la bonne méthode et s’il n’en change pas et continue d’individualiser les rencontres sans qu’il y ait une table ronde de travail destinée à cerner les objectifs "minimum" communs, on va vers l’échec. La première préoccupation ne doit pas être de trouver des ministres « qui font le poids » comme le dit « Bayrou » mais de rassembler les groupes parlementaires pour travailler.
La chance actuelle est que les groupes se retrouvent dans la situation de pouvoir confronter leurs idées et leurs solutions s’ils on les y invite ou s’ils en prennent l’initiative. Rien ne les en empêche. La présidente de l’assemblée nationale a un rôle à jouer si elle ne se contente pas d’attendre. Pour l'instant elle n'a guère pris d'initiatives.
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Ce peut être une nouvelle ère pour le parlementarisme qui permettrait de prendre en compte tout ce qui peut être fait de positif pour les citoyens. C’est ce que ceux-ci souhaitent. Il est temps que les partis politiques évoluent mais aussi que les citoyens comprennent que ce n’est pas simplement en restant assis le cul sur une chaise et en allant voter « pour le moins pire » ou pour "ceux qu'on a pas essayés" que l’on avancera. L’égoïsme augmente dans notre société. Il y a de moins moins de « militants » et dans les partis mais surtout dans les organisations syndicales, associations . J’ai assisté à la destruction des MJC, écoles du militantisme et du bénévolat. Ce fut pour moi une bonne école comme ensuite j’eus l’envie de pouvoir agir au sein d’organisations syndicales, politiques, de parents, d’associations. Y ayant pris des responsabilités diverses j’ai pu au fil des années prendre conscience que beaucoup de gens adhéraient pour des intérêts personnels ou n'y adhéraient pas mais réclamaient néanmoins des services quand ils avaient quelques difficultés que ce soit au niveau de leur emploi ou pour leurs enfants à l'école. Bref, beaucoup de consommateurs...
LE CUMUL DES MANDATS
Une erreur de François BAYROU est de mettre ce débat sur la table. Ce n’est ni le moment ni une urgence. Il vient de perdre du temps pour aller à Pau présider son conseil lmunicipal. Il a d’autres choses à faire et pouvait déléguer. Ce n’est pas un bon signe. Monsieur Bayrou est-il hors sol comme les autres? Des progrès avaient été faits pour limiter les mandats. Si c’est pour faire plaisir à certains députés qui ne peuvent plus être maire… L’argument qui dit que le député doit rester maire parce qu’il doit être en phase avec le terrain est complètement fallacieux. On peut être député et conseiller municipal et donc toujours au fait de ce qui se passe sur son territoire. Il n’est pas besoin d’être maire pour cela.
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UNE ASSEMBLEE ELUE A LA PROPORTIONNELLE ?
Ce peut être une solution pour une vraie représentativité des électeurs et rebattre les cartes...tout au moins en théorie. C'est un point qui peut faire l'objet d'un consensus tout au moins pour en débattre.
Dans la pratique un certain nombre d’écueils sont à éviter. D’une part instituer la proportionnelle organisée par des élections sur liste ferait que les députés ne seraient plus élus qu’en fonction de l’appartenance à un parti. Cela ferait une assemblée qui représenterait les partis dont on sait qu’ils n'ont en réalité que peu d’adhérents. De plus il y aurait une déconnection, pour le coup, d’une représentation territoriale. Il faut donc trouver une solution qui préserve la représentation des territoires et que le député continue d’être connu localement par ceux qui les élisent. Ce n’est donc pas si simple et mérite une grande réflexion et un débat à la hauteur de l’enjeu.
EN L’ATTENTE…
Que faire d’autre que d’attendre non pas des noms de « personnalités » pour les ministères mais le résultat d’un projet construit par les députés, concrétisé par un budget qui ne soit pas la copie conforme du budget 2024 ou de celui proposé par Barnier mais bien un budget qui tienne compte du vote des citoyens qui veulent du changement dans le cadre d’une véritable justice fiscale et sociale qui seule peut redresser les finances tout en améliorant nos services publics.
A voir comment ça se déroule tout au moins selon les médias, je ne suis guère optimiste. Qui joue le jeu?
Ça pourrait devenir désespérant...