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DU FANTASME A LA RÉALITÉ
J’ai déjà eu l’occasion de le dire, la théorie du « mais en même temps » d’Emmanuel Macron qui a voulu faire croire qu’il est de droite et de gauche est une théorie complétement inepte voire dépassée puisque du journaliste au politique on l’utilise sans qu’ils n’aient plus aucun sens, ces termes de gauche et de droite.(http://quaiducitoyen.eklablog.fr/faire-croire-qu-on-est-de-droite-et-de-gauche-est-une-mystification-a130263140)
C’est ainsi que dans le domaine de l'École , le ministre Blanquer a appliqué la théorie trompeuse voire fumeuse de son "Chef":
- "en même temps" des élèves ont donc des semaines à quatre jours et demi et des élèves ont des semaines à quatre jours de classe. Tout cela bien fait pour arranger les communes et brosser les parents dans le sens du poil mais en ne voulant surtout pas prendre position quant à la solution la meilleure pour l'intérêt de l'élève. Vous avez dit Éducation...nationale? A terme, les écoles feront toutes 4 jours de classe comme l'avait imposé en son temps un ministre nommé Xavier Darcos, sous le mandat de Nicolas Sarkozy, et dont Jean-Michel Blanquer fut un collaborateur très actif et recteur.


- "en même temps" on a eu des CP à douze élève et des CP avec le système " plus de maîtres que de classe" tout en "pompant" à ces derniers les moyens voire pour certaines classes qui en bénéficiaient en les supprimant. Elles sont maintenant réduites au néant. Et nombre des autres classes ont vu leurs effectifs augmenter.
L’utilisation de la politique du FANTASME s’est poursuivie...
On a remis en action les stages de vacances pour les CM2 qui font croire qu’en deux semaines on rattrapera tout ce qui n’a pu être acquis en une année scolaire,...
Cela a été suivi de quelques gadgets :
Ça ne coûte rien de l'annoncer en grande pompe mais ça fait bien auprès d’un certain public qui aime « la tradition »... qui a la nostalgie d'une école « à l'ancienne » qui rassure mais qui était celle d’un certain « mérite » pour une minorité de 20 % des élèves passer en sixième puis à un pourcentage encore moindre passer le baccalauréat...

L’école d’aujourd’hui qui a fait progresser beaucoup plus d’élèves n’a rien à envier à celle du passé... même si elle a des failles et doit évoluer mais pas régresser comme actuellement on veut le faire. Nous ne sommes pas dans le même contexte et c’est une tromperie que de vouloir se référer à un passé révolu sauf à manipuler les nostalgiques y compris ceux qui ne l’ont pas connue cette merveilleuse école où "on tapait sur les doigts avec une règle", ceci dit pour en une image résumer jusque la caricature qu'il ne faut pas bien sûr généraliser.
Pendant qu’on raconte des fantasmes dénués de tout intérêt pour les élèves et l’école d’aujourd’hui , on ne parle pas des véritables moyens qu’il faudrait pour la refonder...
L’objectif : occuper l’espace médiatique... avec ce que j'appellerai des fadaises.
Des annonces mais pas de réformes.
Pour mémoire, on pourrait quand même dire que
Il manque le lever de drapeau chaque matin. Mais on y vient peut-être puisque bientôt chaque classe aura ses drapeaux français et européen... Humour! Mais c'est en tout cas un nouveau gadget qui, lui, coûtera de l’argent aux collectivités locales, départementales et régionales , argent qui pourrait être utilisé plus utilement dans certaines écoles primaires qui n’ont pas toujours les moyens nécessaires pour les fournitures scolaires ou les livres voire l’aménagement selon la commune qui octroie les moyens de l’école.

L’appui significatif du ministre au fantasme de l’uniforme à l’école - qui n’a jamais existé que dans le privé et encore – suffit à décrire le contexte sur lequel s’appuie le panel des régressions qui vont se poursuivre.( voir mes propos sur http://quaiducitoyen.eklablog.fr/l-uniforme-a-l-ecole-fantasme-de-politiciens-hors-sol-1-sur-2-a145044430)
On a déjà glissé vers la quasi imposition de
On peut y ajouter la suppression inconsidérée et inepte de postes d’emplois aidés par la ministre du travail qui montre bien qu’il s’agirait peut-être d’être au fait des véritables problèmes de l’école qui sont très loin des gadgetisations inutiles énoncées plus haut.
J’ai pu ainsi constater le manque de sérieux du président et de son gouvernement qui demandent au ministre de l’éducation nationale, comme le veut « la tactique politique d’ Emmanuel Macron » pour faire croire qu’il agit rapidement, de lancer tout ce qu’il peut, à la va vite, dès la première rentrée ceci sans en mesurer les conséquences pratiques pour celles et ceux qui sont concernés : les élèves, les parents, les enseignants et les collectivités locales. A moins que ce ne soit volontaire... Chacun jugera.
Mais ce ne sont que les parties émergées de l’iceberg des incohérences et des insuffisances qui vont arriver pour l’École. (J’en ai fait une première critique le 13 mai 2017 après les annonces du nouveau ministre pour la rentrée : http://quaiducitoyen.eklablog.fr/les-eleves-et-les-enseignants-ne-sont-pas-des-pions-a130154650 )

(auteur geralt, CC0 domaine public)
La mise en place de PARCOURSUP est l’exemple significatif DES RÉFORMES mises en place A LA VA VITE ET SANS CONSENSUS et avec une grande brutalité pour ne pas justement que les acteurs aient le temps de se retourner. La plateforme Parcoursup a été activée avant même que la loi ORE ne soit votée, ... c’est dire.(http://quaiducitoyen.eklablog.fr/macron-loi-ore-le-blocage-dans-les-universites-c-est-lui-a144044440)
Cela c’est pour la forme qui démontre déjà un vrai mépris des acteurs de terrain.
Et ça continue de plus belle durant le « grand débat » destiné à anesthésier l’opinion et donc pour ne pas qu’on s’aperçoive que la casse se poursuit pour l’ÉCOLE, mais aussi pour d’autres domaines par ministres et assemblée nationale interposées. Tout cela bien sûr, comme je l’ai déjà écrit, avec la complicité « des godillots* parlementaires LREM de l'assemblée nationale (Exception faite de quelques uns) qui continuent l’œuvre de leur patron, d’affaiblissement de nos services publics. »
La triste réalité est là.

UN REMAKE DE POLITIQUES ÉDUCATIVES DE DROITE AVEC UN ZESTE D'IDÉES DU "RASSEMBLEMENT NATIONAL"
Comme dans le domaine économique, Emmanuel Macron n’a à proposer que de vieilles recettes de droite qu’il fait enrober de la communication nécessaire pour contenter la foule de certains citoyens comme il le fait actuellement avec le « grand débat ».
Il a choisi comme ministre celui qui connaît bien les rouages de l’Education nationale depuis des décennies et qui a concouru à impulser ou à exécuter nombre de politiques que l’on retrouve dans celles que veut mettre en œuvre Emmanuel MACRON pour l’École.
Je constate en fait que ce qu'initie Jean-Michel BLANQUER est dans la droite ligne de ce qu’il a pu étudier, essayer , mettre en place sous les quinquennats de Sarkozy ou de Chirac. Il suffit de reprendre point par point les mesures qui ont été mises en place à cette époque. Je le ferai ne voulant pas affirmer sans démontrer.
J’oserai même dire que le ministre de l’éducation, félicité le 8 décembre 2017 par Marine LE PEN elle même, est en train de concrétiser, sans honte aucune, une partie du programme de celle-ci pour les présidentielles : « Jean-Michel Blanquer reprend à son compte nos idées sur l'école. Je ne peux que m'en féliciter. C'est une victoire idéologique pour nous, et une défaite des pédagogistes, qui ont fait tant de mal au pays ! »
Je le démontrerai sans difficulté textes à l'appui.
Et cela me semble pour le moins préoccupant...
Tout cela bien sûr se fait sur fond d’autoritarisme qui se cache sous nombre de « recommandations », avec une évidente non consultation des acteurs de terrains.
C'est en droite ligne de tout ce que met en place Emmanuel Macron pour imposer en France un fonctionnement néo libéral qui cassera tous les acquis sociaux et la solidarité nationale.
J’y reviens...bien sûr pour la démonstration.
godillot: XIXe siècle. Du nom d’ Alexis Godillot, fabricant de brodequins militaires. Chaussure militaire à tige courte, en usage dans l’infanterie jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Par méton. Se dit ironiquement d’une personne qui suit les consignes sans discuter. (Dictionnaire de l'Académie Française)
Inconditionnel, fidèle qui marche sans discuter : les godillots du Général (de Gaulle) ; une majorité godillot.(Le Petit Robert)