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Le quotidien cite qu’un interne sur deux ne peut prendre ce repos à Strasbourg et à Limoges et un sur quatre à l’assistance de PARIS. Ce ne sont d’ailleurs que quelques éléments d’un problème plus vaste qui touche encore plus d’hôpitaux en France.
Outre les désagréments que cela peut apporter personnellement à ces étudiants, il semble que la non observance du repos puisse mettre en danger les malades eux-mêmes. Le journal cite que 15% d’entre ceux qui ne se reposent pas ont affirmé avoir faits des « erreurs médicales de prescription, de diagnostic ou d’actes opératoire au-delà de la 24 ème heure ».
Cela ne peut laisser indifférent.
Il faut savoir qu’un étudiant en médecine devient interne après avoir accompli 6 années d’étude dont 3 en externat.
L’interne est donc déjà un professionnel autonome puisqu’il peut prescrire et qu’il intervient à l’Hôpital dans des disciplines comme l’anesthésie, la réanimation, la chirurgie ou la gynécologie- obstétrique et d’autres domaines encore.
Sans les internes les hôpitaux ne fonctionneraient pas.
(auteur Nécropotame à fr.wikipédia, domaine public)
Inutile d’en dire plus. Il a en plus la charge d’apporter une formation sur le terrain aux externes qui accomplissent à l’Hôpital leurs stages des trois dernières années avant le concours d’interne. Cela s’ajoute à cela et on peut se poser des questions sur le temps de formation qui peut être donné aux externes en stage au sein de l’hôpital par ces internes débordés et fatigués.
Nous payons, avec les personnels de santé, les graves erreurs du passé.
Au problème des internes, de la formation des externes on peut ajouter les urgences saturées, les médecins non remplacés, les délais de rendez-vous trop longs chez certains spécialistes, la pénurie de médecins qui commence dans les zones rurales…et qui va s’accroître dramatiquement.
Le nombre de médecins est pourtant important puisqu’il a augmenté de plus de 90% en trente ans. Mais depuis deux ou trois ans, on va vers une diminution qui va s’accroitre au fil des ans : dans moins de 10 ans, il est sûr que le nombre médecins par habitant va être très insuffisant.
Pourquoi dans les années 80 et 90 les bureaux d’études gouvernementaux , les conseillers et autres experts n’ont-ils pas prévu ce qui était facile de prévoir pour peu qu’on réfléchisse un peu à long terme ?
Nos responsables politiques nationaux n’ont pas pris les bonnes décisions à cette époque et ont eu une fois de plus une vue à court terme : ils ont baissé le nombre d’étudiants en médecine (numerus clausus) en espérant réduire les dépenses de santé. Non seulement ça n’a eu aucun effet mais on voit ce que ça va donner très bientôt : la pénurie et donc la difficulté future de trouver des praticiens disponibles notamment dans les zones rurales.
Maintenant, il faut trouver des solutions ce qui sera difficile car la formation d’un médecin c’est 9 ans minimum…
Voilà une vraie urgence…
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