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UN MANQUE DE COHÉSION NATIONALE
J’apprends ce jour qu’une majorité de députés a refusé de prolonger l’état d’urgence jusqu’en février pour le limiter au 15 décembre en sachant très bien que de toute façon la crise est loin d’être achevée et que leur tentative d’opposition deviendra vite lettre morte quand le gouvernement aura pu, par d’autres voies légales quand même prolonger l’état d’urgence. C’est d’ailleurs fait depuis hier Mais je n’ai pas de temps à perdre en explications. On est de nouveau entré dans la bataille politicienne alors que les députés devraient peut-être se serrer les coudes et faire des propositions, ensemble, pour harmonier une lutte contre la contamination. Que de temps perdu en palabres inutiles avec des arguments des uns ou des autres qui puent la politique politicienne et venant notamment de LR et du PS qui furent au pouvoir lors des précédents mandats et qui portent une grande part de la responsabilité de l’état dans lequel se trouve notre système de santé qui du mal à faire face à la nouvelle montée de l’épidémie. Pendant ce temps les soignants trinquent et font de leur mieux avec les moyens du bord, les citoyens qui seront touchés par le virus ont la peur de ne pas être de ceux qui en réchapperont si d’aventure il passait la porte de la réanimation…
Tout cela n’est pas sérieux et c’est à celui qui se démarquera le plus pour en définitive n’apporter rien qui puisse améliorer par des mesures concrètes la lutte contre la propagation du virus.

image Toto573 - Own work, CC BY-SA 3.
UN CONFINEMENT LABORIEUX ET TARDIF
Le dé-confinement fut à certains égards truffé d’absurdités ce qui a fait que du jour au lendemain, nombre de citoyens ont eu le sentiment que le virus n’existait plus en juillet et août et même en septembre à la rentrée des classes ( protocole allégé des écoles par exemple).
On peut y ajouter le langage de certains scientifiques, relayés abondamment par les médias, affirmant que les populations jeunes ne faisaient pas de forme graves d’infection…
Conséquences : le laisser aller a remplacé les gestes barrières et le masque est devenu une « corvée » et la contamination a commencé sa lente mais sûre progression pour finir ces derniers temps à s’enflammer.
Quand on dé-confinera de nouveau il ne faudrait pas faire les mêmes erreurs…
La préoccupation du gouvernement était plutôt de lâcher du lest pour que les français puissent « profiter mieux » de leurs vacances tout en essayant de sauver l’économie touristique. C’est un choix qui se paie et qui a occulté des informations importantes. La propagation du virus par aérosol n’a été prise en compte dans les consignes sanitaires que le 1ER septembre dans les entreprises…à la fin de l’été. Ailleurs, le sujet n’a pas été abordé clairement. Je pense aux restaurants, aux salles de classe, aux cantines … Pourquoi donc ?
On peut relire un de mes précédents billets sur le sujet : (http://quaiducitoyen.eklablog.fr/covid-19-donner-les-moyens-de-ne-pas-avoir-peur-et-d-affronter-a202674426 )
Et puis on a assisté à la montée en épingle de la situation des bars et restaurants ce qui a occulté tout le reste qui est loin d’être négligeable si on voulait continuer à vivre au mieux. Les querelles de chapelles défendant des intérêts particuliers ont fait oublier l’essentiel : le virus et sa montée inéluctable et prévisible.
Que de temps perdu pour faire de l’électoralisme !
Nous ne sommes pas dans une période ordinaire. Il faut faire avec pour conserver une vie acceptable et ce n’est pas si compliqué… Mais cela le gouvernement n’a pas su le faire comprendre vraiment même s’il l’a affirmé… Les vérités doivent pourtant être dites plutôt que de surfer et de tergiverser pour ne pas froisser l’un ou l’autre.
Elles évitent les quiproquos et les procès d’intention. Le gouvernement n’a donc pas assez joué la transparence sur les manières dont le virus se propage. Il prend des mesures mais n’insiste pas toujours sur les raisons de la prise de décision qui est brutale un jour, concertée un autre jour en ménageant la chèvre et le chou alors qu’il était temps de prendre des décisions autrement importantes comme un couvre feu ou des confinements partiels précoces sans attendre ou tout autre mesure permettant vraiment de ralentir la contagion.
« L’open bar » du testage massif dont on n’a pas les résultats quand nécessaire a été un échec. Aujourd’hui on le paye. Le « tester, tracer, isoler » n’a pas fonctionné. Il a certes été fait beaucoup de tests mais nombre d’entre eux n’ont servi à rien car le résultat rendu trop tard. L’isolement a été rendu caduc et de toute façon les moyens n’étaient pas là non plus malgré des possibilités d’isolation importante notamment les nombreux hôtels vacants qui auraient pu ainsi retrouver un peu de chiffre d’affaires. Quant au traçage pas sûr que nous avions les moyens opérationnels de le faire au mieux. On a fait du chiffre…en oubliant d’organiser pour prioriser. La barre a été depuis un peu redressée mais aux dires des spécialistes, la flambée de la contamination ne permet plus d’appliquer le « Testage –traçage-isolation ». Il faudra l’organiser de suite dès après la baisse de la contamination et la fin du confinement pour éviter une troisième vague. Quand ? Là est toute la question.
Le manque de prévoyance d’une situation pourtant prévisible fait donc qu’on met tous ces gens et la population dans une situation angoissante du jour au lendemain.

Image par Robin Higgins de Pixabay
LA POLÉMIQUE ENTRE LES PETITS COMMERCES ET LES GRANDES SURFACES
On aurait pu en faire l’économie si les mesures prises avait été mûrement pensées au lieu d’être jetées à la va vite par le président de la République et son premier ministre après tout un cinéma républicain d’un conseil de défense qui n’ a pas donc pas bien travaillé.
Si on considère le premier confinement qui a été efficace, on s’aperçoit qu’il mettait des règles claires et strictes quant à ce qu’étaient les courses de première nécessité. Il faut dire aussi que les écoles étaient fermées ce qui change la donne. J'y reviens dans le prochain billet. Il n’y a pas eu de polémiques à caractère électoraliste comme ceux qu’on a actuellement. Il est vrai qu’il y a déséquilibre entre petits commerces, grandes surfaces et les « amazones » mais ce n’est pas nouveau. Je ne pense pas que c’est à la faveur de la crise qu’on rétablira un quelconque équilibre qui puisse être pérenne. Il faut juste qu’il y ait le moins d’injustices possibles mais qu’aussi on évite les circulations trop importantes de personnes car c’est elles qui transportent le virus. Pas facile et c’est pour cela que l’urgence demande qu’on fasse simple.
Le confinement décrété ce 29 octobre est loin d’être aussi strict dans son fonctionnement et n'est pas simple. S’il prévoit les dérogations de déplacements un peu similaires à ceux du premier, dans les faits, beaucoup de gens sont appelés à circuler et le virus avec eux.
Quand aux maires qui pondent des arrêtés pour rouvrir des commerces sur leur territoire qui ne sont pas dans la liste des « essentiels », faut arrêter l’électoralisme local qui déboussole les populations et porte un nouveau coup à la crédibilité du gouvernement qui n’ a pas besoin de ça. Que l’on exprime son désaccord sur ce qu’il fallait ou pas faire, c’est normal. Mais aller contre la loi n’est pas admissible de la part d’élus de la République que sont les maires. Cela provoque chez les citoyens des incompréhensions supplémentaires dont nous n'avons pas besoin. (voir mes propos sur la guerre des chapelles (http://quaiducitoyen.eklablog.fr/covid-19-et-querelles-de-chapelles-1-sur-2-a202970170 )
Mon avis sur le confinement « LIGHT »dans le prochain billet…