• COVID 19 ET QUERELLES DE CHAPELLES - 1 sur 2

    MARSEILLE contre PARIS ou inversement, fronde des élus marseillais, communications et concertations état/ collectivités locales pénibles,… la guerre des « chapelles » a eu lieu et continue même si atténuée par un retour du gouvernement à plus de diplomatie. Mais en réalité ce n’est pas éteint car tout est rendu confus par cette « guerre des chapelles » qui n’a aucun sens. Je le disais dans un de mes derniers billets : « Cette situation est inadmissible et ne devrait pas être dans une période où justement il faut de la cohérence et de la solidarité ».

    COVID 19  ET QUERELLES DE CHAPELLES  - 1 sur 2

     Image par Ben Paul de Pixabay

    HALTE AUX QUERELLES DES CHAPELLES…

    Ces chapelles sont nombreuses et de plus en plus créatrices de troubles dans l’esprit de la population à l’heure où, pour lutter contre la COVID 19, c’est la solidarité qui devrait primer sur les intérêts particuliers et les jeux politiciens.

    La chapelle de Marseille menée par des élus pour la chapelle des patrons de bar et de restaurants en est une parmi d’autres  qui bien sûr se déclarent comme celles des salles de gym, des discothèques,... La pire est celle des « anti-masques » partout qui n’ont aucun argument à avancer et jouent aux « matamores » conscients pour certains ou inconscients de ce qui pourrait arriver aux autres de par leurs attitudes.

     Je comprends cependant la colère de ce patron de restaurant marseillais ou parisien qui était préoccupé d’être touché par une mesure de fermeture alors qu’il dit avoir, de bonne foi,  respecté les consignes sanitaires et que dans le bar d’à côté, les clients ne respectent rien à partir d’une certaine heure et qu’il n’y a aucun contrôle de police. Il pense que c’est injuste. Il n’a pas tort ( notamment aussi  au vu de ce qu’il ne semble pas connaître sur le virus et se manières de se propager).

    La question de savoir si nous avons et prenons tous les moyens   pour faire respecter les règles là où il le faudrait est à poser. D’après les échos qu’on peut avoir, il semble qu’il est difficile de le faire   parce que le personnel policier, qu’il soit d’état ou municipal, est insuffisant d’autant que certaines personnes, passées une certaine heure ne maîtrisent plus leur comportement. 

    A cela s’ajoute, comme je l’ai vu à la télé, la permissivité accordée aux organisateurs de fêtes privées dans des locaux loués par des associations ou des entreprises… qui jouent sur les normes et qui malgré les consignes apparentes données entrant dans le cadre de la loi, « se lavent les mains » de l’observance des mesures sanitaires qui sont pourtant affichées.  Normal que les patrons de bars et de restaurants voire de discothèque trouvent une certaine injustice dans le traitement des interdictions.

    Si nous ne pouvons assurer les contrôles et les sanctions qui vont avec  il faut le dire clairement, en prendre acte et prendre les mesures nécessaires à savoir fermer tout ce qui peut être susceptible de présenter un danger. 

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    image Toto573 - Own work, CC BY-SA 3.

    Il n’y avait pas de quoi  faire une affaire d’état de ces mesures à Marseille qui sont aussi prises ailleurs et il est regrettable tant de la part du gouvernement que des élus locaux de cette région de s’opposer parce que les uns et les autres n’ont pas su prendre   les décisions nécessaires aujourd’hui mais aussi durant l’été  dans le calme et dans la communication la plus apte à ne pas créer le « bazar » actuel, augmenter la perte de confiance, désorienter les citoyens…  Le déconfinement a été raté par le laxisme que l’on a laissé s’installer durent l’été pour ne pas « léser » le tourisme. On en paie tous les conséquences aujourd’hui.

    J’ajoute que si on a le droit de critiquer une décision du gouvernement, j’estime que, de la part des élus locaux qui pourraient aussi  balayer devant leur porte au vu de leurs manques de réactions cet été,  ces quasi  appels à la rébellion qui ont été faits ne sont pas dignes d’élus de la république qui ont d’abord le devoir de faire respecter la loi même s’ils ne sont pas d’accord avec celle-ci. On glisse vers une forme d’anarchie où chacun fait ce qu’il veut…C’est grave ! Et pas admissible. Et cela n’a pas l’air d’être fini : Marseille va créer son propre conseil scientifique !!!

    Jusqu’où va-t-on aller dans la connerie ?

    Tout cela ajoute de l’incompréhension pour « les gens » au milieu d’affirmations contradictoires et d’arguments souvent sans bases solides  voire partisanes qui éloignent du vrai sujet : ce qu’il faut faire vraiment pour freiner la progression du virus car c’est bien de cela qu’il est question… chacun ayant sa responsabilité qui est collective : le gouvernement, les élus locaux et chaque citoyen quelle que soit son âge.
    C’en est donc assez des attitudes inconséquentes et irresponsables !

    Voilà c’est dit !!! Passons aux choses sérieuses.

    POUR UNE INFORMATION TRANSPARENTE SUR LES MANIÈRES DONT LE VIRUS SE PROPAGE

    Je l’ai déjà dit dans mes derniers billets, nous en sommes à cette situation de contestation des mesures parce que l’information n’est pas complète. Et ça ne date pas d’aujourd’hui.
    Si on veut faire adhérer le citoyen  il faut l’informer complètement pour que les mesures  ou les précautions à prendre pour essayer de ne pas attraper le virus, soient comprises.  Ça n’a pas été le cas depuis la fin du confinement et durant l’été. L’accent n’a jamais été mis sur la propagation possible et prouvée du virus par aérosol à savoir sa dissémination par l’air qui peut se faire sur plusieurs mètres dans un endroit clos non suffisamment aéré.   On a fait croire que les mesures de lavage des mains et de distanciation physique dans les restaurants (ou dans un lieu clos) pouvaient complètement protéger  ce qui n’est pas le cas

    Tout n’a été que confusion entre la protection contre le virus à l’extérieur, à l’intérieur, aux terrasses, dans les parcs… J’en passe car  j’en ai abondamment parlé lors de mes divers billets sur le sujet au gré des informations que nous avions… ou pas.

    MARRE aussi de la peur que l’on instille comme moyen de pression et en premier chef le gouvernement qui, au lieu d’avoir une stratégie claire et de prendre et donner les moyens nécessaires pour que chacun adopte une attitude de prudence pour soi-même et les autres vogue au gré des  flots de la contamination de manière que j’estime brouillonne.  Il manque   une réelle  transparence qui évite le doute générateur de confusion de manque de confiance et de défaut d'adhésion à des mesures.

    Car tout est là.  Pour avoir observé dans le détail les mesures gouvernementales prises, il est facile de s’apercevoir que certaines n’étaient et ne sont pas cohérentes au regard d’autres. Ce qui manque de clarté, qui est susceptible d'appréciations diverses ouvre la porte à la confusion et à l’incompréhension. 

    L’information gouvernementale est ambigüe car face à des situations matérielles qui devraient  être considérées comme identiques, il n’est pas appliqué des  mesures cohérentes, y compris actuellement et cela se comprend puisque l’information n’a pas été complète et qu’il est difficile pour des politiques voire impossible de rattraper le coup sans avoir l’air de se déjuger…   J’y reviens.

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    Image par Robin Higgins de Pixabay

    LES VÉRITÉS DOIVENT ÊTRE DITES
    Elles évitent les quiproquos et les procès d’intention.
    Certains diront que je suis sévère dans mon jugement. Je ne le pense pas ; certes, il n’est pas facile de gouverner actuellement dans cette période difficile mais je considère que j’ai le droit d’exprimer le ressenti  que j’ai de la situation et les faiblesses d’action du gouvernement. Cela ne m’empêche pas de dire quand une mesure est, à mon sens, bonne sans me prendre  pour un spécialiste mais pour un citoyen qui essaye de s’informer, sans esprit de complotisme,  en recoupant ce qu’il a pensé de cohérent dans les  informations qu’on arrive à trouver…ce qui n’est guère facile et demande un temps que tout le monde n’a pas.

    Le gouvernement ne joue donc pas assez la transparence sur les manières de se propager du virus. Il prend des mesures et n’insiste pas toujours sur les raisons de la prise de décision.  Depuis quelque temps, on a une abondance de chiffres sur l’évolution de l’épidémie qui montre d’ailleurs que l’on récolte le fruit des manques de l’été et de la rentrée et pour justifier des mesures qui arrivent à mon sens trop tardivement puisque les effets ne se font sentir que quinze jours plus tard. Il faudrait donc anticiper avec des mesures nécessaires avant d’y être obligé par l’évolution très croissante de l’épidémie. Nous avons toujours un train de retard et ce n’est pas moi qui le dit mais nombre de responsables d’hôpitaux qui voient enfler leurs entrées en réanimation…

    Pourquoi attendre  d’être dans une situation de zone écarlate pour prendre des mesures restrictives qui , si justement elles avaient été prises avant, auraient pu, peut-être, permettre de ne pas  arriver à des mesures qui  seront encore plus contraignantes si nous passions en « état d’urgence sanitaire » durant laquelle on peut limiter des déplacements voire confiner partiellement certaines zones avec toutes les conséquences que l’on a connu durant deux mois . Faudrait peut-être changer les indicateurs… L’exemple de Lille et d’autres métropoles qui sont susceptibles d’être en zone écarlate pour le prochain week-end est clair. C’est tellement vrai que la municipalité lilloise a déjà envoyé un nouveau protocole plus restrictifs que l’actuel aux patrons de bar et de restaurants pour les préparer…aux restrictions futures.  Mais ne sera-t-il pas déjà trop tard ?… 

    Les mesures récentes prises pour les bars et les restaurants en zones écarlates en sont l’exemple. Il y a des incompréhensions de la part des patrons des établissements et des consommateurs parce qu’ils n’ont pas été bien informés dès le départ quand ils étaient fermés lors du confinement et ne le sont toujours pas suffisamment. Et, je le répète,  ça ne date pas d’aujourd’hui : ça fait des mois dès avant l’été qu’il manque une information transparente officielle et claire sur les manières dont le virus peut se propager. Et qu'on ne me dise pas qu'on ne savait pas... Mon prochain article le démontre. (voir aussi mon billet de septembre où j'en parle :

    http://quaiducitoyen.eklablog.fr/gestes-barrieres-et-masque-pour-une-vraie-campagne-de-communication-1--a201768746 )

    Malgré que ce soit Jean CASTEX, premier ministre à la barre, ex chargé de mission pour déconfiner,  il n’en a pas été question durant tout l’été.  La préoccupation du gouvernement était plutôt de lâcher du lest pour que les français puissent « profiter mieux » de leurs vacances tout en essayant de sauver l’économie touristique. C’est un choix qui se paie et qui a occulté des informations importantes. La propagation du virus par aérosol n’a été prise en compte dans les consignes que le 1ER septembre dans les entreprises…à la fin de l’été.  C’est le résultat de ce que je crois a été la stratégie politique gouvernementale que je ne puis approuver.

    J’y reviens dans la suite.

     

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