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Ce n’est pas, en effet, pour l’importance de sa population (moins de 800 habitants) ou de sa superficie que nous y sommes allés mais pour le charme de son rocher et de son port de plaisance.

Cette cité millénaire est chargée d’histoire que l’on retrouvera de manière détaillée sur Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Roche-Bernard ) ou le site de la mairie (http://www.laroche-bernard.fr/ ). Pour faire simple, la création de la ville se fait en 919 « en période d'invasion normande, par les vikings qui remontent la Vilaine et remarquent un promontoire rocheux. Ils décident de s'y installer en raison de sa position stratégique car ce lieu était facile à défendre (vue imprenable sur La Vilaine, protection naturelle du rocher...). » Des vestiges témoignent de son développement notamment au niveau portuaire au XIXème siècle ou de son implication par exemple lors de la révolution. Aujourd’hui c’est la plaisance et le tourisme qui prédominent au niveau de l’activité.

(Ancien pont de La Roche-Bernard (Morbihan - Bretagne - France) sur la Vilaine, auteur Tux-Man,licence GNU FDL version 1.2 )
Nous n’avons pas tout visité. Vue du port, on peut voir les vestiges de l’ancien pont détruit par les allemands durant la seconde guerre mondiale. Il a été remplacé par une structure moderne.
Si on parcourt le site, en commençant par le bas, le long des quais, on rencontre de magnifiques voiliers et l'auberge des Deux Magots, un ancien hôtel particulier bâti probablement au xviie siècle. Le bâtiment abrite aujourd'hui une auberge-restaurant.
Ensuite, on peut traverser le rocher pour s’enfoncer dans les rues du « Vieux Quartier », ensemble de maisons et d'anciens entrepôts datant majoritairement du xvie siècle.



On « monte » donc pour aller à la rencontre des échoppes d’artisans et ateliers d’arts qui ne sont pas provisoires pour l’été mais qui sont de véritables lieux de créations artistiques. On y trouve potier, maroquinier, calligraphe, atelier de verre,… On peut consulter le détail de cette promenade « artisanale » sur le site de la mairie http://www.laroche-bernard.fr/index.php?idpage=8&idarticle=59 et avoir une idée des créations en allant sur les sites des artisans-artistes.
A noter, un petit atelier de créations peu ordinaires, celui de Bénédicte Lahaye, perlière d’art au chalumeau.
En redescendant, on tombe sur un promontoire granitique qui surplombe la Vilaine et le port avec vue sur le pont et les vestiges de l’ancien. On y trouve deux canons ayant appartenu au vaisseau de guerre français « Le Juste » coulé en 1759.

Nous filâmes ensuite, à quelques encablures, pour trouver le barrage d’ARZAL-CAMOËL qui est « un barrage sur l’estuaire de la Vilaine, entre les communes d'Arzal et de Camoël. Mis en service en 1970, il est principalement destiné à réguler le débit de la Vilaine et à fournir de l'eau potable à la presqu’île de Guérande pendant la saison touristique. C'est un des rares barrages estuariens dans le monde ». (Source Wikipédia).

On peut aisément le visiter et comprendre comment il fonctionne. Long d'environ 500 m, le barrage est constitué d'une digue et de cinq portes. Une écluse permet la navigation entre le fleuve et l’océan. Un port de plaisance et une usine de traitement de l'eau potable ont également été aménagés à proximité.
Pour des infos très complètes , je conseille le site de l'Institut d'Aménagement de la Vilaine:
ou/et Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_d'Arzal)
A noter les « passes à poissons » qui constituent une brèche dans l’ouvrage, aménagée pour son franchissement par les poissons. C’est, en somme, l’équivalent de l’écluse pour les bateaux ce qui permet la libre circulation des poissons migrateurs. On en compte trois : deux pour les anguilles et une à bassins pour les autres espèces.


Ecluse
Le site de l’Institut d’Aménagement de la Vilaine (http://www.eptb-vilaine.fr/site/index.php/les-migrateurs/les-passes-a-poissons/arzal/libre-circulation-des-poissons) explique très bien tout cela.
La passe à poissons
Un clin d'oeil :Nos amis les cormorans qui sèchent leurs ailes mouillées par la pluie , à côté de la "passe à poissons"en attendant l'ouverture ... bon appêtit!

Et enfin, pour terminer sur une note maritime, nous avons poussé jusque la Pointe du Bile, sur la commune du Pénestin, à la lisière de la Loire –Atlantique, dans le Morbihan, et qui compte 25 kilomètres de littoral. A l'extrémité de la Pointe du Bile, située à proximité d'un haut lieu pour la mytiliculture - activité phare de la station de Pénesti -, une plage est très prisée des amateurs de pêche à pied.

La soirée était bien avancée quand nous regagnâmes le 44 pour le dernier apéritif du séjour…
On reviendra...
* Petites Cités de Caractère est une appellation créée en Bretagne en 1976 par Jean-Bernard Vighetti , animateur de la vie culturelle bretonne…Elle « vise à mettre en valeur l'authenticité et la diversité du patrimoine de certaines petites communes (moins de 6 000 habitants) dotées d'un bâti architectural de qualité et cohérent». L'association nationale créée en 2009 comprend la Bretagne, la Champagne Ardenne, les Pays de la Loire et le Poitou-Charentes et a pour projet la reconnaissance de l’appellation en label. (Source Wikipédia)