• LA PRIMAIRE DE « GAUCHE »: LE MYTHE DE l'UNION

    Tout le monde dans la sphère socialiste et médiatique a attendu la décision du président de la république François Hollande quant à sa candidature à l’élection de 2017.

    Depuis des semaines on a assisté à une incroyable comédie du plus haut sommet de l’Etat en passant par le gouvernement, les députés de la « majorité » et quelques dignitaires socialistes. Un vrai SPECTACLE médiatique où chacune et chacun parade...

    LA PRIMAIRE DE « GAUCHE »: LE MYTHE DE l'UNION

    (auteur Jacques Callot —  Domaine public - Scaramucia, Fricasso - Gallica 2012 (adjusted).jpg

    Création : 1621–1622)

    VALLS, LE SUCCESSEUR « NATUREL »

    Manuel Valls, premier ministre, tel un cheval qui piaffe a même presque mordu la ligne de départ tant il était pressé de se déclarer au cas ou « l’autre » ne se représenterait pas.

    Depuis l’annonce solennelle du président, le sieur Valls a le sourire. Il vaque à ses occupations de premier ministre, laissant les médias faire leurs choux gras de sa probable candidature...

    La comédie continue... Le SPECTACLE s’installe.

    Et d’entendre les voix qui disent, comme le député Malek Boutih que Manuel Valls est le meilleur à pouvoir rassembler car il " est une synthèse miraculeuse pour la gauche : il tient les questions sociale et sécuritaire"... Manuels Valls à l’affiche : celui qui a fait 5% aux primaires de la gauche en 2012, celui qui a dirigé un gouvernement qui a impulsé la Loi El Khomri, abandonné la refondation de l’Ecole et mis en place un pacte de responsabilité et un CICE qui n’ont eu aucun impact vraiment significatif sur le chômage serait donc le plus à même de rassembler...

    Du grand n’importe quoi...

    Pas plus que François Hollande, Manuel Valls ne peut prétendre représenter « la gauche ». Il est au même titre que François Hollande comptable du bilan. Tout au plus il pourrait être désigné par une fraction du parti socialiste qui fera un score inutile lors du premier tour de l’élection présidentielle. Et ce n’est pas gagné.

    Je l’écrivais récemment : « Il ne faudra pas compter sur le parti socialiste complétement cassé par un président qui n’ a pas su rassembler la gauche autour de réalisations programmatiques susceptibles d’emporter l’adhésion de ceux qui avaient voté pour lui. Il avait pourtant toutes les cartes en main et tous les pouvoirs pour le faire. Au lieu de cela il s’est embourbé dans des réformettes décousues et a tracé le sillon que la droite, si elle arrive au pouvoir, va pouvoir ensemencer pour continuer de détruire les acquis sociaux et notamment la loi El Khomri acte 1 de la destruction du code du travail que la droite veut poursuivre avec plus de flexibilité mais moins de protection.

    François Hollande a même contribué à mettre en orbite, par manque de jugement, en la personne d’Emmanuel MACRON, celui qui ne se situe ni à droite ni à gauche, élargissant ainsi le panel des candidats ce qui va encore rendre plus difficile le combat qu’il faut mener pour que Marine Le Pen ne soit pas au deuxième tour face à une droite qui s’annonce comme sectaire et destructrice de notre système social et de nos services publics. »

    LA PRIMAIRE DE « GAUCHE »: LE MYTHE DE l'UNION

    (auteur MustangJoe, pixabay, CC0 domaine public)

    LE SPECTACLE DES PRIMAIRES SOCIALO SOCIALISTES

    D’aucuns me diront: il reste les frondeurs.

    Pour ce qui les concerne, j’estime qu’ils sont co-responsables du BILAN pour ne pas avoir su affirmer avec force leurs convictions et voté « contre » quand il le fallait.

    Quant aux autres députés socialistes ou radicaux de gauche et soi-disant écologistes, ils se sont tous associés aux errements de François Hollande en soutenant sa politique au gouvernement ou dans l’hémicycle.

    Qu’ils suivent l’exemple de François Hollande et aient la dignité de renoncer à un nouveau mandat. Cela fera de la place et renouvellera le personnel politique.

    La primaire organisé par le parti socialiste est intitulé « primaire de gauche » -notamment par les médias - parce qu’elle accueillera d’autres personnalités non socialistes.

    LA PRIMAIRE DE « GAUCHE »: LE MYTHE DE l'UNION

    (auteur Clker-Free-Vector-Images, CC0 domaine public)

    Sur la piste :

    Jean-Luc Bennahmias , candidat désigné de l’Union des Démocrates et Ecologistes (UDE), groupuscule de Jean-Vincent Placé, secrétaire d’Etat du gouvernement et François de Rugy, co-président du groupe Ecologiste à l’assemblée nationale. Il y a trois jours Pierre Larrouturou, fondateur de « Nouvelle Donne » veut lui aussi participer... mais sa candidature devra encore être acceptée par les organisateurs pour devenir effective.

    Les socialistes sont au nombre de quatre pour le moment en attendant le futur ex-premier ministre : Gérard Filloche, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, et Marie-Noëlle Lienemann.

    En réalité, cette primaire est une primaire socialo-socialiste puisqu’elle n’inclut pas toutes les composantes de gauche :

    Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Yannick Jadot (EELV), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, soutenu par le Parti communiste français), Sylvia Pinel (Parti radical de gauche), et Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste) ne participeront donc pas à la primaire de la « Belle alliance Populaire ».

    Emmanuel Macron n’y sera pas non plus, s’étant désigné lui même inclassable.

    Cette primaire est une comédie, un spectacle de plus pour satisfaire des égos qui n’en ont que faire des citoyens et qui se poursuit donc comme s’ils ne savaient pas que, quel que soit le candidat désigné, il n’a aucune chance d’être au deuxième tour de l’élection présidentielle. Cette primaire risque aussi de ne pas mobiliser les foules sauf à servir de défouloir.

    Brusquement, ce samedi 3 décembre, dans le cadre du rassemblement de la « Belle alliance Populaire », sans doute dans un accès de lucidité tardif ou suite à la déclaration de François Hollande de ne pas se représenter, c’est l’appel de Jean –Christophe Cambadélis à Emmanuel MACRON et à Jean-Luc MELENCHON à participer à la « primaire de la gauche ».

    Ils ont tout de suite décliné l’invitation.

    Emmanuel Macron, a été le premier à refuser : « Quand on prétend présider aux destinées d'un pays, on n'est pas là pour s'enfermer dans des querelles de clans, » « cette primaire, c'est OK Corral!"

    Il n’a pas tort. Mais ne participe -t-il pas lui- même à la course aux égos, comptable qu'il est aussi du bilan de FRANÇOIS HOLLANDE et de son gouvernement auquel il appartenu?

    Jean-Luc Mélenchon a déclaré : « "Pourquoi vient-on me demander à moi de rallier cette primaire ? C’est la primaire du parti socialiste, je ne suis pas membre du parti socialiste. Je l’étais, je l’ai quitté, c’est pas pour y retourner". "Moi, je suis candidat depuis février dernier, je le reste. Mon problème, c’est Monsieur Fillon". "Est-ce que vous vous rendez compte du fait que, si je n’étais pas là, il n’y aurait personne pour faire campagne contre quelqu’un qui annonce tout à fait froidement au pays, et qui est bien placé dans les sondages, qu’il va supprimer la sécurité sociale, annuler la durée légale de l’ordre du travail, etc., etc. Un coup d’État social d’une violence dont le pays n’a jamais été témoin."

    Il se présente comme la seule alternative au candidat élu à la primaire de la droite et du centre, dimanche dernier.

    C’est clair et réaliste et en effet c'est le seul qui oppose un programme à celui de Fillon.

    LA PRIMAIRE DE « GAUCHE »: LE MYTHE DE l'UNION

    POUR CONCLURE PROVISOIREMENT...

    Si le premier secrétaire du parti socialiste et ses dirigeants étaient des gens responsables, ils ne feraient pas de primaires, ne présenteraient aucun candidat. Ce serait plus intelligent que de faire croire qu’ils appellent à l’unité de la gauche qu’ils ont contribué à casser.

    Cela assainirait la situation et permettrait aux citoyens de gauche de mieux situer leurs futurs votes.

    Le parti socialiste n’a pas, à mon sens, comme objectif de gagner les présidentielles de 2017 car ses responsables savent très bien, toutes tendances confondues que c’est peine perdue quel que soit le candidat désigné par leur primaire. Ce qui les intéresse c’est de placer le vainqueur de la primaire en orbite pour les élections d’après, celles de2022. Et puis, si un candidat quel qu’il soit est désigné et ce n’est gagné pour aucun, les autres le soutiendront-ils lors de la campagne ? Seront ce les prémisses d’un éclatement du PS ou sa reconstruction ?

    Va savoir. Le spectacle va se poursuivre...

    « FRANÇOIS HOLLANDE NE SE REPRESENTERA PAS...ALEP... »

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