avis de citoyen sur les actualités, la politique, l'éducation, l'école, les NTIC, l'environnement
Pour moi, il a complètement raté, par la politique qu’il a mise en place, sa possibilité historique de faire une gauche rassemblée sur de vrais objectifs de justice sociale ce qui n’empêchait en aucune manière de remettre en route la machine économique en contrôlant la dette et faire des réformes, des vraies...
Il n’a pas fait les bons choix et mène une politique fiscale, sociale et économique désordonnées et d’un autre âge, s’appuyant sur des ministres dont la plupart ne peuvent plus être considérés à gauche et cède aux demandes d’un MEDEF qui le roule dans la farine et qui ne fait rien pour que l’emploi renaisse. (Voir mes différents articles sur ce blog pour éviter de me répéter)
Les dernières indiscrétions de ce mardi 16 février sur ce que contient le projet de loi de madame El Khomri sur la réforme du droit du travail, me renforce dans mes convictions. J’y reviendrai pour faire suite à mes propos émis le 5 février 2016 sur ce blog : http://quaiducitoyen.eklablog.fr/haro-sur-les-chomeurs-2-sur-2-a122645388 .
Les quelques actes positifs comme la loi pour "le mariage pour tous" ne font pas les changements fondamentaux tant claironnés avant l’élection présidentielle. La remise à niveau d’avant les coupes sombres du précédent quinquennat de Sarkozy, des effectifs de l’éducation nationale, de la police, la gendarmerie et l’armée est certes positif mais incomplet à côté de ce qu'il aurait fallu faire pour re dynamiser ces ministères dans leur fonctionnement.
Les bonnes intentions comme par exemple la refondation de l’école sont devenues des caricatures détournées par l’électoralisme.
Je ne reviens pas sur l’économie et l’emploi dont je viens de décrire l’échec des mesures prises.
Les débats inutiles de la déchéance de nationalité et de l’état d’urgence à inclure dans la constitution sont une perte de temps. Cela n’apporte rien de concret dans la lutte contre le terrorisme. Ce n’est pas parce que, selon les sondages, plus de 70% des français sont "pour" qu'il faut le faire.
François Hollande a donc choisi son camp, celui d’une voie soi-disant réformiste mais qui en réalité non seulement ne réforme rien d’essentiel mais fragilise des piliers de notre état : laïcité, éducation, solidarité sociale. Il pense ouvrir une nouvelle voie dans laquelle se retrouver un éventail plus large d’électeurs.
François Hollande a donc bien raté l’occasion historique de montrer que la gauche pouvaient gouverner en conservant ses principes de solidarité tout en corrigeant par des réformes intelligentes nombre des défauts que nous avons dans le fonctionnement de notre pays : l’éducation, la santé, la justice, la fiscalité, le fonctionnement démocratique de nos institutions, l’aménagement du territoire et de l’environnement, l’écologie... J’en passe...

(image pik, pixabay, CC0 domaine public)
QUELLE PRIMAIRE A « GAUCHE » ?
Maintenant, on est donc passé à l’heure des grandes manœuvres électorales pour conquérir le pouvoir en 2017 et l’on continuera de voir des mesures peut-être parfois utiles mais pas fondamentales en regard des problèmes qu’il eut fallu traiter dès le début du quinquennat...
François Hollande a cassé la gauche qui l’avait élu, l’a affaibli au lieu de mener des réformes nécessaires et justes dans la clarté.
Il ne peut donc plus, à mon sens, prétendre la représenter.
Il a beau essayer de faire bonne figure en modifiant la composition de son gouvernement en y incluant des personnalités « vert » pâle ou le président des radicaux (de gauche), cela ne le mènera pas à être un futur candidat à la présidentielle crédible de la gauche à laquelle il n’appartient plus, même, si d’aventure, il y avait une primaire... Il n'y a plus au gouvernement aucun ministre qui peut se réclamer d'être de gauche.
Il a accentué la division entre les députés socialistes, les membres du parti socialiste qui de fait va vers la déliquescence.

Une primaire organisée par le parti socialiste dont la direction soutient François Hollande est donc dès le départ voué à l’avortement.
La gauche, c’est à dire celle rassemblant ceux qui en ont conservé les valeurs essentielles est donc dans une impasse.
Après la trahison de leur secrétaire nationale, Emmanuelle Cosse, entrée au gouvernement, Europe Ecologie Les Verts se retrouve cassé. Comment des candidats potentiels comme Pierre Laurent ou Clémentine Autain du PCF pourraient-ils participer à une primaire organisée par le PS qui n’est plus de gauche? Ils ne feraient, eux aussi, plus partie de la gauche.
Jean –Luc Mélenchon a annoncé sa candidature estimant qu’il n’avait pas besoin d’être désigné. A-t-il raison? Il organise déjà sa campagne et ses réseaux.
Tout est donc mal engagé pour un rassemblement de cette gauche qui est multiple et désorganisée pourtant il faudra bien que tout ce monde se ressaisisse rapidement et prenne ses responsabilités pour qu’il y ait un vrai candidat de gauche crédible au premier tour.
J’ai exclu le Front national de mon discours car ce n’est pas un choix mais l'évidence d'une non solution dangereuse pour notre avenir économique, social et nos libertés.
J’y reviendrai aussi au moment voulu.
OUI, IL VA FALLOIR RÉAGIR...
Oui, il va falloir réagir pour préparer les futures échéances électorales si on ne veut pas se retrouver, le jour du vote, au deuxième tour, devant une urne dans laquelle il faudra glisser un bulletin blanc car ceux qui resteront en lice ne sauraient convenir pour diriger la France et insuffler une dynamique d’espoir et de changements positifs pour nos concitoyens.
Le citoyen lambda pourrait être découragé en se sentant impuissant devant l’offre stérile qui va lui être faite. C’est un sentiment que j’ai eu mais je pense qu’il faut en être conscient pour le dépasser et réfléchir pour déterminer ce que chacun à son niveau peut faire.
Il est sûr que si le citoyen ne réagit pas, notre actuel système électif qui n’est plus assez fonctionnel pour une vraie démocratie, continuera son œuvre de destruction massive de la citoyenneté par la sensation d’impuissance que chacun peut avoir sur le changement politique qu’il faudrait impulser pour plus de justice sociale notamment ...mais pas que.
Il faut donc combiner notre attitude pour entrer dans le jeu actuel de la conquête du pouvoir en respectant les institutions tout en prévoyant de les modifier pour atténuer les lourdeurs du fonctionnement de l'Etat et assurer un meilleur fonctionnement démocratique.
Cela nécessite de choisir d’autres projets que ceux poussiéreux qu’on va essayer de nous faire valoir et d’élire d’autres hommes et femmes à tous les niveaux de la direction de nos institutions et qui s’engagent à remettre à plat tout notre système de représentation démocratique actuel usé.
L’objectif devrait être, en engageant les réformes nécessaires, d’en construire un nouveau plus adapté à un fonctionnement moderne de la France qui remobilise les citoyens et permet de mieux gérer le pays pour qu’il avance pour le bien de tous et chacun, dans la solidarité, la justice, le sérieux et le pragmatisme.
Pas facile car nous avons un sentiment d’impuissance en tant que citoyen "lambda" d’où la nécessité d’un rassemblement des forces vives sans lequel rien n’aboutira.
Il y en a aussi assez de la morosité distillée par nombre de politiciens dans leurs discours pour faire valoir qu’il faut sauver notre pays du marasme, d’une situation économique catastrophique...grâce aux solutions qu’ils proposent et surtout parce qu’ils représentent le renouveau et qu’ils ont pour beaucoup changé...
Risible si ce n’était pas si triste.
Le changement positif est possible. Il faut s’en convaincre pour agir.
Comment ? Il y a des solutions mais ça urge !
J’y reviens dans l’épisode suivant et les multiples qui suivront sans doute...

(geralt- CC0 domaine public)