• VACCINS COVID 19: MON POINT DE VUE - 2 sur 3

    Je continue donc de donner mon avis sur la vaccination et notamment celle contre la COVID 19.  Après la défense de la vaccination de manière générale parce que les bénéfices sont à l’évidence bien plus importants que les risques, après la mise au point sur les polémiques que j’estime inutiles, j’en viens à d’autres questions que je me suis posées à propos de ces vaccins de type nouveau à base d’ « ARN messager ». Pour moi « citoyen lambda » c’est une découverte, pour les chercheurs c’est l’opportunité de mettre en œuvre leurs recherches sur un processus  qui est quand même travaillé  depuis une dizaine d’années. C’est peut-être aussi pour cela que ces vaccins ont pu être mis au point plus rapidement que les autres, de type conventionnel, qui semblent demander plus de temps pour être approuvés dans les différentes phases de tests. Ils commencent à faire état de leurs résultats prometteurs qui pourraient sans doute permettre d’adapter la vaccination en fonction du public en ayant besoin et pour lequel les vaccins « nouvelle génération » seraient moins adaptés. C’est aussi une bonne nouvelle pour l’avenir car rien ne dit que le virus ne sera pas saisonnier ou ne mutera pas comme celui de la grippe qui demande des ajustements chaque année. C’est le cas du vaccin français Sanofi par exemple qui sera mis au point plus tard que prévu et qu’on attend pour fin 2021.

    VACCINS COVID 19: MON POINT DE VUE - 1 sur 2

    Image par Tumisu de Pixabay

    DE QUELQUES RÉPONSES AUX QUESTIONS QUE JE ME POSE

    Pour en revenir à la rapidité à savoir comment des vaccins ont-ils pu être si rapidement élaborés, testés, vérifiés pour pouvoir être approuvés par les autorités de contrôle pour être mis sur le marché ,  je le disais dans mon billet précédent : «C'est une mobilisation de scientifiques et de moyens jamais vue pour essayer d’enrayer la pandémie. Les financements ont suivi ou plutôt précédé.(..)  Des financements colossaux  ont donc accéléré la mise en œuvre des moyens de  la recherche et de fait il faut faire un constat : des résultats rapides sont là dont nous  avons bien besoin pour enrayer la pandémie. »
    Je n’ai donc pas peur du fait que nous en soyons au stade de la vaccination rapidement.

     Le problème n’est pas de sonder   les français  pour tenter de savoir s’ils vont se faire vacciner mais bien de savoir  si toutes les informations qu’on leur donnera permettront la confiance nécessaire pour qu’ils se vaccinent. Seule la transparence peut me faire dire si je me ferai vacciner. Cette transparence doit nous être amenée par des gens dont c’est le rôle de dire, de par leurs compétences s’ils ont des doutes ou s’ils demandent des explications supplémentaires que la littérature scientifique ne leur a pas encore données.

    Car ce n’est pas facile de se faire un point de vue d’autant que l’état dont ce devrait être le rôle d’informer n’a pas fait de campagne de communication simple et claire sur ce que sont les vaccins qui seront inoculés fin décembre ce qui aurait été une première étape avant que de donner les élément plus précis des bénéfices/ risques.  Ces informations des particularités de ces vaccins dans leur fonctionnement par rapport à un vaccin traditionnel sont pourtant faciles à donner car connues.

    De plus et c’est récent mais, à ce jour, la littérature scientifique est sortie pour un des nouveaux vaccins à ARN Messager  (Pfizer/Biontech ).  Le professeur CAUMES vient d’ailleurs de dire que compte-tenu de ce qu’il a appris, il se fera vacciner sans hésiter. Un seul bémol, ce sont les effets secondaires plus nombreux que ceux d’autres vaccins classiques mais pas plus gênants.

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    Fdardel — Travail personnel -CC BY-SA 3.0

     Que sait-on de ces vaccins à ARN Messager ?

    Il est normal que ces vaccins suscitent des questions et des craintes au sein de la population. Je suis donc allé à la chasse à l’information.

    La technique est nouvelle, tout au moins  pour nous. Je ne vais pas m’amuser à ré écrire  ce qui est très bien expliqué par ailleurs et qui montre la différence entre le vaccin conventionnel et le nouveau type par ARN messager. On peut aller pour ce faire sur le site de l’INSERM *par exemple ( https://presse.inserm.fr/les-vaccins-a-arnm-susceptibles-de-modifier-notre-genome-vraiment/41781/) qui explique cela très clairement et qui au passage détruit certaines intox comme quoi  il y aurait par exemple des risques pour notre matériel génétique ce qui est infondé. Nombre de généticiens  confirment.  On peut aussi se référer au CNRS ** qui publie des informations sérieuses(http://www.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/coronavirus-sur-le-front-scientifique) . On peut aussi consulter le site de FUTURA SANTE qui explique comment fonctionnent ces vaccins nouveaux et mettent en exergue un certain nombre d’interrogations (https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-fonctionne-vaccin-arn-84148/

     ). J’ai pu donc consulter plusieurs sources sérieuses et fiables d’informations qui ne manquent pas.

    Et il y a aussi l’avis de nombre de scientifiques à compétences reconnues qui donnent leurs avis.   

    Toutes ces infos devraient être données au citoyen au lieu de le laisser dans la jungle des infos que l’on a ici ou là et rapportées et mise en débat par les médias.

    Je pense être à même, avec les informations glanées, de comprendre comment fonctionnent les nouveaux vaccins et pourquoi ils ont été développés plus rapidement que les autres.

    Je n’y vois pour ma part, à ce niveau des principes de fonctionnement, aucun danger majeur pour ma santé.

    En ce qui concerne l’innocuité qui me semble être une des informations  des plus importantes,  il apparait de l’avis des spécialistes qui ont maintenant entre leurs mains la littérature scientifique nécessaire, que le vaccin satisfait à l’équilibre bénéfices/risques qui llui est demandé . Il est  par ailleurs reconnu efficace à   90% et 95% pour le vaccin Pfizer/Biontech   ce qui est exceptionnel.

    Un autre vaccin, le Moderna, du même type est  aussi en cours d’examen par l’ Agence européenne du médicament (EMA) qui doit délivrer les autorisations de mise sur le marché.  (https://europa.eu/european-union/about-eu/agencies/ema_fr)  . Une fois l’autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée, par l’Agence européenne du médicament et la Commission européenne, la Commission technique des vaccinations (CTV), au sein de la Haute autorité de Santé (HAS), rendra un avis sur la place dans la stratégie vaccinale de chaque vaccin qui aura obtenu une autorisation de mise sur le marché.

    Pour ce qui concerne les  risques liés à la technologie :  «Il est improbable qu’elle soit très risquée, car elle ne contient pas d’adjuvants particuliers, parfois à l’origine d’effets indésirables »  « L’enveloppe lipidique servant à transporter le vaccin est probablement très inerte. On peut ajouter que l’ARN qui est une molécule très fragile, est dégradé en quarante-huit heures dans l’organisme, il ne va donc ni rester dans le corps ni entrer dans le génome de la cellule ». « Qu’ils soient naturels ou synthétiques, les ARNm ne pénètrent jamais dans le noyau cellulaire où se trouve l’ADN contenant le code génétique d’un individu. Ils n’interfèrent pas dans les mécanismes liés à l’hérédité cellulaire et ne peuvent pas être transmis aux cellules de génération suivante. Une fois injectés, ils ne subsistent que quelques jours, tout au plus. »  dixit Blaise Genton,  chef du Centre de vaccination et médecine des voyages de la Policlinique médicale universitaire à Lausanne et chef de projet à l’Institut tropical et de santé publique suisse à Bâle, qui résume bien  ce que disent  plusieurs spécialistes des maladies infectieuses et de la vaccination .

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    image geralt pixabay

    LES EFFETS SECONDAIRES DU VACCIN PFIZER/BIONTECH  

    Quels sont les effets secondaires et quels sont leurs niveaux de gravité, leur efficacité, leur type de protection et la durée ? Ce sont d'autres questions importantes  auxquelles   on peut déjà partiellement répondre. J’y reviendrai par ailleurs dans la suite de mes propos,  ayant encore à finaliser quelques recherches.

     J’ai néanmoins obtenu  ces jours –ci  plus d’une réponse à mes questions.  Pour cela j’ai dû aller rechercher les avis de divers scientifiques afin d’avoir des points de vue,  des certitudes, des questionnements sans tomber dans le piège d’un ou deux avis ce qui me semblent limités.  Ainsi j’ai pu lire ou écouter  Étienne Decroly, virologue, directeur de recherche CNRS au laboratoire AFMB (Architecture et fonction des macromolécules biologiques,  de l’université Aix-Marseille et spécialiste du Sars-Cov2, ), le très controversé professeur Christian Peronne - démis de ses fonctions de chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Raymond Poincaré de Garches , Bernard Verrier - directeur du Laboratoire de biologie tissulaire et d’ingénierie thérapeutique (LBTI) de l’université Claude-Bernard à Lyon, le professeur Eric Caumes - Spécialiste des maladies infectieuses et tropicales à l’Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique (INSERM/UPMC) chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière.  , Céline Lacroix -chercheuse au Laboratoire de biologie tissulaire et ingénierie thérapeutique (LBTI), le docteur Martin Blachier - médecin spécialiste de santé publique, épidémiologiste, après plusieurs expériences dans des unités de recherche INSERM, à la HAS et au ministère de la santé, Catherine Hills- épidémiologiste, ancienne chercheuse à l'Institut de cancérologie Gustave Roussy, a fait partie du conseil scientifique de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé,   Anne –Claude Crémieux professeur en maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis à Paris,… parmi les plus connus  et d’autres encore  au long des écoutes des diverses interventions télévisées, des analyses de médias comme France culture (https://www.franceculture.fr/sciences/10-questions-pour-repondre-aux-inquietudes-sur-les-vaccins ) ou le Monde (https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/12/11/ce-que-l-on-sait-de-la-surete-des-vaccins-a-arn-messager_6063067_4355770.html ) pour ne citer que ceux là. Les sources sont nombreuses et il faut les comparer pour croiser l’information ce qui permet les nuances.  Je poursuis donc mes investigations.

    J’apprends par diverses sources  une information intéressante à savoir que la revue scientifique américaine "New England Journal of Medicine", fonctionnant avec un système dit de » revue par les pairs, a publié ce jeudi 10 décembre 2020 » les résultats complets de l'essai clinique de phase III du candidat vaccin de Pfizer et BioNTech.  De même la FDA, l'agence américaine du médicament, a publié la veille un rapport très détaillé sur l'efficacité et la sureté du vaccin. Pour ce qui concerne le vaccin britannique AstraZeneca, qui repose non plus sur l'ARN messager mais sur l’adenovirus***, une méthode de fabrication plus classique, moins cher à fabriquer,   les chercheurs ont publié dans  la revue scientifique "The Lancet" qui détaille les résultats de la phase 3 de l'essai.  

    Tout cela permet une relecture par les pairs des chercheurs et donc on ne peut plus dire qu’il n’y pas d’éléments pour être informé de manière sérieuse.

    En l’attente…

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    Image par Free-Photos de Pixabay

     

    *« L’INSERM (https://www.inserm.fr/connaitre-inserm ) Institut national de la santé et de la recherche médicale   est un établissement public à caractère scientifique et technologique français spécialisé dans la recherche médicale. Il est placé sous la double tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation et du ministère des Solidarités et de la Santé.  « En 2017, l'Inserm est constitué de 281 unités (pour la plupart, environ 85 %, insérées au sein d'hôpitaux et d'universités), 36 centres d'investigation clinique, de 34 unités de service et de 31 laboratoires européens et internationaux associés. La plupart des unités sont mixtes dans leur rattachement et leur financement, c’est-à-dire labellisées également en tant qu'unités CNRS ou départements universitaires. Le personnel est réparti en deux corps distincts : les chercheurs (directeurs et chargés de recherches) d'une part ; les ingénieurs et techniciens (ingénieurs de recherches, ingénieurs d'études, assistants ingénieurs et techniciens) d'autre part. En 2017, près de 15 000 personnes travaillent au sein de structures dépendantes ou associées à l'Inserm, dont 5 147 titulaires de l'institut, réparties dans 276 unités de recherche. (source wikipédia)

     

    L'Inserm publie chaque année un rapport d'activité. En 2017, les chercheurs de l'Inserm ont été à l'origine de 13 220 publications scientifiques dont 6 000 cosignées par au moins un autre pays. »

     

    ** Le Centre national de la recherche scientifique, plus connu sous son sigle CNRS, est le plus grand organisme public français de recherche scientifique. Selon le classement Scimago Institutions Rankings le CNRS occupe la seconde place au niveau mondial en tant que centre de recherche1. Webometrics confirme cette seconde place mondiale en ajoutant qu'il occupe par ailleurs la première place au niveau européen. Juridiquement, il s'agit d'un établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST) placé sous la tutelle administrative du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation. Fondé par le décret-loi du 19 octobre 19393 pour « coordonner l’activité des laboratoires en vue de tirer un rendement plus élevé de la recherche scientifique », le CNRS est réorganisé après la Seconde Guerre mondiale et s'oriente alors nettement vers la recherche fondamentale. En 2019, il a fêté ses quatre-vingts années d’existence. (source wikipédia)

    *** vaccin britannique AstraZeneca : Avec ce vaccin, on fait porter par un virus bénin pour l'homme, l'adénovirus, les gènes suscitant l'immunité contre le virus à combattre. Ce vaccin est efficace à 70% en moyenne. Son vaccin est moins cher à fabriquer et surtout plus facile à conserver ce qui faciliterait sa diffusion.3 milliards de doses pourraient être produite en 2021. Les demandes d’autorisations auprès des agences de délivrance des autorisations devraient être demandées prochainement dans le monde entier.

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