• PRIMAIRE DU P.S. : PREMIER "DEBAT " - 1 sur 2

    J’ai donc assisté à l’expression démocratique des candidats de cette primaire.

    Cela s’est fait de manière courtoise et il n’y a pas eu d’accentuation des divisions de manière apparente. Je trouve même que les candidats ont eu de la retenue sans doute pour ne pas faire apparaître le PS plus divisé avec des parties irréconciliables.

    Cela n’a pas empêché de faire apparaître les différences de conception que l’un ou l’autre pouvait avoir quant à un certain nombre de points sur lesquels je reviens ci-après.

    PRIMAIRE DU P.S. : PREMIER "DEBAT " - 1 sur 2

    (auteur ingenio, pixabay, CC0 domaine public)

    DES ÉCHANGES POLIS VOIRE DÉTENDUS

    Par rapport à la primaire de la droite il y avait une nette différence d’ambiance ou d’atmosphère. La première rencontre de la droite était pesante, lourde peut être parce que les enjeux n’étaient pas les mêmes pour nombre de concurrents. Il est clair que pour trois d’entre eux c’était leur avenir politique qu’ils jouaient : Sarkozy, Fillon ou Juppé étaient face au devenir de leur carrière politique vu leur âge. Deux d’entre- eux partent en retraite. Et puis, du fait des sondages, l’impression était, à ce moment là, qu’on avait de grande chance de désigner le futur président de la république puisque la droite était donnée vainqueur au deuxième tour.

    L’ambiance entre les différents candidats dits "de gauche" se semblait pas empreinte d’agressivité et était à la limite du cordial. Les enjeux ne sont pas les mêmes qu’à la primaire de droite et les personnalités sont différentes, les « statures » moins présidentielles pour certains qui doivent encore s’affirmer même si cinq ex ministres étaient en présence : Valls, Montebourg, Peillon, Hamon et Pinel.


    Et puis, parmi les candidat(e)s en présence, lors de cette primaire « de gauche », pour la plupart d'entre eux, l’âge ne permet pas de dire qu’en cas de non désignation ils abandonneront leur carrière politique. Ils sont tous en effet dans la tranche de la cinquantaine plus ou moins ce qui change les enjeux. De plus, toujours de par les sondages, l’enjeu semble être plus d’être dans les 4 ou 5 premiers au premier tour de la présidentielle. Bien sûr ça n’est pas affirmé mais c’est la réalité.

    Il faut quand même rappeler que « l’espace de gauche » est visé par un trop grand nombre de candidatures.


    Comme je le disais dans mon article précédent, « Le parti socialiste n’a pas, à mon sens, comme objectif de gagner les présidentielles de 2017 car ses responsables savent très bien, toutes tendances confondues que c’est peine perdue quel que soit le candidat désigné par leur primaire. Ce qui les intéresse c’est de placer le vainqueur de la primaire en orbite pour les élections d’après, celles de 2022 ou trouver un leader pour essayer de faire que le parti ne disparaisse pas. »

    Il est trop tôt pour dire si les résultats de cette primaire seront les prémisses d’un éclatement du PS ou sa reconstruction. Qui sera le vainqueur entre Montebourg, Peillon, Hamon ou Valls ? Difficile à dire même si trois d’entre eux semblent se détacher selon les sondages dont on connaît la fiabilité. Ce ne sera qu’après le deuxième tour de la primaire que l’on saura...

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    (auteur Unsplash, CC0 domaine public)

    LA FORMULE DE LA RENCONTRE EST FRUSTRANTE

    Elle est frustrante pour les candidats et peur ceux qui la suivent. Tout dépend des questions des journalistes bien sûr mais le temps imparti pour répondre sur des sujets importants n’est pas suffisant pour que les développements aient lieu. On ne dit pas grand chose en 1 minute 30 pour bien expliquer son sujet.

    C’est aussi décousu et il est bien difficile de se rendre compte du projet global de chaque candidat puisqu’on aborde finalement que quelques points techniques de son programme.

    Que ce soit sur l’éducation, la santé, la pauvreté ou l’Europe par exemple c’est bien court.

    Il faudra vraiment aller voir les programmes écrits ou aller à un meeting pour se faire une vraie idée.

    L’inventaire rapide de quelques mesures techniques ne fait pas apparaître les projets. Sur le thème de l’éducation par exemple, tous affirment que c’est une priorité mais le point n’est pas développé sur la manière dont cette priorité sera prise en compte réellement.


    Quelques différences importantes sont quand même apparues qui peuvent me permettre de procéder à des éliminations de candidats si d’aventure j’allais voter le 22 janvier.

    A suivre...

     

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