• PRESIDENTIELLE : POINT DE SITUATION POUR VOTER AU DEUXIEME TOUR 3 sur 4

    Jour après jour les grandes manœuvres politiciennes sont foison pour essayer d’attirer l’électeur et d’aucuns ne reculent devant rien pour le faire pour conserver les uns une parcelle de pouvoir, les autres conquérir celui-ci.

    Et par exemple, le ralliement de Dupont-Aignan à Marine Le Pen ou l’appel à un Front républicain qui n’est plus d’actualité parce que les politiques ne veulent y céder que du bout des lèvres ou que l’électeur n’y croit plus ce qui est le plus grave.

    PRESIDENTIELLE : POINT DE SITUATION POUR VOTER AU DEUXIEME TOUR 3 sur 4

    (auteur Molière, Domaine public)

    L’ACCORD DE GOUVERNEMENT ENTRE NICOLAS DUPONT-AIGNAN ET MARINE LE PEN.

    Je ne sais pas si cela vaut la peine d’y consacrer un nombre de lignes qui dépasserait par son importance ce qui ne mérite que d’être cité comme une anecdote. Mais ça n’en est pas une. Là aussi, encore un leader qui se croit propriétaire des voix de ses électeurs.

    Je le disais par ailleurs sur les réseaux sociaux :

    « C'est guignol, c'est guignol... » (air connu) NDA n'a aucune morale politique pour s'allier à l'extrême droite à propos duquel, il n'y a pas si longtemps, il disait ne rien avoir de commun notamment avec le FN. Un gaulliste de conviction parait-il? Il y aurait de quoi rire si ce n'était si triste. Sa seule conviction est de se faire rembourser ses frais de campagne par le Font national et avoir un poste de premier ministre au sein d'un gouvernement d'extrême droite. Son intégrité vole en éclat. Les masques tombent. Ce n'est pas pour moi une surprise. »

    Dupont-Aignan est victime de l'effet girouette mais comme disait Edgar Faure, prix de l'humour politique 1988 ((président du Conseil sous la IVe République, qui évolua ensuite vers le gaullisme et fut plusieurs fois ministre sous la Ve République.): "Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent."


    Voici ce que Dupont-Aignan disait du FN il y a quelques temps pas très lointains avant de se rallier aujourd'hui à la candidate de l''extrême droite
    : "Je suis le seul à proposer une vraie rupture", au micro de RTL jeudi 3 novembre 2016. "Les Français ne veulent pas d'une rupture dans le drame avec le Front national. Je suis le seul à proposer une rupture dans le calme".
    "Le Front national n'apporterait pas les bonnes solutions qui permettraient de sauver la France. Le Front national est le meilleur allié du système". Le président de Debout la France, s'est posé en alternative en appelant les Français à "ne pas aller obligatoirement dans l'impasse du Front national".
    "Le FN peut séduire beaucoup de Français quand il proteste, mais il n'est pas apte à gouverner"
    .@dupontaignan "Je suis un gaulliste social. Chez DLF, il n'y a pas d'arrière boutique d'extrême droite comme au #FN, #LEntretienPolitique
    20:33 - 15 Mars 2017

    ....etc.

    A chacun de juger. Moi, c'est fait.
    Et pour mémoire et après on n'en parle plus... de cette opération commerciale dont le seul intérêt aura été pour les électeurs de faire tomber le masque de l’hypocrite et pour Marine Le Pen de faire croire que son programme va ainsi évoluer notamment sur l’Europe... J’y reviens bientôt

    Il ne sera pas président, le pauvre! Sortez-vos mouchoirs!  Alors il se console en voulant être le premier ministre de Marine Le Pen.

    ÇA N'ARRIVERA PAS, qu'il en soit assuré. Les électeurs feront ce qu'il faut pour...

    Enfin je l’espère.

    PRESIDENTIELLE : POINT DE SITUATION POUR VOTER AU DEUXIEME TOUR 3 sur 4

    (auteur LunarSeaArt, CC0 domaine public)

    LE FRONT RÉPUBLICAIN ?

    Le Front Républicain des politiques a existé à plein en 2002 pour contrer Jean-Marie Le Pen. Ils avaient quasiment tous appelés (sauf LO, le Parti des travailleurs et le MNR, groupuscule de droite) à faire barrage au candidat du Front National.

    Jacques CHIRAC a été élu avec 82,21 % ; Jean-Marie Le Pen obtenait 17,79 % des suffrages exprimés, avec 720 319 voix supplémentaires par rapport au premier tour, soit une progression de 15 %. Deux tiers des électeurs ont donc fait un autre choix que celui qu'ils avaient fait au premier tour.

    Pour la deuxième fois sous la Cinquième République, en 2017, la gauche n'est pas représentée au second tour d'une élection présidentielle.

    Jacques Chirac avait en effet recueilli 20% des voix contre 17% à Jean-Marie Le Pen et 16% à Lionel Jospin. Pour les deux candidats en tête cela fait 37% des suffrages, en dessous de 50%. Aujourd’hui, cela fait un peu plus soit 45,28 % des suffrages exprimés et toujours sous 50%. L’abstention fut importante au premier tour à hauteur de 28,40% et descendit pour atteindre 20,29% au deuxième tour.

    Ce résultat provoque une recomposition du paysage politique. A partir de là, deux partis vont dominer celui de droite appelé à l’époque l’ UMP et celui de gauche le PS.

    La notion de "vote utile" est lancée et encouragée par les deux bords comme une nécessité pour contrer la présence au second tour de tel ou tel candidat ou parti jugé dangereux selon leurs critères, en l’occurrence le Front national. Elle a tué la démocratie.

    Cela a marché un temps jusqu’à ce qu’ aujourd’hui, on revienne à un remake de 2002 mais cette fois en pleine décomposition politique sauf pour le FN qui double presque son score de 2002 , la droite LR très divisée n’est plus au deuxième tour , ni le PS laminé. En 2017, les électeurs de gauche ne sont pas non plus représentés au deuxième tour alors qu’ils auraient pu l’être.

    EN 2002 et dans les années qui ont suivi, Jacques Chirac n’a pas eu la classe et l’honnêteté de tenir compte des électeurs qui n’ont pas voté pour lui mais contre Jean-Marie Le Pen. Il a ignoré les attentes de près de 60% des électeurs et a continué sans vergogne la gouvernance des partis majoritaires et en l’occurrence ici celui de la droite.

    Si on observe Emmanuel Macron et ses réactions vis à vis des scores du premier tour de 2017 c'est édifiant. Critiquant notamment et la droite et Jean-Luc Mélenchon et  demandant avec une incroyable prétention un vote d’adhésion qui ne lui été acquis au premier tour qu'avec au maximum 23,75 % des suffrages exprimés (et sachant que pour ses électeurs ils ne sont que 58 % à avoir voté pour son projet), je crois qu’Emmanuel Macron devrait faire preuve d’humilité et écouter les autres ceux qui voteront "MACRON" contre Marine le Pen mais pas pour son projet.

    Pour assurer sa victoire il devrait peut-être prendre les devants et montrer qu’il est prêt à l’ouverture et modifier son programme comme Jean -Luc Mélenchon lui demande. "Au lieu de m'insulter, pourquoi ne ferait-il pas un geste? “a dit ce dernier. "Il pourrait dire 'je vous ai compris, je retire la réforme du code du travail' et ne pas se contenter de dire 'je veux un vote d'adhésion."

    Il se retrouvera, en effet, de toute façon, si il gagne, devant des forces qui feront qu’il sera obligé de faire le nécessaire s’il veut gouverner voire cohabiter avec elles. Il est prévenu. Fera-t-il la même erreur que Chirac ?

    Les politiques menées par le PS et l’UMP-RPR-LR n’ont pas tenu les promesses faites. Peu à peu les citoyens ont perdu toute confiance en une classe politique qui n’a pas fait le travail pour lequel elle a été alternativement élue notamment à gauche et dont le meilleur exemple est la trahison faite par une politique menée vis à vis de ses électeurs par un François Hollande élu grâce à la gauche qui attendaient beaucoup mieux que des réformes qui n’ont vaincu ni le chômage ni relancé l’activité. Elles ont tracé la voie à des régressions sociales des salariés dont l’exemple est la loi El Khomri mais pas que... Cela a permis au Front national de consolider son socle électoral année après année depuis notamment 2012 après les législatives et notamment constaté aux élections départementales de 2014. La tendance se confirme d'un socle national qui s'amplifie et s'élargit en confirmant son ancrage populaire chez les ouvriers et employés (46%). Comme le constate l'IFOP à cette époque, pour la première fois le FN arrive aussi en tête « dans certains pans de la classe moyenne ", comme les professions intermédiaires (24 %). Selon CSA il l'est aussi chez les chômeurs (37 %).

    Et depuis ça n'a fait que monter comme les résultats du premier tour des élections le montrent.

    Une recomposition s’est faite avec Emmanuel Macron au sein d’une « nébuleuse qui se dit à droite et à gauche » et qui a attiré une minorité suffisante des électeurs pour être représentée au second tour face à un FN juste derrière avec un score qui atteint presque le double de celui de son père.

    La bonne nouvelle est que les vraies idées progressistes du XXI ème siècle se sont matérialisées au sein du mouvement « des Insoumis » de Jean-Luc Mélenchon qui n'est qu'à quelques 600 000 voix du premier qualifié. C'est un atout pour le futur et pour que les législatives élisent une force parlementaire capable d'impulser des propositions de vrai progrès.

     

    PRESIDENTIELLE : POINT DE SITUATION POUR VOTER AU DEUXIEME TOUR 3 sur 4

    (Street demonstrations for workers' rights and against Jean-Marie Le Pen and the Front National, May 1, 2002, Paris, France. auteur Patrick Prémartin, CC BY-SA 2.0 fr)

     

    En 2017, 15 ans après,  la situation n’est plus la même et c’est là que j’en viens à la notion de FRONT RÉPUBLICAIN, celui des politiques, qui n’existe plus. Emmanuel Macron n’est d’ailleurs pas dupe du fait mais il réagit mal, comme je le disais ci-avant,  en critiquant la position de ceux qui n’appellent pas à voter pour lui. Une erreur de plus...préoccupante.

    Pour ma part, je constate simplement que, comme en 2002, il n’y a pas eu de la part des citoyens ces manifestations spontanés comme dans la nuit du 21 au 22 avril 2002 puis les 22 et 23 avril dans les grandes villes française pour protester contre la présence du Front National au deuxième tour. Aujourd’hui, premier mai 2017, rien de comparable avec le premier mai 2002 mais un premier mai ordinaire avec des syndicats qui ne sont même pas capables de faire défilé commun.

    Pour mémoire Mercredi 1er mai  2002 : de 1 300 000 (chiffres du ministère de l'Intérieur) à 2 000 000 (selon les organisateurs) manifestants dans une centaine de villes (dont 400 000 à Paris, toujours selon le ministère de l'Intérieur.   (Source Wikipédia)

    Et c’est ce qui m’apparait le plus grave car cela veut dire qu’on a laissé se banaliser un parti d’extrême droite représenté par Marine Le Pen et que ça marche !

    Car le véritable FRONT RÉPUBLICAIN c’est celui des habitants de ce pays et non celui hypothétique de leaders de parti donneurs de leçons qui ont laissé par leur inertie se développer le Front national en ne se préoccupant pas comme il le fallait des français qui en avaient besoin, les laissant dans la précarité et qui jouent avec la démocratie et ne sont pas capables, même au sein du même parti comme à droite, le LR, d’avoir une position commune et claire. Quant au PS, il est devenu un groupuscule inaudible. Le reste de ses responsables s’est fondu dans le soutien à la nébuleuse MACRON et veut de manière prétentieuse croire qu’ils incarnent encore quelque chose en donnant des leçons aux électeurs. Ils ne sont plus crédibles. Ils ont contribué à saper la confiance et la dynamique d’un peuple dérouté.

    Voilà où on en est !

    A suivre...

     

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