• LA RENTREE DES CLASSES et LE MERCREDI

    LA RENTREE DES CLASSES et  LE MERCREDI RENTREE :

    Mot abondamment utilisé, notamment par les médias, en ces premiers jours de septembre, pour rappeler à  chacune et chacun le droit chemin de ses préoccupations quotidiennes ordinaires : Rentrée des vacances, bouchons et  pour la rentrée scolaire les reportages sur les enseignants débutants , les petits enfants qui entrent en  maternelle et qui pleurent (les petits enfants)...

    Mais cette année, il y avait un grand évènement: la mise en place des nouveaux "rythmes scolaires".

     (auteur Greudin , 2002, domaine public)

    Peut-être d’ailleurs, sans le savoir, ces enfants avaient-ils des motifs supplémentaires  pour pleurer quand on voit que la semaine de 4 jours du non regretté ministre Xavier Darcos sévit toujours et que le ministre Vincent Peillon n’a même pas voulu abroger pour revenir à la semaine de 4 jours et demi , samedi compris comme cela se faisait avant. 

    Résultat : 77,2 % des enfants subiront encore cette année la fatigante semaine de 4 jours ! 

    Tout cela pour placer en vitesse la semaine de quatre jours et demi  avec mercredi travaillé!

    Vive le changement dans la continuité! 

     

    MERCREDI :

    Demi- jour de travail supplémentaire à l’école pour « alléger » les autres jours sauf le SAMEDI qui reste chômé .

    Vincent PEILLON  a choisi le mercredi en se basant  sur des sondages et  dans « l’intérêt », selon lui,  des enfants en balayant d’un revers de décret toutes études, avis et autres qui prouvent qu’il aurait fallu plutôt mettre  « samedi » au lieu de « mercredi » en bonne place dans le texte promulgué.
    Je me répête et j'insiste : Cela aurait au moins eu le mérite d’abroger pour tous la semaine de 4 jours avant que de construire plus sérieusement et en prenant le temps nécessaire un vrai projet de refondation des « rythmes des enfants et des jeunes ».  

    Ma pensée de cette semaine va donc aux élèves de maternelles et élémentaires  alors que le ministre Vincent Peillon, soutenu par le président de la république, fait sa « rentrée » politico-politicienne à Denain pour glorifier la mise en place ratée de soi-disant nouveaux « rythmes scolaires » sur  les bases    d'une organisation uniquement horaire d'une  semaine  carcan qui ne laisse plus guère de liberté d'organisation pédagogique innovante des rythmes et activités de la semaine à l'école.  

    LA RENTREE DES CLASSES et  LE MERCREDI Comme je l’ai dit dans un de mes articles,sur ce blog,  la promulgation du décret sur les rythmes a lancé le début de l'avortement de  la refondation.  Je n’ai pas lancé cela comme une affirmation gratuite et j’ai argumenté mes propos, conscient que le ministre allait droit dans le mur s’il persistait à ne suivre que les directions de la précipitation, des lobbies, du consensus mou de type électoraliste ne s’appuyant que sur le résultat de sondages exprimant des avis dénués de vraie réflexion. Certaines collectivités locales l’ont bien suivi d’ailleurs dans ses errements démagogiques en demandant aux parents et aux enseignants s’ils préféraient le mercredi ou le samedi travaillé. Comme si la préférence devait faire le choix qui est le meilleur pour le bien des enfants...  

    Ces mots sont durs ,certes, mais comme je l’ai déjà affirmé, après l’enthousiasme que j’ai pu avoir pour le projet de refondation, ils sont à la mesure de la déception que j’ai pu ressentir et qui s’est marquée au fil des semaines et des mois car les actes n’ont plus été progressivement  en conformité avec les grandes déclarations d’intentions du ministre de l’éducation nationale et du président de la république. Et je ne suis pas le seul à le ressentir!

     POURQUOI, POURQUOI, POURQUOI?

    Pourquoi le décret sur les rythmes est paru, de manière anormale, avant l’examen de la loi par le parlement?  

    LA RENTREE DES CLASSES et  LE MERCREDI Pourquoi le ministre s’est-il bien gardé de mettre en place une véritable information des parents, des enseignants et des élus par exemple  sur la nocivité prouvée du long week-end pour  le rythme des enfants ? Ce n’est pourtant pas faute d’avoir été lui-même informé par l’académie de médecine, les chrono biologistes etc…

     Pourquoi a-t-il alors choisi le mercredi matin travaillé au lieu du samedi qui n'est plus que dérogatoire?  Dans l'intérêt des enfants? On n’est en droit d’ en douter !

    Les faits  prouvent pourtant la connaissance imparfaite de tous les acteurs sur les rythmes, le sommeil , la fatigue (et bien d’autres choses encore) des enfants : une preuve est  notamment le choix massif justifié  par sondages organisés, volontairement bien orientée donc par le décret, du mercredi matin comme demi-journée travaillée. Cette connaissance est pourtant indispensable pour débattre et faire des choix en matière de rythme et d’organisation hebdomadaire.

    Le débat été tronqué pour ne pas dire truqué ce qui est grave car l'impression a été donnée que les décisions d'organisation prises ici ou là ne seraient que positives pour l'enfant.

    Pourquoi Vincent Peillon  cautionne,  mobilise et gaspille-t-il  des moyens financiers pour des collectivités locales qui n’ont pas de projets cohérents et issus d’un véritable partenariat?  

    Pourquoi,  pourquoi, pourquoi?...

    Parce qu’il fallait faire vite,  politique politicienne oblige, pour montrer qu’on faisait quelque chose rapidement y compris, dans certain cas, n’importe quoi  n’importe comment .  L’objectif premier  était que le maximum de communes mettent en place les « nouveaux rythmes scolaires » de Vincent Peillon en 2013.   

     C’est plutôt raté.  

     SOUS LE SOLEIL DE SEPTEMBRE: 

    -         De bonne foi très souvent pour la grande majorité d’entre-elles, des collectivités locales se sont donc précipitées ici ou là, , pour être  prêts à mettre au mieux en place des activités péri-éducatives à la rentrée,  au pire des garderies car toutes n’ont pas les mêmes moyens.  Des communes ont certes essayé d’offrir des activités de qualité y compris en faisant des efforts sur l’encadrement mais cela n’a rien à voir avec une amélioration des « rythmes scolaires ».

    -         Il n'y a  souvent pas d’articulation entre les activités éducatives scolaires et les autres activités éducatives dans le cadre de projets cohérents par manque de temps d’information, de réflexion et l'on a  réduit la « concertation » - quand il y en a eu une - au choix du mercredi ou du samedi travaillé.

    LA RENTREE DES CLASSES et  LE MERCREDI -          IL a été institué une semaine de  quatre jours et demi  avec des apparences  de changement mais dans le fond cette semaine est un carcan qui étouffe toute initiative de vrai changement organisationnel des rythmes y compris au sein du temps scolaire. On a tout juste diminué la journée scolaire de ¾ heure pour , dans la majorité des cas, travailler le mercredi .

    Qui peut croire que cela va permettre aux enfants de mieux apprendre, d' avoir une vie plus équilibrée ?   

     En bref, une semaine qui, avec le choix du mercredi travaillé,  institue une rupture longue du week-end (samedi et dimanche) qui est reconnue la plus néfaste  pour le rythme veille-sommeil des enfants.

    Une régression donc par rapport à l’ancienne semaine avec le samedi travaillé.  

    Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?

    BILAN 

    Et Le ministre fait sa rentrée dans sa bulle, le sourire aux lèvres, l'air content de lui et pourtant il n’y a pas de quoi: 

    77, 7%  des enfants vont en effet encore passer une année de plus à subir les rythmes « débiles » de la semaine de 4 jours.

    Le ministre a sans doute cru que tout le monde suivrait!

    C’est le premier bilan incontestable de l’échec de la stratégie de monsieur Peillon pour la mise en place des rythmes « scolaires »… dans l’intérêt des enfants…

    Quant au reste, les rythmes ne faisant pas  toute la refondation mais en étant quand même un des piliers, on en reparlera lors de la mise en place de la loi par des mesures et décrets : vacances, programmes, formation des enseignants…

    Espérons que le carcan du décret sur les rythmes scolaires qui étouffe les équipes pédagogiques ne sera pas suivi  des pressions des lobbies pour organiser les vacances mais d’une vraie réflexion, que l’on tiendra compte des symptômes des désillusions des acteurs de terrain qu’on a pas écouté notamment ceux qui depuis de nombreuses années innovent pour avancer et qu’enfin on prendra en compte les résultats positifs et très variés qui existent et peuvent être réinvestis. 

    Espérons donc que la suite des décisions ne continuera pas de mener  la refondation à l’agonie complète d’un beau projet dont on est en train de casser la dynamique.

    Espérons que l’on revalorisera vraiment la fonction de professeur d’école et qu’on  redonnera au personnel la formation et les conditions de travail nécessaires pour assurer ses missions.

    Espérons que l’on osera, enfin, sortir des sentiers battus depuis des décennies pour moderniser une école enfin libéré de ses carcans surannés  et qui puisse devenir celle où chaque élève y trouve la motivation et le plaisir d’apprendre pour son avenir.

    Cela c’est l’affaire de tous les acteurs et d'abord de l’état qui doit assurer par des décisions politiques significatives et courageuses la mise en place progressive et solide d'une vraie refondation.  

    Sinon, cela  entrainera des séquelles irréversibles dans les forces vives de notre système éducatif « alors que le poison du doute s’y est de plus instillé »,et qui ne peuvent mener qu’à la continuation de la régression de ses résultats.  

    Avec la mise en place bâclée des "rythmes scolaires" de cette rentrée, on peut craindre pour la suite...

     

    Patrick PATTE*

     

    * Pour plus d'information sur cet effronté qui ose ainsi donner son avis cliquez ici:  james morane 

     

    « Balade en Loire-Atlantique partie 5 : La Roche –Bernard, Arzal et Pénestin.15 …110 000, …7 260 000… 7 000 000 000 »

    Tags Tags : , , , ,