• HUMEURS DE SEPTEMBRE et DEBUT OCTOBRE - partie 1-

    HUMEURS DE SEPTEMBRE et DEBUT OCTOBRE - partie 1-Une fois encore, les faits, actualités et autres nouvelles sont légions en ces mois « de « rentrée » pour utiliser les mots de nos médias qui font état des mouvements du monde.

    Rentrée scolaire, rentrée politique, ... mais pas que... car souvent c’est aussi le mot « continuation » qu’il faudrait utiliser tant il est vrai que dans ces domaines précités et dans d’autres comme la guerre, les injustices de tous ordres c’est plutôt une continuité peu positive qui se poursuit de mois en mois .

    J’en fais un bref tour non exhaustif et forcément incomplet car il est difficile de prétendre d’avoir un avis sur tout faute de pouvoir tout considérer, par manque de temps sans doute.

    Aujourd’hui ce sera la première partie...

     

    RENTREE SCOLAIRE

    A en croire nos ministres, « tout baigne dans l’huile » et ce n’est pas pire qu’avant. L’application du décret Peillon modifié Hamon continue de sévir avec ses lots d’incohérences majeures que l’actuelle n’a pas l’air d’avoir l’intention de corriger. J’y reviens par ailleurs dans d’autres écrits et ne m’y attarderai donc pas.

    Pour cette rentrée, il manque toujours d’une véritable formation continue des professeurs d’école qui se fait au rabais. La formation initiale est certes lancée mais elle est bancale dans sa manière d’être mise en place sans une véritable professionnalisation. Les professeurs stagiaires ont un semblant de tutorat mais en réalité sont lâchés, sans formation préalable suffisante, devant les élèves qui en subiront les conséquences.

    HUMEURS DE SEPTEMBRE et DEBUT OCTOBRE - partie 1-Dans le domaine de la prise en charge des élèves en grande difficulté, les moyens n’ont pas changé ou presque et plutôt que d’aider les personnels spécialisés des RASED, en créant de nouveaux postes, on veut que se mette en place ici et là le saupoudrage des interventions pour faire croire qu’on s’occupe de tous les élèves alors que dans les faits les moyens sont notoirement insuffisant. Les échos des récentes réunions académiques sur le sujet montrent qu’on s’éloigne des textes en vigueur au profit de la mise en place d’un système de travail qui gère les carences en moyens.

    Pour ce qui est des remplacements, c’est la pénurie. Pour la France, 659.293 journées d'absence d'enseignants du premier degré n'auraient pas été remplacées pendant l'année 2012-2013 (source le « Parisien », données de la Direction générale de l'enseignement scolaire)

    Les chiffres des trois académies en tête des non remplacements sont éloquents : avec un taux de non-remplacement de 19,7 % des professeurs des écoles, l’académie de Lille se classait avant- avant-dernière de France derrière la Corse 26,8% et l'académie d'Aix-Marseille, 21,4%. Cela serait mieux pour 2014/2015 mais il est avoué que l’on prend souvent sur les postes de remplaçants pour occuper des postes à temps complet...

    Il est sûr que la période SARKOZY et ses 80 000 suppressions d’enseignants sont une des raisons de la pénurie mais ça n’explique pas tout.

    Il ne reste plus qu’à relancer partout la vigilance et l’action comme on le faisait sous la gouvernance Sarkozy/ Fillon/ Darcos/Chatel car il n’est pas annoncé d’augmentations significatives d’effectifs de personnels pour assurer les non remplacements :

    Nous en sommes quand même à la troisième rentrée scolaire depuis l’élection de François Hollande. La première fut, certes, celle de la transition mais ensuite, il faudrait peut-être que les effets des promesses se fassent sentir. Faut dire qu’on en est à notre troisième ministre de l’éducation nationale ce qui est un record pour la "continuité" mais cela n’excuse rien, bien au contraire.

    Un progrès : il y a enfin une campagne nationale d’information pour les élections des parents aux conseils des écoles et des établissements.

    Espérons que les parents se mobiliseront pour qu’une forte représentation se fasse dans les établissements et que naissent des actions qui puissent forcer le gouvernement à concrétiser réellement ses discours.

    HUMEURS DE SEPTEMBRE et DEBUT OCTOBRE - partie 1-

     

    RENTREE DES POLITIQUES 

    C’est une manie d’ailleurs en France que différents politiciens fassent leur rentrée à force de conférences de presse pour ne rien dire d'essentiel et dont personnellement je n’ai rien « à cirer ». Pire, j'en ai marre d'entendre toujours les mêmes dans les mêmes radios ou émissions de télé distiller de leurs voix trop connues à en donner la nausée,  les mêmes rengaines insipides.  Quand va-t-on inviter à s'exprimer les gens de terrains et d'autres voix pour renouveler les propositions et les points de vue?

    Ce sont de pures opérations de communication pour ne pas se faire individuellement oublier et dans lesquelles on ne retrouve pas de véritables propositions pour apporter des améliorations à la situation actuelle de la France.

    La critique est certes abondante et le « let motiv » toujours le même : il faut réformer. Soit c'est nécessaire. Le seul problème est que la réforme c’est très souvent pour retirer petit à petit les avantages sociaux durement conquis par nos aînés.

    Ou alors c’est pour mobiliser une partie de la population contre une autre au motif que les uns ont peut être plus d’avantages, ceci bien sûr pour les classes sociales les plus aisés ou les moyennes. Pour certains de l‘UMP, on parle même de faire 150 milliards d’économies pour assainir nos finances au lieu des 50 « ridicules » milliards programmés par le gouvernement qui a bien du mal à les trouver, y compris en nous ponctionnant un maximum.  Allez, passons donc à l'austérité complète! Mais on voit bien les gros sabots arriver pour détruire la fonction publique et les services publics.

    Tout cela bien sûr, au nom de la doctrine du saint "3%"! Amen et ... t'as rien à dire!

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    J’y reviendrai.

    Certains partis font même des universités, journées ou autre rassemblement du même genre y compris, pour le même parti, comme le Parti Socialiste , en ordre dispersé selon sa tendance. Belle image de cohésion pour avancer vers des objectifs rassembleurs et crédibles !

    Le Front national continue son œuvre de « dédiabolisation » comme le disent eux –mêmes ses leaders en faisant croire, à qui veut bien l’entendre, que le parti de MARINE a les solutions pour sauver la France. J'y reviendrai aussi dans le détail pour dénoncer à mon tour les mascarades et faire tomber les masques de l'incohérence.

    L’UMP fait mine de se rassembler autour d’un « bouquin » après les dérives de l’affaire « BYGMALION ». En réalité, ses têtes d’affiches font ce quelles peuvent pour entamer dès maintenant la campagne pour la primaire présidentielle qui est le seul objectif de chacun. Etre celui qui sera désigné pour être le « sauveur de la France » : telle est l’ambition...dont beaucoup n’ont pas le plus petit commencement de crédibilité pour l’assumer, nombre d’entre-eux ayant fait leur » « non preuves » dans les divers gouvernements précédents sous la houlette de SARKOZY/FILLON. Il n’est qu’à examiner les « propositions » démagogiques , parcellaires ou antisociales qu’ils font dans leurs diverses interventions dans les médias pour s’en convaincre.

    J’y reviendrai aussi.

    La préoccupation actuelle doit être de redresser le pays, de faire des réformes adaptées et justes mais de cela, ces soi-disant politiques de haut niveau n’en ont cure.

    Le pouvoir, le pouvoir...pour quoi en faire ?...on est en droit de se poser la question.

    Mais attention, SARKO est arrivé...

    sans se presser... (Il a mis deux ans pour renaître de ses cendres)

    Oui d’accord , un peu facile mais, pour m'amuser, je ne peux résister à parodier les paroles de la célèbre chanson, chantée par Henri Salvador. Mais j’en finis tout de suite. Ce serait faire trop d’honneur au dit Nicolas Sarkozy que de le comparer à la figure emblématique de Zorro qui représente bien d’autres valeurs de justice que ce soi-disant prétendu sauveur de la France comme d’aucuns, d’aucunes, veulent le faire entendre.

    L’importance accordée médiatiquement à ce retour qui n’est une surprise pour personne, mérite bien cependant qu’on s’y arrête d’autant plus que c’est aussi un remake de 2012 et 2017 qui nous est offert par celui qui a « longuement » réfléchi –ce qu’on peut comprendre mais qui affirme tout de suite « qu’il ne pouvait faire autrement » , que c’était son devoir... Il a le droit de le dire ou/et de le penser... 

    On ne peut donc que réagir pour remettre les choses en place.

    Seuls les amnésiques peuvent se laisser prendre aux discours d’un homme dont le retour a été préparé de longue date et finement orchestré par une communication bien relayée par les médias pour aboutir au fameux JT de 20h sur le service public qui lui a consacré 45 minutes d'interview où il d'ailleurs malmené quelque peu le journaliste qui l'avait aimablement invité à s'exprimer. Cela lui a permis de nous abreuver des grosses ficelles habituelles de celui qui se met au service du pays par « devoir ». A la place des autres candidats à la présidence de l'UMP, je demanderai le même temps de parole. Je crois même qu'il devrait y avoir un droit de réponse des citoyens aux affirmations qui ont été faites. 

    HUMEURS DE SEPTEMBRE et DEBUT OCTOBRE - partie 1-

         HUMEURS DE SEPTEMBRE et DEBUT OCTOBRE - partie 1-

     

     

     

     

     

     

     

        (image Copyright Patrick Patte)                                        (image  Vilhelm Pedersen - domaine public) 

    Il va même jusqu'à prôner des "référendums".  Je rappelle que sous la houlette de Nicolas Sarkozy, président de la République, on passait outre l’avis du peuple donné en 2005 sur la constitution européenne. Jugeant que les français qui avaient donc dit NON au référendum du 29 mai 2005 sur l'Europe il participait à préparer en 2007 le Traité de Lisbonne, reprenant les principaux éléments de cette constitution. Il utilisait pour cela un motif hypocrite que ce nouveau traité n'était pas une Constitution européenne. Nos « élites » politiques, de l'UMP et du PS notamment, faisaient adopter une révision de la Constitution française, effectuée par la voie de Congrès le 4 février 2008 ce qui a permis la ratification du traité lui-même par la voie parlementaire le 8 février de la même année. Bel exemple du respect de l’avis du peuple français !  Cela a permis de signer un pacte budgétaire européen, officiellement appelé traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), signé le 2 mars 2012 par 25 des 27 états membres de l’Union Européenne dont le nôtre et par François Hollande.  On voit où on en est maintenant...dans la soumission à des règles qui ont enfoncé des états dans l'austérité et qui aujourd'hui vont nous causer des désagréments avec la fameuse règle débile des 3%.

    Aucune crédibilité le "gars"!

    Il vient parait-il sauver sa « famille » politique en se présentant à la présidence de l’UMP qui lui a permis de payer ses campagnes mais aussi de participer au remboursement du dépassement illégal de ses comptes à hauteur d’environ 11 millions d’euros. Et je fais court... 

    Le problème est qu’on ne nous demande pas notre avis quand, comme contribuable, nous devons, de force,  participer au remboursement à 66% du dépassement payé par les donateurs à qui nous avons reversé la bagatelle de 7,26 millions d’euros d’argent public. Ces dons n’auraient pas dû être assujettis à remboursement puisqu’ils étaient destinés à couvrir, en quelque sorte, une amende pour dépassement illégal. En conclusion c’est l’Etat, donc nous, qui payons 66% de l’amende infligée ! Cherchez l’erreur...

    Vive les dépassements futurs ! Pourquoi se gêner ?!!!

    Sous tout cela, ce qui est visé c’est le contrôle d’un parti qui même s’il est dans un état financier difficile et change de nom, sera le fer de lance de la future campagne présidentielle. Et Nicolas SARKOZY se présente implicitement comme le candidat qui est le seul qui peut rassembler la droite. Même s’il accepte la primaire, il est convaincu qu’il sera le candidat. Quant à l’UDI, elle semble peut compter dans la balance.

    Un peu présomptueux le personnage SARKOZY qui pense qu’avec ses « moulinets », sa tchatche et ses recettes obsolètes qui n’ont pas marché entre 2007 et 2012 quand il était au pouvoir, il va faire mieux qu’Hollande actuellement pour redresser une situation qu’il a en grande partie créée lui-même. Son bilan peut-être fait et chacun y verra midi à sa porte. On ne peut dire que tout a été mauvais. Ca n’est jamais le cas dans une législature mais peut-il pour cela prétendre donner la leçon ?

    Que nenni. Revenons sur Terre. Force est quand même de rappeler que sous son « règne » il y a eu fiscalement et économiquement des mesures ou résultats très négatifs dont nous payons actuellement les pots cassés notamment par l’impôt pour des milliards que nous devons retrouver et qui ont été gaspillés du fait d’erreurs de prospective ou laissés à vau-l’eau par manque de détermination et de constance dans une action souvent brouillonne et non réfléchie à long terme.

    HUMEURS DE SEPTEMBRE et DEBUT OCTOBRE - partie 1-

    Pêle-mêle et sans prétendre tout lister quelques éléments du bilan 2007/2012 qui ont accru les déficits et appauvri les caisses de solidarité et touché les classes moyennes et modestes au profit des « rentiers »:

    • un allègement des impôts, au bénéfice des 1 à 2% de Français les plus riches, en bref des ménages dont le revenu est supérieur à 100 000 euros ou plus par an mais les entrepreneurs ont vu eux leur imposition s’alourdir. Privilégier le patrimoine au détriment des revenus de l’activité , c’était aller à l’encontre de la mobilisation pour la création d’emplois
    • Crise ou pas, cela n’explique pas tout le bilan négatif qui est lourd : 80 milliards d'euros de déficit budgétaire, 1.800 milliards d'euros de dettes, en hausse de plus de 500 milliards en 5 ans alors qu’il y a eu 75 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus riches sans aucune compensation ou création de richesses
    • Entre 2007 et 2012, les recettes fiscales ont baissé de 196 milliards d’euros sans effets notoires sur l’emploi .
    • ....

    Je vais être obligé d’y revenir de manière plus détaillée  puisque que monsieur Sarkozy a voulu montrer par son retour qu’il était « l’homme providentiel »(sic !), ce que je ne crois pas.

    "Il a changé", fait-il croire et "a tiré les leçons" de sa gouvernance. Attention il n’a pas dit de ses erreurs de gouvernance. Nuance...

    Du grand n’importe quoi qui n’a heureusement pas eu l’heur d’avoir convaincu les français d’après les sondages. Ca prouve qu’ils ne sont pas tous amnésiques.

    Pour le reste et la prise de pouvoir à l’’UMP, observons ce qui va se passer. Ca risque d’être...spécial.

    La course à l'échalote commence...

    HUMEURS DE SEPTEMBRE et DEBUT OCTOBRE - partie 1-


    La suite des humeurs ...bientôt

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