• GESTES BARRIERES ET MASQUE : POUR UNE VRAIE CAMPAGNE DE COMMUNICATION -2 sur 3

    Je vais bientôt cesser de faire des billets sur le COVID 19. Je m’aperçois qu’au bout du temps, d’autres informations à traiter ne le sont pas. Puisqu’il faut vivre avec cette cochonnerie, je vais essayer de retrouver les sujets sur lesquels de coutume je me penche et qu’il me semble que je ne dois pas oublier.
    Je vais néanmoins finir le tour de ce que j’ai entamé à la lumière des dernières situations. Et j’en reviens donc à la nécessité de ce plan de communication qui n’existe pas et qu’on remplace par des discours au jour le jour au gré de l’évolution de la contamination qui progresse et qu’à l’évidence le gouvernement a du mal à maîtriser par ses mesures un peu disparates et parfois peu claires ou convaincantes pour d’aucuns.

    La nécessité d’un plan de communication pour éclaircir nombre de points notamment quant à la protection contre le virus est nécessaire. Celui de montrer clairement, sans noyer les citoyens dans une mer de chiffres et de mesures qui apparaissent contradictoires ou pas explicitées est plus que nécessaire. L'impression de la navigation à vue doit cesser pour redonner confiance en l'avenir.

    Image par Sergio Cerrato de Pixabay

    Ça  urge car en vérité nous avons encore un train de retard dans la communication et dans le traitement de la lutte contre le COVID comme le confirme la courte  intervention du premier ministre le vendredi  11 septembre 2020 suite à la réunion du Conseil de défense réuni sous la houlette du président de la république mais aussi le point fait par le ministre de la santé cette semaine.

    LES ANNONCES DU PREMIER MINISTRE SUITE AU CONSEIL DE DÉFENSE du 11 SEPTEMBRE

    Annoncé à grand renfort de pub médiatique ce conseil de défense aurait pu être l’occasion de justement mettre sur la table, avec clarté,  la politique sanitaire à mener dans les prochaines semaines. En réalité, les annonces faites ne sont pas à la hauteur ce qu’on aurait pu attendre pour rassurer la population par des actes clairement explicités permettant de faire front à la contamination. Le  ton fut solennel pour des broutilles qui ne remettent pas en cause une politique sanitaire qui se dégrade au vu de la situation chiffrée de la progression de l’épidémie.

    L’intervention du premier ministre d’une durée de 10 minutes se termine ainsi par un appel à la plus grande "prudence" des personnes âgées… Pourquoi seulement elles ? Je considère que ce fut   un monologue anxiogène et par le ton et par le contenu qui n’a rien de rassurant quant à la capacité du gouvernement de gérer l’avenir de l’épidémie et qui n’apporte rien de neuf dans les intentions d’avoir un véritable plan de communication adapté aux réalités concrètes de ce que vivent les gens au quotidien ou de faire jouer une vraie transparence de nos moyens sanitaires opérationnels.

    .

    Image par Alexandra_Koch de Pixabay

    LES INFORMATIONS

    • Sur la durée de la période d’isolement à 7 jours au lieu de 14 c’est sans doute positif dans la mesure où les tests pourront être pratiqués au bon moment ce qui actuellement n’est pas le cas dans de nombreux endroits du fait de l’attente due à l’engorgement des laboratoires.
    • Sur le renforcement des circuits dédiés au dépistage : enfin ! Oui, enfin ce qui me fait dire qu’il a fallu qu’on soit engorgé par un dépistage devenu complètement anarchique pour prendre une organisation qu’on aurait dû penser en amont depuis le début avant que l’on sature. Gouverner c’est prévoir et, une fois encore comme pour d’autres choses, cela n’a pas été anticipé. A l’évidence il aurait fallu s’assurer que l’on était en capacité de monter en puissance pour que le dépistage serve à ce à quoi il doit servir et en premier lieu à ceux qui en ont besoin : les malades touchés parle COVID. Il était aisé de penser à organiser dès le départ des circuits différents. A se demander à quoi réfléchissent les conseillers divers et variés des ministères concernés. C’est ce qui me faisait dire en début de ce billet l’inquiétude que j’avais de la capacité du gouvernement de gérer l’avenir de l’épidémie. Il ne suffit pas de clamer comme le premier ministre et son ministre de la santé qu’on est arrivé à faire plus d’un million de tests par semaine et qu’on est  « troisième en Europe » comme si l’important était la « place ». On n’en a rien « à cirer ». Leur rôle  devrait plutôt être de s’attacher aux conditions de ce qui est fait et à la qualité des résultats. Une semaine après le conseil de Défense, c’est toujours le « foutoir » d’autant qu’il manque du personnel et pour tester et analyser et que l’on commence de nouveau à manquer de réactifs dans certains endroits. On en revient brutalement aux ordonnances pour se faire tester… Une fois encore, on a l’impression de ne pas contrôler la situation ce qui n’est pas excellent pour la confiance. A quoi sert de se faire tester si  l’isolement ne suit pas… ? On recrute 2000 contrôleurs pour le suivi : pourquoi là aussi a –t-on attendu pour le faire ?                      De fait les tests aux résultats tardifs ne servent à rien et coûte « un pognon de dingue » comme dirait le président Macron…
    • En passant, je me demande pourquoi on ne recrute pas des personnels soignants pour les hôpitaux et les EPADH pour là encore être prêts face au prévisible ? On attend pour soi disant s’adapter…quand le problème est là et perdre ainsi en efficacité…

    On retrouve cette manière de faire et de ne pas anticiper dans les déclarations de Jean-Michel  Blanquer quand il affirme, lors de la rentrée scolaire,  que les précautions maximales ont été  prises pour assurer la sécurité des élèves, de leur famille et  des personnels  alors qu’à la lecture du protocole sanitaire il est clair qu’il n’en est rien . Dire que La France a "un des protocoles sanitaires les plus stricts d'Europe"  n’est qu’une affirmation de faire valoir politicienne qui ne sert à rien et qui est de plus inexact  et démontré par les faits. Il suffit d’aller voir ailleurs en Europe pour s’en convaincre.  Le protocole sanitaire pour les écoles n’est pas au point et expose les enfants mais aussi les adultes, enseignants et parents à la diffusion du virus. Et ce n’est pas que moi qui le dit. J’y reviens…dans un prochain billet car là aussi, l’impréparation de la rentrée peut être clairement démontrée.

    LE POINT DU MINISTRE DE LA SANTÉ DU 23 SEPTEMBRE.

    Les 42 départements classés en rouge le 11 septembre sont passés à 69 départements qui sont donc  en alerte. Ce mercredi 23 septembre,  le cap des 1000 patients Covid-19 en réanimation est   dépassé en France.   Olivier Véran a annoncé hier une série de nouvelles mesures dans les grandes villes (Paris, Marseille, métropole lilloise, ...). La France est découpée en 5 zones .

    Le ministre informe que "Le taux d'incidence est en hausse constante : nous sommes à 95 cas pour 100.000 habitants. ( Le 11, il était de 72 cas pour 100 000 personnes contre 57 le 4 septembre) . Le facteur R est au dessus de 1, nous devons le faire baisser. Le taux de positivité des tests PCR est 6.14%", et d'annoncer la mise en place d'un nouveau découpage de la France en 5 zones (vert, rose, rouge, rouge écarlate, noir) selon le taux d'incidence qui mesure l'intensité de la circulation du virus, le taux d'incidence chez les personnes âgées de 65 ans et plus et la part des patients Covid+ dans les réanimations de ces territoires.  Il est clair qu’il y a  une circulation active du virus et une dynamique épidémique défavorable, sur un total de 90 départements en "situation de vulnérabilité". Il informe que les hôpitaux d'Île-de-France, de Lyon, les CHU de Roanne, Grenoble et Montpellier ont ré-enclenché le niveau 1 du plan blanc.

    Par contre le protocole sanitaire a été assoupli dans les écoles !!! Alors qu’on passe au rouge voire au rouge écarlate dans de nombreux endroits dans le même temps, on vient  de prendre la décision d’alléger encore plus le protocole pour les écoles !  Au nom de quelles bases scientifiques et médicales ? Comment voulez-vous que les parents s’y retrouvent alors « qu’en ville », on va dans certain endroits fermer salle de sports, bar et restaurants.  

    Car de nouvelles mesures entrent en vigueur en France dans les régions classées rouge écarlate à partir du samedi 26 septembre, pour une durée de 2 semaines.

     Le fait que« Le virus circule de plus en plus en France » et le « pourcentage de cas positifs qui ne fait qu'augmenter » sont des informations qu’il faut connaître mais qui n’apportent rien de plus  sauf à justifier que l’on va déléguer aux préfets le soin de prendre des mesures adaptées au local ce qui n’a rien de nouveau et me semble peu propice à apporter une certaine clarté quant aux mesures qui vont être prises. Être anxiogène ou rassurant ne sert à rien. Ce qu’il faut c’est être clair, expliquer  pourquoi on prend telle ou telle mesure avec la pédagogie nécessaire sur la base de données contrôlables par tous.  Pour le moment je trouve que la communication donne une ambiance d’anxiété ou l’interdiction et la répression se mêlent sans réelle finesse et pédagogie.

    Il y a donc des manques dans la communication.

    La situation de conflit actuelle que l’on devrait pas avoir à supporter entre l’état, suite aux décisions prises pour les zones écarlates, et les élus marseillais et certains professionnels ne me semble pas en tant que citoyen admissible en cette période où chacun doit se serrer les coudes. Lamentable !

    Image par Dimitris Vetsikas de Pixabay

    J’y reviens dans la suite…

    « GESTES BARRIERES ET MASQUE : POUR UNE VRAIE CAMPAGNE DE COMMUNICATION - 1 sur 3GESTES BARRIERES ET MASQUE : POUR UNE VRAIE CAMPAGNE DE COMMUNICATION -3 sur 3 »

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :