• DE LA MANIÉRE DE FAIRE et DIRE LES RÉFORMES...

    On parle beaucoup actuellement du tiers payant, de la grève des médecins,... et une fois de plus, on assiste à des annonces gouvernementales dont le contenu font référence à une loi dont l’application devrait mettre en place des mesures qui en apparence semblent faites dans l’intérêt de la population.

     

    DE LA MANIÉRE DE FAIRE et DIRE LES RÉFORMES...

    (Carte Vitale 1, qui n'a pas une photo, auteur Greudin, domaine public)

    Je dis bien en apparence. Je n’entrerai pas aujourd’hui dans le détail de ce qui est annoncé et les incidences qu’il pourrait y avoir pour l’habitant lambda. J’y reviendrai bientôt dans le détail car je ne pense pas qu’on puisse en débattre sans aller au bout des informations et de la réflexion sur le sujet. Il est trop facile de se lancer dans le débat pour être « pour ou contre » de manière caricaturale et sans nuance. Donc je m’informe et ce n’est pas si simple surtout quand ceux qui devraient le faire, c’est à dire nos gouvernants, ne le font pas clairement. J’estime en effet qu’ils se contentent d’asséner leurs vérités sans explications fines et détaillées.

    DE LA MANIÉRE DE FAIRE et DIRE LES RÉFORMES...

    (LOGO MÉDECINE   Licence: CC0 Public Domain )

    C’est justement sur la méthode, la manière plutôt que sur le fond que je veux d’abord réagir car en la matière c’est d’abord par là qu’il y a un problème de procédure démocratique de nos gouvernants. Ce n’est d’ailleurs pas plus ceux actuels que ceux du passé que je mets en cause mais l’ensemble de la classe des politiciens qui, il faut bien en faire le constat, ne prennent pas les bons moyens pour faire vivre la démocratie.

    D’où les réactions de certains comme aujourd’hui les médecins ou hier, les enseignants et pédagogues, pour essayer de faire entendre leur voix car après tout ils sont les acteurs de services publics que l’on ne cesse de malmener au lieu de véritablement réformer. Réformer oui mais pas n’importe comment. Sur ce point, je reviendrai.

    DE LA MANIÉRE DE FAIRE et DIRE LES RÉFORMES...

    (Stéthoscope, HolgersFotografie, CC0 Domaine public)

    Une chose est sûre : les réactions ne sont pas assez fortes et l’on sent parfois le découragement voire le fatalisme de celles et ceux qui essayent d’œuvrer dans des conditions parfois difficiles pour faire simplement leur travail car ils doutent de pouvoir être entendus par ceux dont ce devrait être le rôle principal car ils gouvernent mais qui semblent être souvent dans leur bulle, hors du temps et des préoccupations, préférant sans doute leurs certitudes dictées par la technocratie ambiante de leurs diverses chapelles ou ministères , conseillers ou think tank. C’est un constat que l’on peut vérifier par l’exemple, ce que je ferai plus loin.

    Il me semble que les politiciens ont le complexe de supériorité qui fait qu’il leur semble qu’ils ont « LA » vérité et qu’au lieu de véritablement expliquer et jouer le jeu de la vraie information, ils préfèrent faire de la communication, faire semblant d’écouter sans entendre, enfermés qu’ils sont dans leurs certitudes. Cette attitude relève même à mon sens du mépris comme si nous n’étions pas capables de comprendre. C’est en tout cas ce que je ressens.

    Bien sûr, toute la population n’a pas les mêmes références, le même vécu, le même quotidien, la même instruction mais il existe une chose en commun à toutes et tous qui est le « bon sens » dont nos gouvernants devraient tenir compte, cultiver et utiliser au lieu de nous prendre pour des imbéciles.   Au lieu de cela, nos politiciens lancent des formules simplistes, des arguments tronqués qui, de fait, empêchent bien sûr la vraie réflexion. 

    La culture du simplisme, du slogan, de la formule à l’emporte pièce, du sondage aux questions bipolaires, le manque d’explications véritables, d’informations solides ou que l’on cache, l’outrecuidance d’être porteur de « LA » vérité sont autant de travers que nombre de politiciens utilisent et qui font ainsi le lit de certains partis comme le Front national dont l’objectif est de prendre le pouvoir pour faire appliquer les théories que l’on connaît pour faire croire qu’on va sauver la France. Il n’est qu’à gratter un peu pour révéler le fond et les inepties débitées ce que je ne me priverai pas de faire prochainement. Les petits ruisseaux font des grandes rivières. Les « rus » informatifs et questionneurs doivent donc se multiplier. C’est justement le simplisme comme arme qu’utilise ce parti nationaliste qui se banalise et se forge une respectabilité et qui n’a en face de lui que des politiciens qui affirment sans argumenter ou ne savent pas se faire entendre et une frange de la population fragilisée par leurs pratiques et qui ne savent plus vers qui se tourner pour sortir d'une situation sociale parfois difficile. Il y a aussi les autres, ceux qui épousent les thèses extrémistes par conviction. 

    DE LA MANIÉRE DE FAIRE et DIRE LES RÉFORMES...

    (Pixabay, CC0 domaine public)

     

    Au lieu de combattre les idées nauséabondes certains tentent de copier ou d’ adopter certaines de celles qui attirent l'électorat perdu. C’est le cas pour les thèmes de l’immigration, de l’islam, de l’école, de la religion, de la sécurité ...et bien d’autres encore. On trouvera dans les médias de nombreux exemples de ces dérives qui enfoncent le peuple dans l’ignorance des réels enjeux au profit d’un simplisme idéologique voire d’un populisme trahissant une démocratie qui s’étiole au profit de l'égoïsme individuel et de la peur de l'autre.

    Nombre des politiques s'invectivent au lieu de débattre ou d'organiser le débat et nous lassent...

    Certains politiciens peuvent dire tout et son contraire, la mémoire audio visuelle en donne des preuves chaque jour. Merci aux médias qui l’utilisent pour nous ouvrir les yeux.

    Voilà où en est.

    Pour en revenir donc aux exemples de mes affirmations précédentes, je me permets de rapprocher deux lois, celle sur la santé et celle sur la réforme de l’école.

    (On trouvera sur ce blog, entre autres dans la rubrique EDUCATION, nombre de réflexions de critiques mais aussi de propositions à propos de la réformette « Peillon » car il m’est difficile de la nommer autrement)

    Marisol TOURAINE veut mettre en place une mesure généraliste mal expliquée.

    Pour la population, les explications ne sont pas simples mais simplistes : on fait passer l’idée qu’on ne paiera plus quand on ira chez le médecin. Ça emporte bien sûr l’adhésion de beaucoup.

    En ce qui concerne les praticiens, il semble que la ministre n’a pas su donner les bonnes explications aux questions qu’ils posent d’où leurs réactions légitimes.

    Pour ma part, au vu des explications publiques de la ministre de la Santé, la généralisation complète du tiers payant m'apparait donc être une mesure à tendance électoraliste.

    Comme pour les rythmes scolaires, il faut faire plaisir aux électeurs : les enseignants n’ont pas eu leur mot à dire. On a asséné une réforme pondue par des technocrates à mettre en place à la va vite en court-circuitant le dialogue avec les professionnels au profit d’une généralisation coûteuse, inepte et sans effets pour l’amélioration des acquis scolaires des élèves en classe. 

    La généralisation du tiers payant est en effet du même tonneau que la réforme des rythmes scolaires qui a été faite d’abord pour être approuvée par les français en flattant leurs égoïsmes habituels (La conservation du congé du samedi matin). 

    Cette extension est l’arbre fleuri qui cache la forêt du maquis de la poursuite de la régression du système public de santé qui avait été largement entamé par Sarkozy et son équipe. Je reviendrai prochainement sur les questions que posent la généralisation du tiers payant et l’état de la santé et du système de la sécurité sociale, pilier d'une solidarité nationale qu’on veut à mon sens continuer d' amoindrir. 

     

    A suivre donc...

    DE LA MANIÉRE DE FAIRE et DIRE LES RÉFORMES...

    (auteur Geralt, Family, domaine public)

      

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