• DE LA DÉFINITION DE QUELQUES TERMES EN POLITIQUE - 1 sur 3

    Dans mes articles précédents, j’affirmai qu’Emmanuel MACRON quoi qu’il dise n’a en aucune manière mis en place un gouvernement qui pourrait appliquer une politique de droite et de gauche.

    La raison en est simple : aucun des membres de ce gouvernement n’est de gauche. (http://quaiducitoyen.eklablog.fr/gouvernement-edouard-philippe-ni-moule-ni-poisson-a130218990)

    Affirmer donc comme le fait Emmanuel Macron que lui et son mouvement sont de gauche et de droite est une mystification.
    Quand on parle de « gauche » et de droite il faut savoir ce que ses termes signifient.
    Mener une politique qui allierait à la fois les idées de gauche et celles de la droite pour réformer le pays, est-ce possible ?

    La réponse à la fin de cet écrit ou des suivants.

    DE LA DÉFINITION DE QUELQUES TERMES EN POLITIQUE - 1 sur 3

    ( Dictionnaires specialisés de français, auteur heurtelions — Travail personnel - GFDL)

    Pour essayer encore faut-il réunir un certain nombre de conditions.

    Il devient urgent de redéfinir l’action politique non pas à coup de communication , de slogans ou de réformes ou mesures « cataplasmiques » ou partisanes et électoralistes mais bien par une mise à plat des réalités, la définition de priorités pour construire un avenir sur le long terme au delà des petits intérêts ou des égoïsmes, très fréquents dans notre actuelle société française, non pour reculer sur les acquis qui ont fait le progrès de la condition de tous mais pour permettre à tous d’avancer vers un futur meilleur.

    LES CONDITIONS D’UNE EXPÉRIENCE GAUCHE ET DROITE

    La première condition pour tenter l’expérience c’est que, de manière sincère, on puisse rassembler des gens qui sont vraiment de gauche et pas ceux ainsi catalogués qui sont actuellement au gouvernement. Pour ce qui est des personnalités de droite, c’est fait.

    Si Emmanuel Macron avait voulu définir une politique de gauche et de droite il eut dû appeler à une rencontre pour le moins avec Benoit Hamon ou Jean-Luc Mélenchon pour, à l’issue des présidentielles et avant les législatives, modifier son programme pour tenir compte de celles et ceux des électeurs de gauche qui n’avaient pas voté pour lui mais contre Marine LE PEN.

    Au lieu de cela, il ne change rien et persiste dans l’incohérence vis à vis de ses intentions :

    « La cohérence que nous portons depuis le début est celle d’un changement cohérent. Et je n’en perdrai pas le fil, c’est pour cela que j’ai entendu ces derniers jours les appels à modifier mon programme, à dire faites une concession, rassemblez et changez le projet sur le travail. Je ne le ferai pas».

    Il ne peut donc prétendre rassembler pour mettre en place une politique de droite et de gauche. Il joue donc un coup de poker à base de mystification et d'une habile communication pour les prochaines législatives en pensant que les électeurs lui donneront la majorité à l’assemblée nationale pour appliquer un programme qui sous nombre de points n’est pas celui d’un avenir meilleur pour tous les français.

    J’y reviendrai.

    S'il a la majorité, la mystification aura bien fonctionné. Cela sera dû sans doute au fait que, aidé en cela par le système électoral actuel, les partis et mouvements de gauche n’auront pas su se rassembler ou/et qu’il y aura une grande abstention.

    Et Emmanuel MACRON appliquera son programme qui n’est en aucun cas de droite et de gauche sauf à le modifier mais le nouveau Président ne l’a pas voulu.

    Il fera donc comme Chirac en 2002.

    Donc, Emmanuel MACRON n’ayant pas satisfait à la première condition, il est clair que son intention n’est pas de rassembler des personnalités de gauche et de droite pour gouverner.

    Il reste dans une gouvernance partisane.

    DE LA DÉFINITION DE QUELQUES TERMES EN POLITIQUE - 1 sur 3

    (auteur 683440, CC0 domaine public)

    GAUCHE, DROITE ou DROITE, GAUCHE : PAS SI SIMPLE...

    En effet, dire que les solutions de gauche ou celles de droite sont les meilleures comme l’affirment de manière conventionnelle les différents partis qui ont gouvernés en alternance ces trente dernières années, ça se saurait.

    Non pas que je veuille dire qu’il n’y a rien eu de fait mais force est bien de constater que des reculs se font sentir sur un certain nombre de points qui touchent à la vie de nos concitoyens.
    Je constate simplement que si dans un certain nombre de domaines il y a eu des améliorations grâce à un certain nombre de lois, on pourrait aisément faire le tri par exemple depuis 1981 entre celles qui ont apporté des améliorations pour le plus grand nombre et celles qui ont satisfait à des préoccupations plus électoralistes même si elles ont pu améliorer le sort de quelques uns.

    A titre d’exemples :

    1982 : Instauration de la semaine de trente-neuf heures et de la cinquième semaine de congés payés, en vertu d’un accord interprofessionnel signé l’année précédente. Lois Auroux sur le droit d’expression et la négociation collective. Création de l'impôt sur les grandes fortunes, transformé en 1989 en impôt de solidarité sur la fortune.

    On peut dire qu’il y a amélioration sensible quant à permettre à tous ceux qui travaillent d’avoir une vie meilleure au niveau de leurs temps personnels. De la même manière la possibilité de négocier les conditions de travail est un progrès. L’impôt sur la fortune amène à plus de solidarité de la part des plus nantis au niveau du budget de la nation.

    2007 : Loi TEPA (ou « paquet fiscal »), qui n’est pas une vraie réforme fiscale mais toute une série des mesures diverses qu’on trouvera ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_en_faveur_du_travail,_de_l%27emploi_et_du_pouvoir_d%27achat . Si je prends la mesure de défiscalisation des heures supplémentaires, elle peut apparaître effectivement apporter une amélioration quant aux revenus mais elle ne concerne d’une part que certains salariés, ceux qui font des heures supplémentaires mais d’autre-part, elle retire des moyens financier au budget de la nation et à la solidarité.

    N’eut-il pas mieux valu faire une vraie réforme fiscale en profondeur en mettant tout sur la table ? Cela n’a jamais été fait. On se contente de mesures qui s’empilent et qui peuvent avoir parfois des effets contradictoires.

    C’est ce que va continuer de faire Emmanuel MACRON avec sa CSG. Il ne remet pas non plus en cause le carcan européen qui lui sert à fixer sa politique économique et sociale. J’y reviendrai.

    On doit aussi dire que peu de nos politiques ont su voir le long terme pour un certain nombre de domaines.

    Je ne dis pas qu’il faille tout prévoir mais il y a néanmoins des secteurs qu’il eut fallu mieux considérer. Je ne parlerai pas de l’environnement ou des méfaits de l’industrialisation agricole à outrance.

    Dans le domaine de la santé, par exemple, nous avons à faire face à une pénurie de médecins qui aurait pu aisément être prévue et évitée grâce à des mesures de bon sens prises il y a au moins 20 ans. Un médecin se forme en 10 ans. On a préféré se reposer au niveau hospitalier sur l’utilisation excessives des internes pour palier au manque de personnels ce qui a l’avantage de réduire les coûts mais fait régner une pression sur ces internes au détriment de leurs études. Les médecins généralistes atteints par la limite d’âge font que nombre de villages et de villes voient la désertification médicale avancer à grands pas.

    De même le vieillissement de la population, les retraites...

    Le court terme en guise de gouvernance et donc une forme d’irresponsabilité qu'ont pratiqué sur nombre de sujets nos gouvernants.

    Si en 1983 la fixation de l’âge de la retraite à 60 ans fut une bonne chose pour tous, le Fonds de réserve pour les retraites n’ a été créé qu’en 1999 sous le gouvernement Jospin. Il était en particulier destiné à couvrir la prévision d'une future pointe de besoin de financement du régime général d'ici 2020, date jusqu'à laquelle les montants mis de côté ne devaient en principe pas être utilisés. Une bonne initiative quoi que tardive. Malheureusement, ce fonds ne recevra jamais les sommes promises qui devaient totaliser 150 milliards d'euros en 2010, même pendant les périodes de bonne croissance économique des années 1999, 2000 et 2001, puis ne touchera plus grand chose à partir de 2002, après le retour de la droite au pouvoir. Ayant été doté au total de 29 milliards d'euros de 1999 à fin 2009, il représentait à cette date une réserve de 33 milliards d'euros. Il atteint au 31 décembre 2015 36,3 milliards d'euros!

    Ceci pour confirmer le manque de sérieux de nos politiques qu'ils aient une étiquette de gauche ou de droite, certains des mêmes d’ailleurs qu’on retrouve ensuite qui, s’apercevant, trop tard, des problèmes du financement, vont mettre en péril justement la capacité des retraités à jouir d’un repos bien mérité. Ils ne trouvent que des baisses ou des gels de pensions comme solution ou le recul de l’âge de la retraite avec des arguments fallacieux comme l’allongement de la durée de la vie. 

    Les responsables ce ne sont pas les retraités mais bien ceux qui n'ont pas assumé leur rôle de gouvernants au service de la population.

     

    DE LA DÉFINITION DE QUELQUES TERMES EN POLITIQUE - 1 sur 3

    (auteur geralt, CC0 domaine public)

    FAIRE DES REFORMES...

    Tous disent donc qu' il faut faire des réformes. C’est le grand (le gros) mot que chacun met en valeur avec forces propositions dites de droite ou de gauche, chacun défendant « sa chapelle » ceci dit sans connotation religieuse). C’est sûr qu’il y en a à faire puisqu’elle n’ont pas été faite à temps pour cause de négligence de la part d’un certain nombre de nos politiques pourtant très entourés d’experts, de conseillers et autres statisticiens...qui n’ont guère servi à mettre en place quand il le fallait les réformes et les mesures nécessaires pour maîtriser l’avenir.

    Je me demande parfois si tous ces politiciens savent bien ce que c’est que réformer ou faire une réforme. Je n’en suis pas persuadé.

    Et c’est peut-être par là qu’il faudrait commencer, à savoir revenir à la définition du terme RÉFORME avec la question immédiate qui vient avec : Pourquoi on veut réformer, à quoi sert une réforme ?

    En répondant à cette question, on aurait, à mon sens un bon début de solution qui permettrait peut-être de sortir des sentiers battus des incohérences des propositions souvent sectaires faites par certains partis ou mouvement.

    Il ne suffit pas de se prétendre de gauche pour en être. De la même manière, il y a droite et droite...
    Souvent, sous le terme gouverner à gauche ou à droite c’est mettre en place une politique qui va essayer de ménager l’électorat dans toutes ses composantes en adoptant des stratégies qui pour les uns couperont l’herbe sous le pied de l’adversaire politique qui n’est pas encore au pouvoir ou faire croire que les mesures qu’on va prendre sont de nature à passer certaines difficultés notamment économiques mais pas que...

    Tout cela bien sûr masque les incohérences des gouvernements passés. Comme le dit le vieil adage «  gouverner c’est prévoir »...

    A suivre...

     

     

    « FAIRE CROIRE QU'ON EST DE DROITE ET DE GAUCHE EST UNE MYSTIFICATIONEMMANUEL MACRON: HARO SUR LES RETRAITÉS... »

    Tags Tags : , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter