• COVID: POINT CITOYEN DE SITUATION DEBUT JUILLET 2021 - 3 sur 4

    Après les nombreuses questions que je me posais dans mon dernier écrit et les constats de situation que je faisais je concluais en me demandant quelles décisions et mesures devaient être prises pour faire face à la situation sanitaire due au COVID à la rentrée de septembre. La réponse est « complexe mais simple à la fois ».

    Les questions sont faciles à poser mais ne suffisent pas…
    Puis-je en apporter quelques unes ? Sans doute mais doivent-elles être uniquement sanitaires ou prendre en compte d’autres facteurs. Je pense que oui mais lesquels ? Tout est aussi là dans la complexité.

    Le plus simple au niveau décisionnel serait de rendre obligatoire la vaccination pour tous à partir de 12 ans comme le recommande actuellement avec lucidité l’Académie nationale de médecine.

    Est-ce possible ? Et quand ? Peut-être mais cela reste à examiner.

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    Image par Shafin Al Asad Protic de Pixabay

    RENDRE LA VACCINATION OBLIGATOIRE POUR TOUS A PARTIR DE 12 ANS ?

    Je renvoie à la totalité du communiqué de l’Académie de médecine de ce 9 juillet 2021 ce qui me semble le plus à même de ne pas dénaturer les propos : https://www.academie-medecine.fr/obligation-vaccinale-contre-la-covid-19-un-devoir-de-sante-publique-et-un-engagement-democratique/

    J’en extrais néanmoins les recommandations qui me semblent une bonne base pour mettre en place des solutions:

    « Depuis le lancement de la campagne nationale de vaccination contre la Covid-19, l’Académie nationale de médecine s’est exprimée publiquement à 7 reprises par communiqués de presse.

    Elle a notamment rappelé et expliqué que seule une vaccination universelle permettrait de contrôler la pandémie au cours de l’année 2021 (14 décembre 2020) ; et que la mise en œuvre du programme de vaccination devait être accélérée (30 décembre 2020).

    L’Académie nationale de médecine a préconisé :

     – la vaccination de toute femme enceinte exposée ou porteuse de comorbidité (2 mars 2021) ;

    la vaccination obligatoire contre la Covid-19 chez les professionnels de santé, le personnel des EHPAD et les auxiliaires de vie pour personnes âgées (8 mars 2021) ;

    la nécessité de créer un passe vaccinal plutôt qu’un passe sanitaire (29 avril 2021) ;

    l’obligation vaccinale contre la Covid-19 (25 mai 2021) ;

    la suspension du remboursement des tests RT-PCR et des tests antigéniques pratiqués pour convenances personnelles (23 juin 2021). »

    Il s’agit finalement du rappel de préconisations déjà faites depuis le 14 décembre 2021mais que l’Académie estime sans doute que pour certaines, elle n’a pas encore été entendu par le pouvoir.

    La montée du variant Delta est propice aux rappels qui sont faits.

    Et de conclure :

    « Pour l’Académie nationale de médecine et l’Académie nationale de pharmacie :

    la Covid-19 réunit toutes les caractéristiques justifiant l’obligation vaccinale ;

    le « passe vaccinal » devrait pouvoir attester du respect de cette obligation ;

    la mise en œuvre de l’obligation vaccinale devrait s’accompagner d’une campagne nationale de communication favorisant une pédagogie ciblée de la responsabilité partagée, évitant toute stigmatisation, dans le cadre d’un engagement démocratique ;

    la solidarité vaccinale s’impose au plan international. »

    Cela me semble une vision claire, saine et respectueuse de tous dans le cadre d’une démocratie où chacun doit jouer son rôle : l’état bien sûr qui impulse et fait les règles et le citoyen qui doit prendre ses responsabilités.

    Pour ma part je crois contre productif au niveau de la prise de conscience citoyenne ce qu’ici ou là, comme aux USA, on met en place à savoir une « carotte » pour attirer à la vaccination. Nous n’avons pas à offrir des récompenses à ceux qui se feraient pour cela vacciner. C’est dit.

    Quand je parlais de simplicité, nous y sommes. Quand je parlais de complexité c’est bien pour à la mise en oeuvre des mesures par le politique face à une partie de la population qui n’est pas encore vaccinée et parmi eux ceux qui n’ont pas pu pas l’être ou ne veulent pas l’être pour de nombreuses raisons.

    Quand je dis cela rien n’est en effet résolu et il convient que l'État joue son rôle pour que le maximum de citoyens soient vaccinés, seule solution pour voir un jour le bout du tunnel, retrouver nos marques et aller de l’avant.

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    Image par StartupStockPhotos de Pixabay

    QUEL PLAN DE MISE EN OEUVRE ?

    C’est à l’État d’impulser l’action et prendre les décisions idoines.

    Je ne donnerai pas de leçons, je ne suis pas dans les sphères décisionnelles et même si je me suis,à mon avis, bien informé je n’appréhende pas toutes les tenants et aboutissants des problèmes mais j’ai néanmoins quelques idées personnelles sur des mesures de bon sens à prendre.

    A quel moments les prendre ?

    C’est aussi un élément important de la réflexion. En effet, il faut éviter de revenir trop en arrière alors que l’on vient juste de desserrer certaines restrictions pour apporter à chacune et chacun un « bol d’air » dont nous avons besoin.

    L’essentiel est que ça ne dérape pas sur les « jauges » et gestes barrières mais là c’est la population qui est maître du jeu si elle ne veut pas revenir en arrière.

    Il faut construire un plan aux mesures fines et adaptées qui puissent ne pas laisser place au doute, à mettre en oeuvre immédiatement et à lisser d’ici mi- septembre et à différencier des mesures à prendre pour limiter la propagation du virus delta qui est inéluctable mais qu’on peut encore contrôler. Dans ce domaine tout peut être variable…

    Ce plan doit permettre de ne pas se retrouver à l’automne avec des hôpitaux saturés et les morts qui vont avec, la non prise en charge de fait des autres malades qui ont besoin de soin et dans le cas de mesures de restrictions de nos déplacements et de contacts, le retour à une économie en perte de vitesse avec tout ce qui en découle au niveau social et économique.

    On ne peut revenir à cela.

    Ce qui est indispensable, il faut le lancer de suite pour que les effets se fassent pour permettre à la rentrée et après de vivre plus normalement.

    Il ne faut pas tout mélanger et pour la population être clair. Si la mise en place d’une obligation vaccinale pour tous me semble être le meilleur moyen de préserver l’avenir, cela ne peut se faire brutalement mais doit être immédiatement annoncé comme un objectif au cas où le taux de vaccination ne serait pas suffisant pour faire face à l' épidémie et qui ne pourra être facilité que par une participation citoyenne et un calendrier avec des étapes adaptées pour y parvenir.

    L’obligation vaccinale éventuelle pour tous doit être annoncée immédiatement tout en laissant à chacun le soin d’y réfléchir et faire qu’on n’y soit pas obligé d’y requérir.

    Cette annonce doit permettre de lever la mis à l’index injuste des soignants non vaccinés. Ce qui n’enlève rien qui fait que du point de vue de l’éthique, ces personnels se doivent d’être vaccinés comme d’ailleurs d’autres professionnels que j’ai citées et qui oeuvrent auprès des personnes fragiles au quotidien.

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    Image par Syaibatul Hamdi de Pixabay

    LE CONTROLE DE LA PROPAGATION DU VIRUS

    C’est par là que logiquement, en parallèle, l’État doit agir. Nous sommes alertés mais nous ne sommes pas dans une situation critique comme nous l’avons vécu.

    Il faut donc prendre des mesures pour contrôler et amoindrir cette propagation tout en sachant que l’on doit ralentir pour avoir le temps de vacciner un maximum d’ici l’automne.

    Détecter les foyers de contamination, les circonscrire, remonter les chaines , isoler et traiter.
    Nous en avons encore la possibilité mais c’est dès maintenant que cela doit continuer d’être mis en œuvre comme cela l’a été dans les Landes et ailleurs.

    Actuellement on sait que la situation se dégrade en France et que l'épidémie repart à cause de la progression du variant delta et que le taux d'incidence augmente chez les 15-44 ans. l ‘agence Santé Publique France rapporte "une forte hausse du nombre de cas ayant fréquenté des lieux propices à la contamination (notamment réunions privées, restaurants et bars) où le port du masque ne peut pas être systématique". ( point du 8 juillet 2021)

    Le nombre moyen de nouveaux cas journalier  : 2530, taux d’incidence au 4 juillet de 27.2/100 000 habitants en hausse de 43.2%. Tout cela est maîtrisable si on fait le nécessaire.

    Le nombre de nouvelles hospitalisations et admissions en services de soins critiques diminuait en semaine 26 (5-11 juillet) respectivement de -16% et -23% par rapport à la semaine 25. « Néanmoins, l'évolution du taux d'hospitalisations doit être suivie avec attention ces prochaines semaines en raison de l'augmentation du taux d'incidence en semaine 26. » Au 8 juillet, le nombre d'hospitalisation est encore en baisse.

    A l’évidence il faut agir sur les causes de la propagation du virus pour gagner du temps pour la vaccination.

    A part lever les jauges parce que ça allait mieux et pour permettre à chacun de retrouver un peu de liberté de faire ce qu’il faisait avant ce qui est compréhensible. Maintenant que les jauges sont levées qu’a -t-il été fait de plus avant la fermetures pour garantir la sécurité sanitaire de ceux qui vont fréquenter les établissements ouverts à tous ? On fait comme si n’y avait plus de risques alors que le variant se propage. Où en est-t-on de la vaccination du personnel de tous ces établissements recevant du public soit du chef de cuisine au commis ou du service en salle ?Où en est-on des moyens techniques pour renouveler l’air de manière efficace face aux « aérosols» propagateurs du virus d’autant plus que les variants sont de plus en plus contaminants : de la souche d’origine on est passé à la souche « anglaise » 50 à 74 % plus contagieuse. L’épidémiologiste britannique Adam Kucharski montre par exemple que « Avec un taux de reproduction à 1,1, un taux de mortalité de 0,8 %, et 10.000 personnes contaminées, on aboutirait à 129 morts au bout d'un mois. Si le taux de mortalité est accru de 50 %, le nombre de morts atteindrait 193. Mais si le taux de transmissibilité augmentait de 50 %, c'est 978 décès qui seraient à déplorer. »(source FUTURA SANTÉ).

    On peut faire la même réflexion pour tous les établissements recevant du public.

    Un bon exemple de mesures me semble être a réouverture des discothèques. On ne peut y entrer que si on est vacciné ou si on a fait un test PCR.

    C’est donc le moment d’être « pédagogique » et de montrer que si les jauges ne sont pas respectées et que les gestes barrières et les masques ne sont pas mis quand nécessaire, on va très vite avant la fin de l’été se retrouver avec une explosion de cas.

    Il faut annoncer que si on constate une progression de la contamination, il faudra pour continuer de profiter ses lieux de convivialité faire l’effort de se faire vacciner et continuer bien sûr d’appliquer les gestes barrières et porter le masque en intérieur.

    Ceux qui n’ont encore aucune dose de vaccin doivent savoir qu’ils mettront six semaines avant d’être à l’abri d’une éventuelle contamination. Nous avons les doses et les moyens opérationnels de vacciner.

    Tout doit être mis en œuvre pour accentuer la vaccination y compris celle d’aller chercher les publics qui sont pour des raisons sociales , d’isolement, de fracture numérique et autres.

    L’action de vaccination doit donc s’amplifier de suite.

    J'y reviens...

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