• CONFINEMENT : LES EXCEPTIONS...

    Mon dernier billet d’humeur date de début octobre. J’y donnais mon sentiment sur ce que j’ai nommé les querelles de chapelles sur fond de frondes de certains responsables politiques municipaux qui ne se contentaient pas de critiquer - ce qui est leur droit-  les mesures sanitaires décrétées par le gouvernement  mais qui  par leur attitude d’appel à la désobéissance – ce qui n’est pas leur devoir- semaient le trouble dans l’esprit de leur concitoyens. J’exprimais mon désaccord : « Cette situation est inadmissible et ne devrait pas être dans une période où justement il faut de la cohérence et de la solidarité ».

    Les demandes d’exceptions à la règle pleuvent à tel point que, si elles étaient acceptées, de confinement « LIGHT » on passerait à plus aucun confinement  alors que la situation est grave sur le plan sanitaire.

    Un point est donc à faire entre les exceptions demandées qui peuvent se comprendre  et celles que s’attribuent  certains mettant en danger les autres, la durée du confinement et  la possibilité pour tous d’être soignés que ce soit du fait du virus ou d’une autre maladie.

    COVID 19  ET QUERELLES DE CHAPELLES  - 1 sur 2

    image Toto573 - Own work, CC BY-SA 3

    LES CHANTS DE NOËL AVANT L’HEURE

    Certains membres du gouvernement   doivent arrêter  de faire miroiter quinze jours après  le début du confinement que ça va mieux.  La population n’a pas besoin de faux espoirs mais de vérité et n’a pas besoin d’être ménagée mais doit savoir où elle va.

    Depuis deux ou trois jours le discours est abondamment relayé par les médias quant à la baisse de certains indices qui montreraient que « ça va mieux ».  Est-on en train de préparer un futur relâchement que d’aucuns réclament comme d’autoriser l’ouverture des lieux de cultes en cédant aux pressions des intégristes catholiques ? Veut-on donner des espoirs de passer des fêtes de fin d’année normales ? Je crois pourtant que la prudence s’impose pour ne pas donner de faux espoirs qui seraient négatifs alors que la situation est très loin d’être sereine, en témoignent les chiffres et les imbécillités de comportements de certains.

     

    Tout cela pue le réchauffé :   on prépare les esprits et le flou s’installe insidieusement avec son lot d’incompréhensions qui ne peuvent que déboussoler surtout quand on voit que des mesures devraient être prises mais ne le sont pas comme celles qu’on devrait mettre en place au niveau des collèges qui comme les lycées sont des « clusters » en puissance quoiqu’en dise monsieur le ministre de l’éducation nationale.

    Je ne rappelle pas les erreurs ou/et les incohérences gouvernementales passées et celles actuelles du confinement « light ». Je me suis largement exprimé sur le sujet. Cela ne m’empêche pas, personnellement de faire le nécessaire que j’estime utile pour qu’on puisse d’une part sortir au plus tôt de l’épidémie ou tout au moins la rendre moins meurtrière ou incapacitante et d’autre part s’en sortir tout court en évitant que ce soit d’un hôpital, les pieds devant…

    (http://quaiducitoyen.eklablog.fr/covid-19-un-nouveau-confinement-laborieux-1-sur-2-a204116334  ,  http://quaiducitoyen.eklablog.fr/covid-19-un-nouveau-confinement-laborieux-2-sur-2-a204124454  et  http://quaiducitoyen.eklablog.fr/covid-19-ecole-et-protocole-sanitaire-le-mepris-technocratique-a204069700  )

    Si nous en sommes là, c’est bien parce que nombre d’erreurs ont été commises et qu’il faut faire avec.

    Qu’on ne s’y trompe pas, je n’aime pas le confinement, je ne m’y complais pas. On aurait pu l’éviter mais c’est trop tard.  Je n’aime pas porter un masque, prendre des précautions quand je touche des objets dans les magasins. Je déteste ne pas pouvoir retrouver mes enfants, petits enfants, ne plus pouvoir boire une « pinte » avec un copain car les attestations ne le permettent pas. Je hais le fait de devoir remplir une attestation de dérogation pour aller faire mes courses,  aller aider ma mère, J’ai horreur de tout cela…

    Mais je le fais car il me semble que, pour l’instant, c’est le seul moyen de protéger les autres et moi-même en attendant des jours meilleurs qui  sans aucun doute seront devant nous. 

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    Image par Pexels de Pixabay

    LA LUMIÈRE DU TUNNEL PEUT TOUJOURS RECULER

    Le bout du tunnel  on le verra toujours plus loin tant que certaines ou certains, sous prétexte de liberté,  joueront le double jeu d’affirmer être pour le confinement tout en faisant le nécessaire pour y déroger quand cela leur permet de faire une exception aux règles pour satisfaire leurs petits égoïsmes ou leur petit confort.  Ces gens là concourent à faire reculer la date où le confinement pourra être plus supportable. Petites ou grandes inconséquences, chacun jugera.  J’y reviens.

    Et puis, il y a donc  les  « exceptions » que d’aucuns réclament les justifiant à tort  ou… à raison.

    Si certaines apparaissent en effet plus justifiées que d’autres comme celles des fleuristes pour la vente de sapins de Noël ou les magasins de jouets d’autres le sont beaucoup moins.

    Si le confinement a été mis en place c’est d’abord pour diminuer la circulation et le brassage des individus ce qui est indispensable car c’est par cela que le virus contamine. On n’a pas trouvé d’autres moyens efficaces pour abaisser les chiffres à un niveau qui permettra de mieux contrôler la contamination. Et encore comme je le disais dans un de mes précédents billets beaucoup plus de monde circule et se côtoie que lors du premier confinement notamment au travail et à l’école (http://quaiducitoyen.eklablog.fr/covid-19-un-nouveau-confinement-laborieux-2-sur-2-a204124454 )
    Il ne suffit pas d’être d’accord avec le confinement, encore faut-il ne pas vouloir des exceptions qui en anéantiraient les effets.

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    Image par Jackson David de Pixabay

    Si, en effet,  on peut comprendre que le fleuriste ou marchand de jouets et d’autres  demandent à pouvoir rouvrir, il est incompréhensible que s’organisent des manifestations pour que les églises soient de nouveau ouvertes pour « aller à la messe ».  C’est du grand n’importe quoi d’autant plus que venant de « catholiques » qui devraient au contraire, pensant aux autres, faire le nécessaire c'est-à-dire ne pas provoquer des occasions de créer des clusters.  Ces soi-disant « catholiques »   qui réclament la liberté de prier  ne représentent que quelques groupuscules d’obédience intégriste qui utilisent  l’évènement pour faire parler d’eux.  La majorité des catholiques ont eux compris qu’on pouvait faire autrement pour vivre sa foi et font les efforts nécessaires.

    Ce qui me fait aussi «  bondir » c’est de constater que le président du Sénat, Gérard Larcher, se  montre favorable à la réouverture des églises et à la reprise des messes « A la condition que les conditions sanitaires soient respectées »  ajoutant  « On est là sur une liberté fondamentale et le gouvernement doit y être attentif », ( « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI »). Il y a de quoi se poser des questions quant à ma prise de conscience de  certaines élites politiques quant à la situation sanitaire actuelle et à l’utilisation manipulatoire que font certains de la situation. Interrogée sur BFM-TV, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a aussi demandé la réouverture des lieux de culte, qui sont « en général assez vastes pour permettre le respect des distances ».  Ces deux personnages devraient se renseigner  au lieu de pratiquer un électoralisme sous jacent et mal placé qui est lamentable. Il faut arrêter de dire n’importe quoi : Les distances ne suffisent pas quand il s’agit du virus qui circule par aérosol. Ni dans les églises, ni dans les salles de sport, ni dans les restaurants ou les bars d’ailleurs il n’y a la garantie d’une aération appropriée pour une circulation et un  renouvellement de l’air  qui puisse éviter la contamination par aérosol notamment en présence d’un super contaminateur comme il en existe.  Il ne faudrait peut-être pas oublier les évangélistes à Mulhouse…Dans nombre de  cantines non plus d’ailleurs, alors que l’on retire son masque pour manger, il y a danger  mais malheureusement, en dépit du bon sens   qu’il faudrait avoir, monsieur Blanquer, ministre de l’éducation nationale  et son gouvernement n’ont pas pris le temps depuis le dernier confinement de permettre de mettre en place  les équipements d’aération appropriés  là où il le faut sur le territoire. On ne peut s’étonner que les gens n’y comprennent plus rien face à des incohérences de ce type.

    La situation est là. Et il faut donc, hélas, se confiner. Que faire d’autre ?

    Le plus grave, c’est l’attitude  des  inconséquents majeurs qui se croient au dessus de tout et font n’importe quoi au nom de leur  « liberté ». Pour eu le   virus   n’existe pas, le masque est inutile quand aux gestes barrières… « je fais ce que je veux » c'est la liberté… sous entendu les autres je m’en fous…

    J’y reviens.  

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